Un nouvel éclairage sur le squelette cosmique

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Des astronomes ont découvert un gigantesque regroupement de galaxies inconnu jusqu’alors, situé à pratiquement sept milliards d’années-lumière de la Terre. Cette découverte, rendue possible grâce à l’utilisation de deux des plus puissants télescopes au sol de la planète, est la première observation d’une telle structure galactique proéminente dans l’Univers lointain, fournissant des informations complémentaires sur la toile cosmique et sur la manière dont elle s’est formée.

Une structure cosmique à 6,7 milliards d’années-lumière de la Terre
Crédit: ESO/L. Calçada/Subaru/National Astronomical Observatory of Japan/M. Tanaka

« La matière n’est pas distribuée de manière uniforme dans l’Univers » explique Masayuki Tanaka scientifique à l’ESO et pilote de cette nouvelle étude. « Dans notre voisinage cosmique, les étoiles forment des galaxies qui se regroupent généralement en groupes et amas de galaxies. La théorie cosmologique la plus largement acceptée prédit qu’à plus grande échelle la matière se regroupe également dans ce que nous appelons la toile cosmique, dans laquelle les galaxies, imbriquées dans des filaments s’étirant entre des zones vides, créent une gigantesque structure fine ».

Ces filaments s’étendent sur des millions d’années-lumière et constituent le squelette de l’Univers : les galaxies se rassemblent autour d’eux et d’immenses amas de galaxies se forment à leurs intersections, se cachant telles des araignées géantes attendant d’absorber plus de matière. Les scientifiques tentent de comprendre avec acharnement comment ces filaments évoluent au cours du temps. Bien que des structures massives de filaments aient été souvent observées à des distances relativement peu éloignées de la Terre, des preuves solides de leur existence dans l’Univers plus lointain n’avaient jamais été apportées jusqu’à maintenant.

Une gigantesque structure de galaxies
Crédit: ESO/Subaru/National Astronomical Observatory of Japan/M. Tanaka

Masayuki Tanaka et son équipe ont découvert une grande structure autour d’un amas de galaxies lointain sur des images qu’ils ont obtenues précédemment. Ils ont donc utilisé deux grands télescopes terrestres pour étudier cette structure en détail et en ont réalisé une image tridimensionnelle en mesurant les distances de toutes ses galaxies. Ces observations spectroscopiques ont été réalisées avec l’instrument VIMOS sur le très grand télescope de l’ESO (le VLT) et l’instrument FOCAS sur le télescope Subaru, exploité par l’Observatoire Astronomique National du Japon.

Grâce à ce programme ainsi qu’à d’autres observations, ils ont été capables de réaliser une véritable étude démographique de cette structure et ont identifié plusieurs groupes de galaxies autour du principal amas de galaxies. Ils ont pu distinguer des dizaines de groupes de ce genre, chacun globalement dix fois plus massif que notre Voie Lactée - certains même mille fois plus massifs – alors qu’ils estiment que la masse de l’amas s’élève au moins à dix mille fois la masse de la Voie Lactée. Certains des groupes ressentent la fatale attraction gravitationnelle de l’amas et pourraient bien tomber dedans.

« C’est la première fois que nous avons observé une telle structure riche et proéminente dans l’Univers lointain, » précise Masayuki Tanaka. « Nous pouvons maintenant passer de la démographie à la sociologie et étudier comment les propriétés des galaxies dépendent de leur environnement, à une époque où l’Univers n’avait que les deux tiers de son âge actuel ».

Le filament est situé à environ 6,7 milliards d’années-lumière de la Terre et s’étend sur au moins 60 millions d’années-lumière. Cette structure qui vient d’être découverte s’étend très certainement plus loin, au-delà du champ exploré par cette équipe. Aussi, de prochaines observations ont d’ores et déjà été programmées afin d’obtenir une mesure précise de sa taille.

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Maulus

Une pièce de plus sur le puzzle de la reconstitution de l'évolution de la matière dans l'espace :)

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bongo1981

On peut se demander pourquoi la matière à cette échelle se regroupe par filaments.

ZO
Zoharion

On aura une explication claire si l'antimatière a bien un comportement anti-gravitationnel. Encore 4 ans à attendre...

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Maulus

bongo1981
On peut se demander pourquoi la matière à cette échelle se regroupe par filaments.

C'est le principe du fluide autogravitant.
Ils l'ont assez bien simulé maintenant, c'est la solution la plus simple...

Voici l'animation de la simulation en gif

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bongo1981

Maulus, je m'en doute bien
Petite question, est-ce que cette simulation est très sensible aux conditions initiales ?

L'on sait que l'univers est très homogène, est-ce qu'à partir d'une bonne homogénéité, il est possible d'arriver à ces structures en filaments, ou bien faut-il tout de même une hétérogénéité originelle ? (dans ce cas, quelle en pourrait être la source ?)

VI
Victor

Moi il y a comme même un truc qui me chiffonne ... Est ce que c'est de la théorie ? Avec la modélisation et une simulation ou de l'observation directe avec toutes les difficultés de rendre les dimensions ?

ZO
Zoharion

Bongo > Ah la question que tous les astrophysiciens se posent, j'imagine. À première vue, il faut un départ hétérogène pour que la matière se concentre préférentiellement en certains points de l'espace. Après pourquoi cette hétérogénéité ? Cette question pose bien des problèmes pour les concepteurs de la théorie standard, théorie qui personnellement ne me convint plus, du moins n'est-elle pas suffisante pour me rendre l'histoire de l'univers tout à fait logique.

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buck

Victor
Moi il y a comme même un truc qui me chiffonne ... Est ce que c'est de la théorie ? Avec la modélisation et une simulation ou de l'observation directe avec toutes les difficultés de rendre les dimensions ?

tu ne rend pas toutes les dimensions, juste celles qui suffisent pour avoir qq ordres de grandeurs en effets

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bongo1981

Apparemment la théorie de l'inflation permet de résoudre en partie ces problèmes. Ce sont des fluctuations à l'échelle quantique, agrandies qui rendent compte de ces hétérogénéités.

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bongo1981

Zoharion
On aura une explication claire si l'antimatière a bien un comportement anti-gravitationnel. Encore 4 ans à attendre...

:grat: personne ne prend ça au sérieux... si ?

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Maulus

bongo1981
Maulus, je m'en doute bien
Petite question, est-ce que cette simulation est très sensible aux conditions initiales ?


L'on sait que l'univers est très homogène, est-ce qu'à partir d'une bonne homogénéité, il est possible d'arriver à ces structures en filaments, ou bien faut-il tout de même une hétérogénéité originelle ? (dans ce cas, quelle en pourrait être la source ?)

Oui elle est sensible aux conditions initiales, on est obligé d'y introduire des fluctuations primordiales de densité pour favoriser l'effondrement.
On parle pour le CMB de fluctuations, qu'on observe d'ailleurs, en température et par conséquent sans doute en densité donc voilà d'ou viendrait les premières inhomogénéités.
Ensuite, la lois mathématiques des fluides autogravitants fait le reste.

Ce qui est remarquable, c'est la fiabilité de cette simulation, quelques soit les conditions initiales. Dense, pas dense, peut fluctuant, très fluctuant, chaud, froid, rayonnement, magnétisme etc. La structure en éponge est innévitable à partir du moment on l'on est pas 100% homogène. Ce qui entre nous, ne serait pas esthétique :)

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buck

bongo1981


Zoharion
On aura une explication claire si l'antimatière a bien un comportement anti-gravitationnel. Encore 4 ans à attendre...


:grat: personne ne prend ça au sérieux... si ?

Si si

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Maulus

bongo1981


Zoharion
On aura une explication claire si l'antimatière a bien un comportement anti-gravitationnel. Encore 4 ans à attendre...


:grat: personne ne prend ça au sérieux... si ?

Si si !
Il y a une expérience au LHC qui est chargée de fabriquer des atomes d'antihydrogène et d'étudier ses propriétées.
Le problème c'est de le garder en vie pour l'étudier :)

Pour le créer ils accélèrent un nuage d'anti-électron, et un nuage de d'anti-proton dans le même sens, ensuite ils les rapprochent le plus possible pour que une partie des anti-électrons prennent en orbite une partie des anti-protons. Et par la même former une très petite quantité d'antimatière.
Le problème c'est que la moindre particule standard (et y'en a beaucoup autour!) qui vient titiller l'anti-atome le fait se désintégrer rapidement en éléments stables.

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klinfran

bongo1981


Zoharion
On aura une explication claire si l'antimatière a bien un comportement anti-gravitationnel. Encore 4 ans à attendre...


:grat: personne ne prend ça au sérieux... si ?

Si si!

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gabriel_Chardin

AD
adagio

Je n'ai pas connaissance d'experience servant a montrer un effet repulsif de la gravité sur l'antimatiere.
D'ailleurs je pense qu'il n'y a meme pas de question sur le sujet, l'anti matiere est exactement semblabe à la matiere en ce qui concerne la gravitation.

Il y a peut etre une experience sur une dissimétrie lors de la création de la matiere-anti-matiere, peu aprés le big bang, et encore je ne suis pas certain que cela soit au LHC.

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bongo1981

adagio
Je n'ai pas connaissance d'experience servant a montrer un effet repulsif de la gravité sur l'antimatiere.
D'ailleurs je pense qu'il n'y a meme pas de question sur le sujet, l'anti matiere est exactement semblabe à la matiere en ce qui concerne la gravitation.

Exactement, déjà qu'on en chie pour mesurer la constante de gravitation de Newton avec des sphères métalliques, je ne vois pas comment mesurer les effets de la gravitation sur les anti-atomes...

klinfran> ce sont des effets tellement ténus... c'est infaisable pas aux LHC en tout cas.

adagio
Il y a peut etre une experience sur une dissimétrie lors de la création de la matiere-anti-matiere, peu aprés le big bang, et encore je ne suis pas certain que cela soit au LHC.

Ca c'est étudié dans le LHCb.

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klinfran

ben dis donc tu t'emmêles bongo, je n'ai jamais parlé de LHC moi, c'est maulus, par contre j'ai rencontré des gens qui s'amusaient (s'essayaient) à préparer des antihydrogènes et c'était bien dans le but d'étudier toutes les caractéristiques de l'antimatière y compris leur comportement dans un champs gravitationnel. Enfin, sans rien y connaître à l'antimatière, je dirais quand même que c'est peu probable, il me semble que sans passer par les masses graves, on aurait du voir des signes de masses anormales dans les expériences de collisions uniquement avec la production d'antiparticules et l'étude de leur trajectoire.

AD
adagio

Ah oui Ok tu veux dire que cela n'a pas été testé expérimentalement.

Ca effectivement c'est pas evident a réaliser.

mais ca voudrait dire que les trous noir seraient capable d'ejecter de l'anti-matiere ? En effet si l'anti matiere etait repousée par la gravité, un trou noir ca serait plutot une montagne blanche pour elle, impossible d'en atteindre le sommet.

Ca semble remetre la RG en question, car on pourait communiquer entre quelqu'un dans le trou noir et quelqu'un hors de lui,
on emet sous forme de matiere a l'exterieur et on repond en anti-matiere de l'interieur !!

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klinfran

non.

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franckpiton

Si Si,il y a bien des expériences de faites pour mesurer cela, c'est à Genève mais pas sur le LHC lui même, le problème c'est qu'il faut des particules neutre électriquement pour voir l'effet de la gravitation, du coup il produise de l'anti-hydrogène. La production est compliqué mais bien maîtrisé comme l'explique Maulus. On entend par ci par la qu'il est prouvé que l'antimatière réagit de la même façon à la gravité mais toute les expériences faites à ce jour l'on été avec des anti-particules chargé et donc impossible à isolé des forces électromagnétiques. Pour me faire l'avocat du diable, en l'occurrence Gabriel Chardin, celui ci ne pense pas comme on peut le dire que l'anti-matière viole le principe d'équivalence au sens antigravitationnelle. L'idée, c'est que l'antimatière remonte le temps, inspiré par la symétrie CPT, Dyrac et compagnie. Je m'arrête là car je voudrais pas dire de connerie.
En tout cas, pas de résultat à attendre avant plusieurs longues année car la mesure est disons, difficile! Mais vu les moyens mis en oeuvre, on peut dire que cela ne désintéresse pas tout le monde.

Pour les trous noir, je ne pense pas qu'il y est un rapport mais effectivement il recrache des antiparticules.

AD
adagio

Pour les anti particules effectivement une facon de les voir c'est qu'elles remontent le temps, mais ca decoule directement de la RR donc rien de nouveau.

mais pourquoi vous me dites tous non au sujet des TN !? si l'anti matiere etait effectivement repulsive a la gravitation ?

ZO
Zoharion

J'ai du mal à comprendre le lien entre l'antimatière et les TN. Tu m'expliques ?

Bongo > ouaip sans déconner, il va y avoir des expérience menées car en fait, cela n'a jamais été testé. On théorise les propriétés de l'antimatière comme égale à la matière pour la gravité mais aucune expérience n'a encore prouvé cette équivalence. Et si c'est le cas, cela expliquerait bien des choses sur le fait que l'Univers est organisé en filament de matière. Puisque si l'antimatière antigravite, alors de ce fait cela explique bien mieux les vides immenses que l'on peut déduire des observations, sans parler des fuites des galaxies les unes par rapports aux autres. Et ça sans énergie sombre.

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bongo1981

En théorie quantique, on parle de symétrie C, P et T.

Pour la symétrie C, c'est simple, on regarde un phénomène : un électron qui interagit avec un proton. On remplace dans ce phénomène toutes les particules par leur anti particule, et vice versa, dans ce cas là on voit un positron interagissant avec un anti-proton. On voit exactement la même chose, les mêmes propriétés, donc la symétrie C est respectée.

Cependant quand on regarde l'interaction faible (prix Nobel de Yang je crois ?? en 1957), C est violée.

Pareil pour P, on regarde les expériences dans un miroir, et pareil P est violée par l'interaction faible.

Pour T c'est regarder l'expérience en remontant le temps. En principe aucun phénomène ne viole cette symétrie...

Cependant en théorie quantique des champs, aucun phénomène ne viole CPT (ça c'est postulé). Il existe des phénomènes violant CP (particules étranges, particules beauté etc...), donc... normalement T doit être violée. Et ça c'est supposé pour la gravitation quantique.

De là à se dire que la violation de T traduit un comportement différent de l'antimatière via la gravitation, pourquoi pas... mais ça va être dur à voir.

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klinfran

merci bongo, c'est clair et simple!

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franckpiton

en effet, merci Bongo :siffle:

OS
Oswald_le_fort

bongo1981
En théorie quantique, on parle de symétrie C, P et T.


Pour la symétrie C, c'est simple, on regarde un phénomène : un électron qui interagit avec un proton. On remplace dans ce phénomène toutes les particules par leur anti particule, et vice versa, dans ce cas là on voit un positron interagissant avec un anti-proton. On voit exactement la même chose, les mêmes propriétés, donc la symétrie C est respectée.


Cependant quand on regarde l'interaction faible (prix Nobel de Yang je crois ?? en 1957), C est violée.

Oui, en effet.

bongo1981
Pareil pour P, on regarde les expériences dans un miroir, et pareil P est violée par l'interaction faible.

Expérience de Wu.

bongo1981
Pour T c'est regarder l'expérience en remontant le temps. En principe aucun phénomène ne viole cette symétrie...

Faux : les oscillations des kaons neutres sont en fait une preuve indirecte de la violation de T.

bongo1981
Cependant en théorie quantique des champs, aucun phénomène ne viole CPT (ça c'est postulé). Il existe des phénomènes violant CP (particules étranges, particules beauté etc...), donc... normalement T doit être violée. Et ça c'est supposé pour la gravitation quantique.


De là à se dire que la violation de T traduit un comportement différent de l'antimatière via la gravitation, pourquoi pas... mais ça va être dur à voir.

Le truc, c'est que jusqu'a présent, le Modèle Standard ne prend pas en compte la gravitation et fait très bien (ou presque) sans. Or la violation de T est rendue compte dans le cadre du MS. Il y a plus ou moins polémique quand a savoir si c'est CP ou T qui est violé dans les mélanges des kaons neutres, mais bon. Pour la gravitation, on ne sait quasiment rien au point de vue quantique. A voir ce que les théoriciens vont nous sortir.

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bongo1981

Oswald_le_fort


bongo1981
Pour T c'est regarder l'expérience en remontant le temps. En principe aucun phénomène ne viole cette symétrie...


Faux : les oscillations des kaons neutres sont en fait une preuve indirecte de la violation de T.

J'i toujours cru que c'était une violation de CP ?
Dans mes cours, j'avais appris (ma mémoire me fait sûrement défaut), que les Kaons neutres (constitués des quarks down et strange), et ils formaient un mélange de Kaon à vie longue et courte.

Oswald_le_fort


bongo1981
Cependant en théorie quantique des champs, aucun phénomène ne viole CPT (ça c'est postulé). Il existe des phénomènes violant CP (particules étranges, particules beauté etc...), donc... normalement T doit être violée. Et ça c'est supposé pour la gravitation quantique.


De là à se dire que la violation de T traduit un comportement différent de l'antimatière via la gravitation, pourquoi pas... mais ça va être dur à voir.


Le truc, c'est que jusqu'a présent, le Modèle Standard ne prend pas en compte la gravitation et fait très bien (ou presque) sans. Or la violation de T est rendue compte dans le cadre du MS. Il y a plus ou moins polémique quand a savoir si c'est CP ou T qui est violé dans les mélanges des kaons neutres, mais bon. Pour la gravitation, on ne sait quasiment rien au point de vue quantique. A voir ce que les théoriciens vont nous sortir.

P'tite question... la symétrie T revient à ne pas avoir de flèche du temps non ? Il faudra de toute manière expliquer la thermodynamique, l'augmentation de l'entropie (pas seulement d'un point de vue statistique), puisque T est manifestement violée à l'échelle macroscopique.
Sachant que les trous noirs réunissent tous les domaines :

  • méca Q (pour le rayonnement de Hawking)
  • la relativité
  • la thermodynamique (qui est relié à la méca Q et la relativité, via le rayonnement de corps noir, et l'aire de BH) une théorie quantique de la gravitation doit inclure tout ça.
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klinfran

euh petite question naïve pour en revenir au plancher des vaches. Je me demande un truc depuis longtemps, a priori un espace-temps à une seule dimension d'espace et une seule de temps serait totalement réversible. C'est à dire que pour ma part je n'ai jamais pu m'empêcher de voir l'augmentation de l'entropie comme une conséquence des trois dimensions d'espaces, même à partir de 2 je dirais au pif comme ça, qu'elle doit augmenter, à une dimension d'espace "vers le futur" et "vers le passé" seraient surement équivalent.

OS
Oswald_le_fort

bongo1981


Oswald_le_fort


bongo1981
Pour T c'est regarder l'expérience en remontant le temps. En principe aucun phénomène ne viole cette symétrie...


Faux : les oscillations des kaons neutres sont en fait une preuve indirecte de la violation de T.


J'i toujours cru que c'était une violation de CP ?
Dans mes cours, j'avais appris (ma mémoire me fait sûrement défaut), que les Kaons neutres (constitués des quarks down et strange), et ils formaient un mélange de Kaon à vie longue et courte.


Oswald_le_fort


bongo1981
Cependant en théorie quantique des champs, aucun phénomène ne viole CPT (ça c'est postulé). Il existe des phénomènes violant CP (particules étranges, particules beauté etc...), donc... normalement T doit être violée. Et ça c'est supposé pour la gravitation quantique.


De là à se dire que la violation de T traduit un comportement différent de l'antimatière via la gravitation, pourquoi pas... mais ça va être dur à voir.


Le truc, c'est que jusqu'a présent, le Modèle Standard ne prend pas en compte la gravitation et fait très bien (ou presque) sans. Or la violation de T est rendue compte dans le cadre du MS. Il y a plus ou moins polémique quand a savoir si c'est CP ou T qui est violé dans les mélanges des kaons neutres, mais bon. Pour la gravitation, on ne sait quasiment rien au point de vue quantique. A voir ce que les théoriciens vont nous sortir.


P'tite question... la symétrie T revient à ne pas avoir de flèche du temps non ? Il faudra de toute manière expliquer la thermodynamique, l'augmentation de l'entropie (pas seulement d'un point de vue statistique), puisque T est manifestement violée à l'échelle macroscopique.
Sachant que les trous noirs réunissent tous les domaines :


  • méca Q (pour le rayonnement de Hawking)
  • la relativité
  • la thermodynamique (qui est relié à la méca Q et la relativité, via le rayonnement de corps noir, et l'aire de BH) une théorie quantique de la gravitation doit inclure tout ça.

Ben en fait ce que CP Lear a observé c'est que l'amplitude de transistion K -> Kbar n'est pas la même que Kbar -> K. De ce fait il y a violation de T car on n'obtient pas la même chose en inversant les états finaux et initiaux. Ensuite, il y a cette histoire de superposition d'état à grand et petit temps de vie, mais c'est différent.

Sinon, je suis complètement d'accord avec toi qu'une théorie complète incluant la gravitation doit comprendre la violation de T.

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franckpiton

klinfran
euh petite question naïve pour en revenir au plancher des vaches. Je me demande un truc depuis longtemps, a priori un espace-temps à une seule dimension d'espace et une seule de temps serait totalement réversible. C'est à dire que pour ma part je n'ai jamais pu m'empêcher de voir l'augmentation de l'entropie comme une conséquence des trois dimensions d'espaces, même à partir de 2 je dirais au pif comme ça, qu'elle doit augmenter, à une dimension d'espace "vers le futur" et "vers le passé" seraient surement équivalent.

Je ne veux pas parler pour les autres, mais moi j'apprécierai que tu développe un peu. Avec peu d'équations si possible.

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klinfran

Ben je me réfère uniquement au cas classique, car je ne sais pas comment on traite l'entropie en méca quantique (je veux dire pure et dure, bien sûre qu'en physique stat on utilise la mécanique quantique, mais on utilise aussi une température reliée à une vitesse moyenne, du moins à mon niveau). Une augmentation de l'entropie d'un système est une tendance du système à se diriger vers l'équiprobabilité des états, ça peut paraitre abstrait, mais pour ma part je ne vois ça que comme la conséquence du fait que des petites billes se tapent entre elles.
Admettons qu'on ait trois billes, 2 au repos et très proches, et une qui arrive et fonce sur les 2, les lois de conservation de l'énergie et de la quantité de mouvement vont donner une vitesse aux deux billes et faire diminuer la vitesse de la première. C'est ce qui fait que le temps est irréversible car le mouvement inverse, toujours en respectant ces lois, est très improbable, et la factorisation d'une suite de ces évènements entraine que les lois physiques macros ne sont pas "réversibles", c'est ce qu'implique l'augmentation de l'entropie. Au passage les chocs que j'ai décrit sont une thermalisation, c'est ce qui fait tendre le système vers l'équiprobabilité des états. Maintenant si je me place dans un monde à 2 dimensions, une de temps, et une d'espace, tous les mouvement sont réversibles. Si je prends 3 billes donc forcément alignées (on est à une seule dimension d'espace) la première tape la seconde qui tape la troisième, le mouvement inverse est identique, (la troisième tape la seconde puis la première) donc il a la même probabilité de se produire (attention il y a deux probabilités différentes). J'ai même un meilleur exemple, en trois dimensions une charge électrique qui accélère (ou freine, c'est pareil) rayonne de l'énergie électromagnétique, elle ne rayonne "que sur les côtés", jamais dans la direction où elle accélère, (tu peux voir ça comme un choc avec des photons, même si c'est un peu différent, on m'a dit que le rayonnement d'une charge uniformément accéléré était traité perturbativement en QE). Si j'imagine une charge électrique qui fonce sur un potentiel répulsif relié à une masse infinie, la charge est ralentie, en 3 dimension elle rayonnerait (Bremsstrahlung), mais à une dimension elle ne peut pas rayonner, elle récupère toute son énergie et s'en va comme elle est venue, ce mouvement a la même tête si on passe le film à l'endroit ou à l'envers, les deux sont aussi probables. Bien sûr j'ai fait l'hypothèse d'une masse infinie pour la source du potentiel, mais de toute façon l'expérience est valable dans le référentiel du centre de masse des corps.

J'espère que c'est plus clair. C'est un peu hardi et je vais surement me faire tirer les oreilles par les doc ici en présence, pour cause de charabia. :)

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franckpiton

Non, ce n'est pas du charabia, on voit bien ce que tu veux dire.

C'est bizarre ces notions de temps, on peut dire que le temps, c'est juste un outil pour comparé les quantités de mouvement interne d'un référentiel par rapport à un autre. Plus le mouvement est rapide entre deux référentiel est plus leur mouvements propre(interne) est ralentie. Le temps permet de quantifier le mouvement.

Ce que je veux dire, c'est que j'ai du mal à voir le temps comme une dimension, c'est comme si on qualifiait l'entropie de dimension.

ZO
Zoharion

On parle de dimension quand un objet peut se déplacer. Tu peux aller de bas en haut, de gauche à droite, et d'avant en arrière. Ca se sont les dimension spatiale. Or tu te déplaces aussi dans le temps.

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franckpiton

Zoharion
On parle de dimension quand un objet peut se déplacer. Tu peux aller de bas en haut, de gauche à droite, et d'avant en arrière. Ca se sont les dimension spatiale. Or tu te déplaces aussi dans le temps.

Non, c'est vrai ?

ZO
Zoharion

Ouai j't'assure, incroyable hein ?

AD
adagio

franckpiton
Le temps permet de quantifier le mouvement.

Oui ou l'invers, aprés tout, le temps dont tu uses pour quantifier le mouvement, tu l'as lui meme quantifié a partir d'un mouvement, par exemple le mouvement des aiguilles de ta montre, ou le nombre de vibration d'une atome ...
Tout est lié.

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franckpiton

Donc, le temps n'existe pas (comme dimension)?

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Aldebaran
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Maulus

Ben si mais c'est à part comme dimension. C'est un "espace temporel". :D

AD
adagio

Si, mais ce que je voulais dire c'est que nous avons tendance a tout parametrer en fonction du temps, car pour nous c'est vrai, c'est très pratique, par exemple d'exprimer une vitesse en v(t), difficile avec ca de le voir comme une dimension et de le ressentir lié a l'espace. Mais d'apres la RR ce "temps" est lui aussi une composante de la vitesse de facon a ce que tout soit immobile dans l'espace-temps ou voyageant a la "quadrivitesse" de C selon le point de vue.