🔭 Observation inédite de jets torsadés émis par un couple de trous noirs supermassifs

Restez toujours informé : suivez-nous sur Google (☆)

Des astronomes ont observés deux trous noirs supermassifs tournant l'un autour de l'autre dans une valse cosmique intense, révélée par des jets de matière présentant d'étonnantes torsades. L'équipe a utilisé le Télescope Event Horizon pour capturer des images démontrant des structures hélicoïdales inédites au sein de ces éjections.

Le quasar OJ287, situé à environ 1,6 milliard d'années-lumière, abrite probablement une paire de trous noirs supermassifs. Au cours d'une campagne d'observation en avril 2017, le réseau de télescopes a permis de distinguer deux ondes de choc distinctes se propageant à des vitesses différentes dans le jet.

Images du jet torsadé de matière OJ287 éruptant d'un trou noir lointain vu par l'EHT.
Crédit: EHT Collaboration / E. Traianou

Le Télescope Event Horizon, célèbre pour ses clichés pionniers de trous noirs comme M87* et Sagittarius A*, démontre ainsi son utilité au-delà de la simple imagerie. Selon les chercheurs, cet instrument permet de progresser dans la physique des jets, en différenciant les effets géométriques des processus physiques réels. Cette méthodologie autorise une comparaison plus précise entre les modèles théoriques et les données observées.

Par ailleurs, les observations ont mis en lumière des instabilités de Kelvin-Helmholtz. Celles-ci sont causées par l'importante différence de vitesse entre le jet, filant presque à la vitesse de la lumière, et la matière environnante bien plus lente. Ces instabilités engendrent des structures en hélice, produisant une polarisation qui fluctue. Trois composantes polarisées distinctes, présentant des rotations opposées, ont été identifiées.

Un diagramme montrant la structure hélicoïdale des instabilités dans le jet de OJ287.
Crédit: EHT Collaboration / E. Traianou

Ces résultats remettent en question les modèles de précession simples avancés jusqu'alors pour expliquer la morphologie du jet. Les mouvements qui ont été relevés indiquent que l'énergie cinétique des particules surpasse l'énergie magnétique dans les régions internes.

L'équipe a publié ses travaux dans la revue Astronomy & Astrophysics, offrant une vision détaillée des interactions entre instabilités, ondes de choc et champs magnétiques.

Une animation montrant comment la polarisation du jet de OJ287 a changé au fil du temps.
Crédit: EHT/E. Traianou Collaboration.

Les instabilités Kelvin-Helmholtz

Les instabilités Kelvin-Helmholtz surviennent lorsque deux fluides de vitesses distinctes se côtoient, générant des ondes et des turbulences à leur interface. Pour les jets astrophysiques, la matière éjectée à des vitesses relatives proches de celle de la lumière rencontre un milieu environnant bien plus lent, ce qui produit ces instabilités. Elles se matérialisent par des déformations, visibles dans les structures observées par les télescopes.

Elles jouent un rôle important dans la dynamique des jets, car elles peuvent amplifier les émissions lumineuses et modifier la trajectoire de la matière. En comprimant les champs magnétiques, elles rendent certaines zones plus brillantes, aidant ainsi les astronomes à cartographier leurs propriétés.

MO
moijdikcékool

dans le texte, il est dit que le jet est expulsé à 22c :haaa: , en vitesse apparente ;) . Soit le trou noir dirige son jet avec un petit angle avec notre ligne de visée (et alors 22²=β²/(1-β²)), v=0.999c), soit la vitesse du jet est encore plus proche de c. Pour M87, on observe un jet à 6c, alors :??: qu'il est plus gros et qu'on nous dit (d'après sa fameuse photo, le disque d'accrétion étant vu de face) qu'il pointe aussi dans notre direction :fada: (le trou noir central de la voie lactée aussi)
Dans l'article, la masse du trou noir central est retenue à 10⁸ M⊙, alors :??: qu'ici, les scientifiques retiennent une masse 10x plus importante avec une bonne précision (précision remarquable de 4h dans l'apparition d'un flash attendu, lors du passage du second trou noir dans le disque d'accrétion)

L'article manque un peu d'explication (certes la vitesse 22c est mesurée pour une structure dite complexe, pouvant être expliquée par un phénomène interne, mais elle est du même 'ordre de grandeur' que la vitesse d'une autre partie du jet, à 17c), de commentaires (quourpoi les deux mesures ont été faites à seulement 5jours d'intervalle?) et de comparaison :gueule: ! S'ils sont ~300chercheurs pour nous avoir pondu cet article, on se demande à quoi ils pensent! Faudrait qu'on nous sorte des tatistiques :bon: sur l'orientation des jets, je trouve (avis perso :siffle: ) qu'on nous sort un peu trop souvent :heink: le coup du 'le jet pointe dans notre direction'