Abbaye de Saint-Arnould

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Introduction

L’abbaye Saint-Arnould, Saint-Arnoul, Saint-Arnoult ou abbaye des Saints-Apôtres, est une abbaye bénédictine fondée à Metz au VI siècle.

Historique

Les origines de l’abbaye sont assez troubles, on en trouve aucune trace avant le VI siècle, elle portait jusqu’en 715 le nom d’église des Saints-Apôtres. Elle se trouvait au-devant des remparts, à l’emplacement de l’hôpital Bon-Secours, à proximité de la voie romaine vers Toul et Lyon. D’après une autre source, elle se trouvait à l'emplacement de l’actuelle église Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus juste en face de l'hopital.

En 717, elle prit le nom de Saint-Arnoul, en raison des reliques d’Arnoul de Metz, évêque de Metz au VII siècle, déposées en 641.

Charlemagne fit de cette abbaye la nécropole de sa famille : sa femme Hildegarde, ses sœurs, ses fils, l’empereur Louis le Pieux et l’évêque Drogon y furent enterrés.

Elle fut détruite, peut-être par les Normands, dont il est connu qu’ils cherchèrent à piller Metz au IX siècle, ou bien par les Hongrois un peu plus tard, l’abbaye fut reconstruite au même emplacement. Nouvelle reconstruction au X siècle, puis en 1049 consécration d’une église plus grandiose qui a subi un incendie en 1097.

Au XI siècle, des reliques de Gorgon, un martyr romain du IV siècle, furent transférées à l’abbaye.

Le siège de Metz par Charles Quint en 1552 entraîna la destruction de l’abbaye. Elle fut transférée, avec les tombeaux impériaux, à l’intérieur des remparts dans le couvent dominicain des Prêcheurs, construit en 1221, couvent qui, à l’exception de l’église, fut reconstruit au XVII siècle. On peut aujourd’hui voir ces bâtiments, avec en particulier le cloître, l’ancien réfectoire et l’ancienne sacristie.

L’abbaye appartient au diocèse de Metz, province de Trèves, jusqu’en 1780. Puis au diocèse de Metz, province de Besançon à partir de 1801.

Lors de la Révolution, elle fut confisquée comme bien national, les religieux furent expulsés et les tombeaux impériaux détruits. Une partie du tombeau de Louis le Pieux se trouve aux musées de Metz. Après la Révolution, des vignes ont été plantées à l’emplacement de l’abbaye.

L'abbaye Saint-Arnould possède une piéta sculptée aux environs de 1520. Emmurée au dessus de l'une des entrées de la chapelle de l'abbaye au moment de la Terreur (1793-94) suite à un édit du maire de Metz demandant que les représentations religieuses soient cachées à la vue du public, elle a été redécouverte en 1990 au cours de travaux (l'emplacement de la chapelle correspond à l'actuel terrain de tennis derrière le palais du Gouverneur). Elle fait partie des plus belles piéta polychromes datant du quinzième siècle connues à ce jour dans le monde d'après les experts participant au colloque organisé par Renaissance du vieux Metz en association avec la ministère de la Défense et le Commandemant de la région terre Nord-Est le 11 mai 2007.

Le cercle des officiers

En 1794, l’école d’application de l’artillerie et du génie s’installa dans les bâtiments du couvent.

Au XIX siècle siècle, l’église disparut et sous Napoléon III, une tourelle de 42 m fut élevée pour observer les manœuvres des artilleurs sur le mont Saint-Quentin.

Depuis 1919, l’ancienne abbaye est le siège du Cercle des Officiers.

Fiefs de l’abbaye

Villages du Haut-Chemin donnés à l’abbaye :

  • Vigy, par Arnoul, le 23 juin 715 ;
  • Cheminot, le 13 mars 783, par Hildegarde ;
  • Rémilly et sa chapelle Saint-Martin, par une charte de Charles II le Chauve du 24 février 842 ;
  • Jussy, par l’empereur Charles II le Chauve en 869 ;
  • Sanry ;
  • Befey, annexe de la commune de Saint-Hubert ;
  • un ban de Chérisey.