Milan (en italien Milano, du latin Mediolanum, en lombard Milàn) se situe dans le nord de l'Italie. Capitale de la région de Lombardie, au centre de la plaine du Pô, la ville compte 1 816 495 d'habitants, et forme la plus grande agglomération du pays (4 millions d'habitants), ce qui en fait la grande métropole du nord de l'Italie. Avec ses 7 123 563 d'habitants en 2009, l'aire urbaine de Milan est la quatrième d'Europe, après celles de Moscou, Paris et Londres.
Milan est considérée comme la capitale économique de l'Italie et l'une des capitales mondiales de la mode. Centre industriel, commercial, financier et universitaire, elle est le siège de la bourse italienne et représente un grand pôle d'attraction pour les sièges administratifs de diverses multinationales. Ainsi, Milan est une ville mondiale alpha. Milan possède aussi une attraction touristique très importante en Italie et en Europe, avec près de 2 millions de touristes chaque année.
Géographie
Situation
La ville est implantée dans une zone de plaine, dans la partie occidentale de la Lombardie. Elle est située en plein milieu d'une zone marécageuse (La « Bassa ») et est installée sur une avancée de terre sèche. La métropole est irriguée par de petites rivières en partie souterraines, le Lambro, l'Olona, le Seveso, et par plusieurs canaux, Naviglio Grande, Naviglio Pavese, Martesana. Elle se trouve à 25 km à l'est du Tessin (Ticino), à 25 km à l'ouest de l'Adda, à 35 km au nord du Po et à 50 km au sud du lac de Côme et de la frontière suisse.
Plusieurs géographes ont calculé le barycentre exact de la ville, celui ci se trouvant sur la Via San Siro au numéro 33, rue située proche du métro d'Amendola Fiera.
Milan est au carrefour de plusieurs voies de communication d'importance régionale, nationale et internationale : elle est reliée à Turin, à Gênes, à l'axe de l'Émilie-Romagne (l'ancienne voie romaine Via Emilia), à l'axe Brescia-Vénétie, à Bergame et aux vallées Orobiques, aux traversées alpines de la Valteline (Val Venosta, Engadine et haute vallée du Rhin), au Tessin (cols du San Bernardino, du Lukmanier et du Saint-Gothard), au col du Simplon. Cette position, associée à la fertilité de son territoire, est le principal facteur qui explique son histoire et son rôle tant à l'égard de la nation italienne que des pays transalpins.
Climat
Le climat de Milan est continental du même type que sur la plaine hongroise avec des différences saisonnières très marquées: étés chauds et humides et des hivers froids et potentiellement neigeux. D'épaisses couches de brouillard peuvent recouvrir la ville et ses alentours. La pluie est présente toute l'annéemais est particulièrement marquée lors des orages d'été, ainsi que lors de perturbations d'origine méditerranéenne en automne.
mois
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fév.
mar.
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jui.
jui.
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année
Température minimale moyenne (°C)
-2
0
3
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10
14
15
17
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9
4
0
7,5
Température maximale moyenne (°C)
4
5
8
14
20
23
27
28
22
19
11
5
14
Précipitations (mm)
40
64
71
99
76
105
64
82
69
125
122
77
1 017
Ce tableau est sujet à caution car il ne citepas ses sources.
Histoire
Milan est créée par les Celtes, les Insubres, une tribu probablement autochtone qui faisait partie à l'époque préhistorique de la culture de Golasecca. D'après Tite-Live, la ville aurait été fondée par des Gaulois Bituriges emmenés par Bellovesos, neveu du roi mythique Ambigatos.
Après avoir été la plus importante ville des Gaulois Insubres, Milan est conquise en -222 par les Romains, à la suite d'un âpre siège des consuls romains Gnæus Cornelius Scipio Calvus et Marcus Claudius Marcellus. La conquête est contrariée par l'arrivée d'Hannibal à laquelle la population locale doit s'allier. C'est seulement dans les premières années du IIe siècle av. J.-C. que les Insubres et les Boïens sont assujettis à la domination romaine.
Arc de la Paix en Parco Sempione
Castello Sforzesco
Les Romains nous ont transmis le nom de la ville comme Mediolanum (« au milieu de la plaine »), probablement adaptation d'un toponyme celtique. La légende raconte qu'à l'arrivée des Romains, les Insubres prélevèrent les enseignes dorées placées dans le temple de Minerve, pour les emporter en lieu sûr, en montagne.
L'importance militaire, politique et économique permet à la cité de recevoir le titre de municipalité puis de colonie impériale avant de devenir le chef-lieu de la province d'Aemilia et Liguria.
Le Dôme de Milan
En 286, l'empereur Dioclétien divise l'Empire en deux parties ; la capitale de l'Occident est déplacée à Milan, celle d'Orient à Nicomédie. Maximien édifie un grand cirque (ou hippodrome, 470 x 85m), les « thermae erculee » (bains). Depuis le I siècle Milan possède un grand amphithéâtre (155 x 125 m), le troisième du monde antique, après le Colisée de Rome et celui de Capoue. Officiellement, la cour impériale reste à Milan jusqu'en 402, quand Ravenne devient la nouvelle capitale de l'Empire d'Occident.
L'empereur Constantin I y promulgue l'édit de Milan (313) qui légalise le culte chrétien.
Avec Saint Ambroise Milan devient un des centres les plus importants du christianisme. L'empereur Théodose I est obligé à la pénitence, la tête couverte de cendre, en dehors de l'église. Suite à cette humiliation, Théodose prendra des mesures contre les païens.
Au Moyen Âge et à l'époque moderne, Milan est la capitale d'un duché tenu d'abord par la famille Visconti, dont le nom figure sur les remparts du Château Sforza. Sa dynastie tient la ville de 1263 jusqu'en 1447, puis elle cède la place à la famille Sforza après le bref intermède de gouvernement populaire de la République ambrosienne (1447-1450).
Les rois de France (Valois-Orléans) revendiquant des droits dynastiques sur le duché de Milan participent aux guerres d'Italie à la Renaissance. La ville passe alors aux mains des Espagnols de Charles Quint en 1535, puis est conquise par les Autrichiens en 1713 avant de faire partie de la République cisalpine sous Napoléon Bonaparte. En 1859, le roi de Sardaigne, qui deviendra par la suite roi d'Italie, s'empare du Milanais.
Milan est également siège épiscopal. Furent évêques de Milan :
Saint Ambroise
Saint Charles Borromée
Une boutique de Miss Sixty dans la chic Via Montenapoleone
Chronologie
286 : Milan devient la capitale de l'Empire d'Occident jusqu'en 402
313 : Promulgation par Constantin de l'Édit de Milan, autorisant le culte chrétien.
397 : Mort de l'évêque Saint Ambroise, qui deviendra saint patron de la ville de Milan.
539 : Milan est pris par les Ostrogoths.
1037 : Milan se révolte contre l'archevêque Aribert et force l'empereur Conrad II à signer l'Édit des Bénéfices qui assure l'hérédité des fiefs.
1162 : Après que Milan eut une nouvelle fois capitulé en mars 1162 et été détruite, les reliques de Milan furent remises au chancelier de Barbarossa, Rainald von Dassel.
1447 : Fin de la domination de la dynastie Visconti à Milan et début de la République ambrosienne.
1450 : Francesco Sforza devient duc de Milan et établit la dynastie des Sforza.
1524 : La ville est prise par François I de France.
1535 : Après la conquête de Charles Quint, Milan passe sous contrôle espagnol.
1713 : Le traité d'Utrecht donne Milan à l'Autriche.
1797 : Napoléon fait de Milan la capitale de sa République Cisalpine.
1848 : comme de nombreuses villes européennes, Milan se soulève.
1859 : Victor-Emmanuel II, futur roi d'Italie, s'empare du Milanais avec l'aide de Napoléon III à la suite de la bataille de Magenta.
1860 : Milan est intégrée au royaume d'Italie.
Emblème de la ville
Les armes de la Commune de Milan sont constituées d'un blason blanc ou argent, superposé d’une croix rouge ; le blason est surmonté d'une couronne noire ou or. Le tout bordé d'une branche de laurier, lié par un ruban tricolore.
Le symbole naît au début du XI siècle de la fusion de l'enseigne de la noblesse, de couleur rouge, avec celle du peuple, de couleur blanche.
En mars 1167, avec le serment de Pontida, se constitua entre les principales villes du nord de l’Italie la Ligue Lombarde, dans le but de combattre l’empereur Frédéric Barberousse et conquérir l'indépendance. La Ligue adopta comme symbole l'emblème de Milan. En 1176, à la triomphale Bataille de Legnano, l'emblème fut hissée sur le "carroccio".
De cet instant l'emblème milanais devint symbole d'autorité et autonomie, et beaucoup de villes du Nord Italie l'adoptèrent.
Autres symboles de Milan
Le premier symbole de la ville est un animal lié à l'étymologie du nom Mediolanum et à l'histoire de la fondation de la ville : la « laie semi-poilue » ( medio lanum).
La légende de la fondation de Milan veut que le Celte Bellovesos décida de construire une ville à l’endroit où il trouva l'animal magique que la déesse Belisama lui révéla dans un rêve. La sculpture de cette « laie semi-poilue » se trouve sur un bas-relief du Palazzo della Ragione (dans l’antiquité, bâtiment de l’administration publique sur la place marchande de Milan).
Un biscione (la bissa en milanais, traduction de vipère ou serpent, équivalent de la vouivre), qui dévore un enfant ou un homme, est le symbole de la maison Visconti, et par conséquent celui de la ville de Milan. C’est le symbole de la puissance et de éternité de la lignée, mais il est aussi le symbole du mal, et pour cette raison il n’est jamais choisi en héraldique.
Ce symbole a été inséré dans le logo de l’Alfa Romeo, en outre "la vipère" est un des symboles de l’Inter Milan, célèbre équipe de football. En 1978, ce symbole, avec une fleur dans sa bouche, est devenu l’emblème de la société Fininvest de Silvio Berlusconi.
Église Santa Maria delle Grazie, où l'on peut voir La Cène, tableau de Léonard de Vinci
Église Saint-Alexandre, qui comptait 144 000 reliques au XIX siècle, déconsacrée, devenue lieu culturel aujourd'hui
Église San Maurizio al Monastero Maggiore
Église Santa Maria presso San Satiro
La Scala : Opéra
Galleria Vittorio Emanuele II, surnommée Il Salotto di Milano (Le Salon de Milan). Ce passage couvert rassemble les magasins les plus chers du monde et les restaurants les plus chics. On peut y admirer de superbes arcades ainsi qu'une magnifique coupole de fer et de verre.
Galleria Vittorio Emanuele II
Pinacothèque de Brera, qui rassemble une importante collection de tableaux.
Pinacothèque Ambrosienne (de la bibliothèque Ambrosienne)
L'aéroport de Linate (LIN), plus proche, est réservé aux lignes intérieures ou européennes. Il se trouve à l'est de la ville et est très facilement accessible.
Enfin, à Bergame, se trouve l'Aéroport de Bergame-Orio al Serio (BGY), international, il est utilisé principalement par les compagnies à bas coût et les vols charters, le fret et certains services à bas prix.
Globalement, les trois aéroports gèrent un trafic annuel de 34 millions de passagers environ, et constituent le plus important système aéroportuaire d'Italie (C'est dans cette région que se concentre la plus grande part du trafic aérien italien).
Métro
Le métro milanais comprend trois lignes :
M1, rossa (rouge)
M2, verde (verte)
M3, gialla (jaune)
Le réseau est géré par l'ATM et se distingue par son logo « M » blanc sur fond rouge. Il s'étend sur plus de 80 km. De la station de Cascina Gobba (M2), part en outre une ligne de métro automatique qui la relie à l'hôpital universitaire voisin San Raffaele (métro San Raffaele)
L'extension du réseau est en cours ou programmée : prolongement en cours de la ligne M3 sur 15 km environ et 10 nouvelles stations ; construction de la nouvelle ligne M5, qui devrait entrer en service en 2011 ; les lignes M4 (liaison directe avec l'aéroport de Linate) et M6 sont en cours d'étude.
Tramway à Milan
Tramways
Les tramways font partie du paysage milanais. Ils se partagent, avec les voitures, la chaussée. C'est l'un des réseaux de tramways les plus étendus du monde avec 300 km environ de voies qui desservent l'ensemble du Grand Milan.
Chemins de fer urbains et suburbains
Gare centrale, env. 1864, photographie de Icilio Calzolari
Le « Service ferroviaire suburbain » (lignes « S »), composé globalement de 10 lignes suburbaines, dessert une grande partie de l'aire métropolitaine milanaise (le Grand Milan), et d'autres centres voisins importants (Saronno, Varèse, Côme, Novare, etc.) au départ de la Gare de Milano Centrale. Ces lignes, qui constituent un réseau express régional, sont exploitées conjointement par Trenitalia et les Ferrovie Nord Milano. Les 8 lignes S sont cadencées au minimum à la demi-heure, de 6h du matin à 0h30, tous les jours de l'année. Les trains passent chaque heure aux mêmes minutes (horaire cadencé) et desservent toutes les stations de la ligne. À Milan, on l'emprunte avec un billet urbain.
Après l'achèvement du Passante ferroviario, ligne traversant Milan et intégrée au réseau « S », est en cours d'étude une seconde transversale Passante qui traversera la ville à l'ouest..
Le « Service ferroviaire régional (lignes « R ») relie Milan au reste de la Lombardie et au réseau ferroviaire national.
Les trois réseaux de transport sont bien distincts et reconnaissables de l'extérieur des stations et aux arrêts grâce à des panonceaux lumineux indiquant M, S ou R, facilitant ainsi les correspondances entre les systèmes.
La Milan du futur
Aujourd'hui, la ville connaît un profond revirement du point du vue architectural, avec d'une part des opérations de requalification urbaine de vastes quartiers, et d'autre part de grands chantiers qui cherchent, à travers une architecture ambitieuse, à exprimer la vitalité économique de Milan.
C'est le cas de la nouvelle "fiera di Milano", la rénovation du théâtre de la Scala, du projetCitylife qui comprendra trois gratte-ciel de hauteurs comprises entre 170 et 218 mètres, la bibliothèque européenne, le quartier S.Giulia, la "città della moda" qui culminera au plus haut à 220 mètres de haut, le gratte-ciel du futur siège de la région Lombardie (163 m), les deux gratte-ciel Vaserine qui atteindront 140 et 150 mètres, les immeubles "ex-Falck" de Sesto S.Giovanni (110 m), un projet de gratte-ciel à plus de 215 mètres, un autre d'hôtel de ville de 150 mètres de haut et un dernier projet nommé Famagosta (150 m).
Tous ces projets vont profondément modifier le panorama de la métropole milanaise, qui ne sera plus dominée par "Il Duomo", ni par la très ancienne silhouette du gratte-ciel Pirelli (127 m) ou l'intrigante "Torre Velasca" qui date des années 1950 (106 m), mais par de nouvelles constructions d'immeubles de grande hauteur qui rivaliseront à l'échelle européenne avec ceux de quartiers comme Moskva-city à Moscou, La Défense à Paris ou la City à Londres. Milan recevra l'exposition internationale de 2015.
Économie
Milan est le centre industriel et économique de l'Italie, avec un PIB de € 241.2 milliards ($ 312.3 milliards) en 2004. Il y a aussi la Bourse italienne dans la ville, située dans la "Piazza Affari". Beaucoup d'entreprises très importants, comme UniCredit, Luxottica, Banca Intesa, Alfa Romeo, Vodafone Italy, Lufthansa Italia, Fininvest, TIM, et Banca Popolare di Milano sont nées à Milan, ou bien sont situées dans la grande ville.
Culture
Le Teatro alla Scala
Léonard de Vinci a peint à Milan, en particulier son célèbre tableau La Cène. D'autres peintres célèbres y ont exercé leur art comme Le Caravage.
Pendant la domination autrichienne, la ville voit se développer de nombreuses écoles artistiques, ainsi que son ballet et son théâtre lyrique : le Teatro regio ducale. Trois opéras de Mozart ont été créés dans ce théâtre : Mitridate, re di Ponto (1770), Ascanio in Alba (1771) et Lucio Silla (1772). Mozart a failli devenir le compositeur officiel de la cour ducale, mais l'impératrice Marie-Thérèse le refusa car Mozart était considéré comme un compositeur « vagabond ».
Pendant le siècle suivant, avec la Scala, le teatro alla Canobbiana, le Carcano et d'autres théâtres, Milan devient un des centres majeurs de l'opéra lyrique en Europe. Elle accueille des compositeurs étrangers, de langue allemande (Mozart, Simon Mayr ou Giacomo Meyerbeer), napolitains (Saverio Mercadante, Niccolò Vito Piccinni...) mais aussi d'autres états italiens (Vincenzo Bellini, Gioachino Rossini, Gaetano Donizetti, Giuseppe Verdi). Les premiers opéras de Verdi (Oberto, Conte di San Bonifacio et Nabucco) comme ses derniers chefs-d'œuvres (Otello et Falstaff) sont créés à la Scala. Le maestro est inhumé aux côtés de son épouse la soprano Giuseppina Strepponi dans l'oratoire de la casa di riposo per musicisti, la maison de retraite pour les musiciens qu'il a fondée à Milan.
Au cours du XX siècle, d'importantes institutions théâtrales voient le jour, comme le Piccolo teatro animé par Giorgio Strehler, Paolo Grassi et la Comune fondé par Dario Fo (Prix Nobel de littérature) et Franca Rame.
C'est à Milan, que se tient chaque année depuis 1991, vers la fin du mois de mars ou le début d'avril, le Festival du cinéma africain, qui a permis de découvrir et de couronner des cinéastes tels que Idrissa Ouedraogo, Hailé Gerima, Moufida Tlatli, Rachid Benhadj, Cheick Oumar Sissoko, Abderrahmane Sissako ... Depuis 2004, le festival s'est ouvert aux films provenant du continent asiatique et de l'Amérique latine, prenant le nom de Festival du cinéma africain, d’Asie et d’Amérique latine. Le Cahier (2007) de la jeune cinéaste iranienne Hana Makhmalbaf a ainsi été primé en 2008.
La ville est réconnus aussi pour être une capitale mondiale de la mode, avec Paris, Londres et New York. Beaucoup d'entreprises et coutures, comme Gucci, Versace, Giorgio Armani SpA, Valentino SpA, Prada, et Dolce & Gabbana se trouvent à Milan. Beaucoup d'autres entreprises, comme Chanel, Salvatore Ferragamo, Dior, Abercrombie & Fitch, Louis Vuitton et Hermès ont une boutique dans la ville, sourtout dans la prestigieux Via Montenapoleone et la Via della Spiga.
Milan est aussi la ville de naissance de la RAI (radio télévision italienne) aujourd'hui installée à Rome. À Milan sont nées d'autres chaînes plus récentes comme Mediaset (Canale 5, Italia 1, Rete 4).
Religion
Milan conserve un rite catholique particulier, le rite ambrosien (rito ambrosiano). Les cérémonies religieuses sont donc un peu différentes de celles des autres régions de l'Europe. Il y a aussi quelques différences dans le calendrier (par exemple, le carnaval de Milan a lieu avec quelques jours de retard sur ceux du reste du monde).
La différence la plus importante, c'est la présence du chant ambrosien, en lieu et place du chant grégorien, méconnu et jamais utilisé à Milan. Pour la conservation de ce chant (plus ancien que le grégorien) il y a, à Milan, un institut, le PIAMS. Le rite ambrosien est en usage dans les paroisses de Milan, quelques paroisses de Bergame, Côme et Crémone ainsi qu'en Suisse.
Diversité ethnique
Voici un tableau des résidents à Milan en 2007. Ils proviennent de 153 pays du monde.
Pays de naissance
Population
Italie
1.299,633
Philippines
28.020
Égypte
22.947
Chine
14.723
Sri Lanka
10.600
Roumanie
7.895
Maroc
6.670
Albanie
4.526
Ukraine
3.631
France
3.332
Brésil
2,611
Salvador
2.554
Bangladesh
2.534
Érythrée
2.315
Allemagne
1.933
Japon
1.919
Royaume-Uni
1.781
Sénégal
1.778
Espagne
1.488
Tunisie
1.410
Maurice
1.313
Moldavie
1.263
Bulgarie
1,079
Turquie
1.055
États-Unis
1.013
Sport
Le sport principal est bien sûr le football, la ville étant une référence en la matière pour tous les amateurs et qui occupe évidemment une grande place dans le cœur des Italiens, et encore plus dans ceux des Milanais, du fait des deux grands clubs installés dans la ville que sont le Milan AC (Rossoneri), et l'Inter de Milan (Nerazzurri).
En Italie les deux équipes sont toujours appelées seulement « Milan » et « Inter ».
D'ailleurs, les deux équipes jouent au même endroit, dans le fameux Stade Giuseppe Meazza, plus communément connu sous le nom de San Siro, théâtre des plus grands matchs du Championnat Italien et des Coupes Européennes. Les derbys, appelés Derby della Madonnina qui sont des matches de grande intensité au cours desquels s'exacerbe la rivalité historique entre les deux clubs et leurs supporters, maisi cugini (les cousins) se respectent avant tout.
Milan a été désignée « Capitale Européenne du Sport » pour l'année 2009.
Milan est également le théâtre de la dernière étape du Tour d'Italie
Cuisine et gastronomie
Les restaurants sont surtout concentrés dans le centre historique, et les quartiers de Brera '. En général, dans le centre historique et à Brera, on trouve des restaurants plus sophistiqués et élégants, et aux Navigli, des restaurants plus rustiques, comme les trattorie et osterie. On trouve aussi de nombreux restaurants ethniques qui sont une alternative à la cuisine traditionnelle. À Milan, on mange bien, mais le prix d'un repas est un peu élevé.
Les plats typiques de la cuisine milanaise sont :
Risotto à la milanaise
Escalope à la milanaise (en italien cotoletta alla milanese)
Osso buco
Cassoeula
Panettone
Michetta
Salame Milano
Cacciatore (un petit salame)
Personnalités
Personnalités nées à Milan
Le Caravage (1571-1610), peintre baroque né sous le nom de Michelangelo Merisi
Federico Borromeo (1564-1631), `cardinal, archevêque de Milan de 1595 à 1631.
Henri Conneau (1803-1877), médecin particulier de l'Empereur Napoléon III, d'Eugénie de Montijo, de la Reine Hortense et de la Famille Bonaparte.
Giorgio Intoppa (1981- ... ) : joueur international de rugby à XV.
Paolo Maldini (1968- ... ), footballeur, évoluant au sein de la défense du Milan AC.
Roland de Medici (v. 1330-1386), religieux italien, ermite en Émilie, saint catholique.
Pietro Moscati (juin 1739 - Milan † 19 janvier 1824 - Milan), médecin et homme politique italien des XVIII et XIX siècles.
Gian Giacomo Trivulzio (1448-1518), connu en France sous le nom de Jacques de Trivulce, militaire italien de la Renaissance, maréchal de France en 1499
Orio Vergani (1899-1960), journaliste, photographe et écrivain
Cristina Scabbia, Chanteuse du groupe de métal Lacuna Coil.