Structure fine de l'hydrogène : influence de la levée partielle de la dégénérescence du niveau d'énergie n = 2 sur la raie Lyman-α.
La structure fine de la raie spectrale d'un atome correspond à sa séparation en plusieurs composantes de fréquences très proches, détectables par un spectroscope de bonne résolution.
Cette structure s'explique dans le cadre de la physique quantique. Elle est due à la levée partielle de la dégénérescence d'un niveau d'énergie du modèle de Bohr en raison de trois corrections :
la prise en compte du mouvement relativiste de l'électron ;
l'effet de la zitterbewegung de l'électron, qui fait que celui-ci ressent le champ électrique nucléaire moyen sur une région, et non de manière ponctuelle.
Dans le cas d'un hydrogénoïde, le potentiel est coulombien et les états propres non perturbés sont des harmoniques sphériques. L'expression ci-dessus devient :
Comme le référentiel de l'électron est en rotation et non galiléen, le calcul du champ motionnel nécessite de faire deux changements de référentiels (un en translation et un en rotation). Le calcul fait par Thomas donne
Wso=2me2c21r1drdVL⋅S
avec L le moment cinétique de l'électron autour du noyau et S le moment cinétique de spin de l'électron.
Il est commun de noter ce terme
Wso=ξ(r)L⋅Savecξ(r)=2me2c21r1drdV
ce qui permet de mettre en valeur le terme purement radial.
Calcul en perturbation
Dans l'hypothèse où ce terme apporte une contribution faible à l'énergie devant le terme principal H0, on peut le traiter en perturbation. Mais auparavant, il convient de remarquer que le terme L⋅S ne commute pas avec L et S. Il est donc indispensable de trouver un nouvel Ensemble Complet d'Observables qui Commutent (ECOC). Pour ce faire, le moment cinétique total
J=def∑L⇔J=L+S
est utilisé en lieu et place de chaque moments cinétiques et le nouvel ECOC devient H,L,S,J,Jz. La base des vecteurs propres communs devient alors ψnlsjmj⟩ avec mj = ml + ms. Il en résulte
Excepté pour les couches S, il y a une levée partielle de la dégénérescence des niveaux d'énergies. Cela se traduit par un dédoublement de ces niveaux (Exemple du sodium qui possède un dédoublement de la raie d'émission jaune en deux raies respectivement à 589,0nm et 589,6nm)