La tradition fait remonter la fondation de l’abbaye royale de Notre-Dame de Morienval au roi Dagobert au VII siècle. À l’origine, le monastère était mixte. Il fut pourvu richement par Charles le Chauve au IX siècle, et détruit par les normands en 885. Son histoire demeure cependant obscure jusqu’en 1122, lorsqu’il reçoit les reliques de saint Annobert et connait dès lors l’affluence et l’enrichissement des centres de pèlerinage.
Cette abbaye bénédictine ne dépendait que de Rome, mais les moniales, d’origine noble ne respectaient ni le vœu de pauvreté, ni la clôture. Depuis le XVII siècle, la nomination de l’abbesse relevait du roi. Au XVII siècle, l’abbaye comptait quarante-cinq moniales et quatre sœurs converses au moment où l’abbesse Anne II de Foucault fit procéder à de nombreux remaniements.
Finalement, le roi Louis XV, par un décret daté du 16 octobre 1743, ferma l’abbaye et ordonna la dispersion des religieuses. Les moniales furet dispersées le 1 juillet 1745 à l’abbaye du Parc-aux-Dames, à l’abbaye de Royal-Lieu et à Saint-Rémy de Villers-Cotterêts. L’église devint l’église paroissiale de Morienval en 1750 et traversa sans dommage le tumulte révolutionnaire grâce au curé Capeaumont, natif de Compiègne, maître des arts de l’université de Paris, qui, nommé curé de Morienval en 1764, prêta serment sur la constitution et fut maire de 1790 à 1792.