💊 Le placebo engendre un nouvel effet trùs inattendu

Restez toujours informĂ© : suivez-nous sur Google (☆)

Une expĂ©rience rĂ©cente montre que des volontaires ĂągĂ©s ayant ingĂ©rĂ© des gĂ©lules placebo pendant trois semaines ont enregistrĂ© des progrĂšs mesurables en mĂ©moire, en performance physique et en bien-ĂȘtre. Cette observation met en Ă©vidence l'influence du mental sur le corps au fil de l'avancĂ©e en Ăąge.

Pour en Ă©tudier les mĂ©canismes, des chercheurs de l'UniversitĂ  Cattolica de Milan ont recrutĂ© 90 adultes ĂągĂ©s en bonne santĂ© et les ont rĂ©partis en trois groupes. Le premier n'a reçu aucune intervention. Le second a reçu des placebos prĂ©sentĂ©s comme des complĂ©ments actifs. Le troisiĂšme a reçu des placebos ouverts, c'est-Ă -dire que les participants Ă©taient informĂ©s de leur nature inactive, mais on leur expliquait que l'effet placebo pouvait quand mĂȘme agir. L'Ă©tude a Ă©tĂ© publiĂ©e dans l'International Journal of Clinical and Health Psychology.

Image d'illustration Unsplash

Avant et aprĂšs l'intervention de trois semaines, les participants ont rempli des questionnaires sur le stress perçu, le bien-ĂȘtre psychologique, la somnolence, la fatigue, l'optimisme, l'auto-efficacitĂ© et leurs croyances sur le vieillissement. Ils ont Ă©galement passĂ© des tests objectifs de mĂ©moire Ă  court terme, d'attention sĂ©lective et de performance physique. Les rĂ©sultats ont montrĂ© des diffĂ©rences notables entre les groupes.

Le groupe ayant reçu un placebo en toute connaissance de cause a rapporté des niveaux de stress plus bas que les deux autres groupes. Sa mémoire à court terme s'est également améliorée de façon significative par rapport au groupe témoin. Les deux groupes placebo ont montré des bénéfices cognitifs et physiques, mais les effets les plus forts étaient généralement chez ceux qui savaient prendre un placebo. La performance physique a augmenté de 7 % avec le placebo trompeur et de 9,2 % avec le placebo ouvert.

Ces améliorations sont comparables à celles observées dans des études sur l'activité physique ou l'entraßnement cognitif, selon les chercheurs. L'étude indique que les interventions placebo peuvent améliorer plusieurs aspects du fonctionnement chez les personnes ùgées. Les placebos ouverts, en particulier, offrent une option éthique et efficace pour soutenir un vieillissement en bonne santé, sans tromperie.

Selon le professeur Pagnini, ces rĂ©sultats ajoutent aux preuves que les facteurs mentaux comme les pensĂ©es, les Ă©motions et la perception de soi jouent un rĂŽle important dans le vieillissement. Leur influence ne se limite pas au bien-ĂȘtre psychologique, mais affecte aussi les fonctions physiques et cognitives. Ainsi, le simple fait d'attendre des bĂ©nĂ©fices pourrait aider Ă  ralentir certains effets de l'Ăąge.

L'effet placebo: le pouvoir de la croyance

L'effet placebo dĂ©signe l'amĂ©lioration des symptĂŽmes d'un patient aprĂšs l'administration d'un traitement inactif, simplement parce que le patient croit recevoir un traitement rĂ©el. Ce phĂ©nomĂšne est bien connu dans la recherche mĂ©dicale, oĂč l'on compare souvent un nouveau mĂ©dicament Ă  un placebo pour mesurer son efficacitĂ© rĂ©elle. Les mĂ©canismes sous-jacents sont intriquĂ©s et impliquent des processus psychologiques et neurobiologiques.

Les attentes jouent un rĂŽle clĂ©: si une personne s'attend Ă  ressentir un soulagement, son cerveau peut libĂ©rer des endorphines ou moduler l'activitĂ© des neurotransmetteurs. L'apprentissage conditionnĂ©, les croyances culturelles et la relation avec le soignant influencent aussi cet effet. Dans l'Ă©tude sur les seniors, mĂȘme en sachant que la pilule Ă©tait inactive, les participants ont bĂ©nĂ©ficiĂ© de l'effet placebo, indiquant que l'attente positive reste active.

Il est important de noter que l'effet placebo ne guérit pas la cause sous-jacente d'une maladie, mais il peut améliorer les symptÎmes subjectifs comme la douleur, l'anxiété ou la fatigue.

Enfin, l'effet placebo ne fonctionne pas chez tout le monde et peut ĂȘtre influencĂ© par la personnalitĂ©, l'Ă©tat Ă©motionnel ou la gĂ©nĂ©tique. Les Ă©tudes en cours tentent de mieux comprendre quels patients sont les plus rĂ©ceptifs et comment optimiser les interventions placebo dans un environnement clinique.