🌌 Des chercheurs recréent de la poussière cosmique dans une simple éprouvette

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La poussière qui flotte entre les étoiles paraît presque insignifiante. Pourtant, elle contient une partie des ingrédients chimiques qui ont précédé la formation des planètes. À Sydney, une équipe est parvenue à en fabriquer un analogue en laboratoire, afin de mieux comprendre son histoire.

L’expérience recrée certaines conditions extrêmes rencontrées autour d’étoiles âgées, de supernovae ou dans les vastes nuages interstellaires. C’est là que se forment de nombreuses particules riches en carbone.

La poussière cosmique carbonée se forme lorsque de petites molécules s’assemblent progressivement, puis s’agrègent en particules. Le processus varie selon la distance à l’étoile, la température et le bombardement ionique.

Les chercheurs ont d’abord retiré l’essentiel de l’air d’un tube en verre. Ils y ont ensuite introduit de l’azote, du dioxyde de carbone et de l’acétylène. Une tension électrique élevée a alors transformé ce mélange gazeux en plasma.

Dans ce plasma, les molécules se brisent puis se recombinent. Peu à peu, elles forment des structures plus complexes qui se déposent sous forme de fines particules. Le résultat ressemble à une poussière carbonée, semblable à celle observée dans l’espace.

Cette matière contient du carbone, de l’hydrogène, de l’oxygène et de l’azote. Ces quatre éléments, souvent désignés par l’acronyme CHON, entrent dans la composition de nombreuses molécules organiques. Ils ne constituent pas la vie, mais représentent des briques chimiques importantes.

Le point le plus intéressant se situe dans la lumière infrarouge. Chaque matériau possède une signature particulière dans cette partie invisible du spectre lumineux. Or, la poussière créée en laboratoire produit des signaux proches de ceux détectés autour de certaines étoiles.

Cette ressemblance donne aux astronomes un outil précieux. Au lieu d’attendre l’arrivée d’une météorite ou le retour d’une mission spatiale, ils peuvent tester des hypothèses directement sur Terre.

Le travail ne permet pas encore de retracer l’origine de chaque grain trouvé dans une météorite. Il devrait toutefois aider à distinguer les effets de la température et des particules énergétiques. Ces deux facteurs façonnent les poussières tout au long de leur voyage cosmique.