💊 SIDA : Essai rĂ©ussi d'un nouveau traitement contre le VIH

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Une association de deux mĂ©dicaments pourrait remplacer la prise quotidienne d’un traitement contre le VIH par un seul comprimĂ© chaque semaine. Cette thĂ©rapie est Ă©tudiĂ©e chez des adultes dont la charge virale est dĂ©jĂ  indĂ©tectable. Elle ne concerne donc pas encore les personnes qui commencent leur prise en charge.

Le VIH reste prĂ©sent dans l’organisme, mĂȘme lorsque les mĂ©dicaments empĂȘchent le virus de se multiplier et le rendent indĂ©tectable dans le sang. Le traitement doit alors ĂȘtre poursuivi rĂ©guliĂšrement. Une prise hebdomadaire pourrait simplifier le quotidien sans modifier l’objectif principal : maintenir le virus sous contrĂŽle.

Le comprimĂ© associe l’islatravir, dĂ©veloppĂ© par Merck, et le lĂ©nacapavir, dĂ©veloppĂ© par Gilead Sciences. Ces deux molĂ©cules agissent de maniĂšre diffĂ©rente, mais leur effet recherchĂ© est similaire : empĂȘcher le VIH de produire de nouvelles copies de lui-mĂȘme. Cette combinaison vise ainsi plusieurs Ă©tapes du cycle de multiplication du virus.

Les résultats annoncés proviennent de deux essais cliniques de phase 3, appelés ISLEND-1 et ISLEND-2. Ce stade correspond à des études menées sur un grand nombre de participants, afin de comparer le nouveau traitement à des thérapies déjà utilisées. Ici, la prise hebdomadaire a été confrontée à des traitements antirétroviraux quotidiens.

AprĂšs 48 semaines, l’association a maintenu le virus sous contrĂŽle chez les participants concernĂ©s. Les rĂ©sultats se sont rĂ©vĂ©lĂ©s comparables Ă  ceux des traitements quotidiens utilisĂ©s comme rĂ©fĂ©rence dans les deux essais. Autrement dit, la frĂ©quence rĂ©duite des prises n’a pas entraĂźnĂ© de perte d’efficacitĂ© dans les conditions Ă©tudiĂ©es.

Pour les personnes vivant avec le VIH, l’intĂ©rĂȘt serait surtout pratique. Un seul comprimĂ© Ă  prendre chaque semaine pourrait remplacer une routine quotidienne parfois contraignante. Cette organisation ne supprimerait pas le traitement, mais elle pourrait rendre son suivi plus simple et rĂ©duire la place qu’il occupe dans la vie de tous les jours.

Une prise moins frĂ©quente pourrait Ă©galement aider certaines personnes Ă  Ă©viter les oublis. Le bĂ©nĂ©fice ne serait toutefois pas identique pour tout le monde, car les habitudes, l’état de santĂ© et les besoins varient d’un patient Ă  l’autre. Un suivi mĂ©dical resterait donc nĂ©cessaire pour vĂ©rifier l’efficacitĂ© et la tolĂ©rance du traitement.

Le profil de sĂ©curitĂ© observĂ© Ă©tait gĂ©nĂ©ralement comparable Ă  celui des traitements de rĂ©fĂ©rence. Les entreprises indiquent qu’aucun nouveau signal prĂ©occupant n’a Ă©tĂ© identifiĂ© dans ces premiers rĂ©sultats. Ces donnĂ©es devront toutefois ĂȘtre examinĂ©es en dĂ©tail, car les essais cliniques ne permettent pas toujours de prĂ©voir tous les effets qui apparaĂźtraient dans une utilisation plus longue.

La combinaison reste expĂ©rimentale et n’est pas encore autorisĂ©e. Les autoritĂ©s sanitaires devront analyser l’ensemble des rĂ©sultats avant de dĂ©cider si elle peut ĂȘtre proposĂ©e aux patients. En cas d’approbation, elle pourrait devenir le premier traitement oral complet contre le VIH pris une seule fois par semaine, mais cette possibilitĂ© dĂ©pend encore de cette Ă©valuation.