Platon a acquis le terrain de l'Académie, situé dans les faubourgs d'Athènes pour y faire construire une école, mais aussi un lieu de vie en commun régi par de strictes règles éthiques.
L'Académie ne désigne d'abord pas une école mais un lieu qui se situe à un kilomètre et demi environ au nord-ouest d'Athènes en passant par la porte de Dipylon, le long d'une avenue comportant également des mausolées dédiés aux héros militaires défunts.
La propriété de Platon est entourée d'une enceinte et contient un grand jardin, un sanctuaire d'Athéna, plusieurs autels, un gymnase, des salles de cours ainsi que des habitations et une importante bibliothèque. Platon a fait ériger une statue d'Apollon, le maître des Muses.
Les activités consistent en des recherches et de l'enseignement ainsi qu'en des exercices de gymnastique et des activités culturelles. Des étrangers sont souvent invités pour partager leur savoir.
L'enseignement n'y est pas payant à la différence de celui des Sophistes. Les étudiants doivent néanmoins subvenir à leurs besoins. Ils sont donc pour la plupart issus de familles aisées. Ou, s'ils sont pauvres, ils doivent travailler ailleurs la nuit ou enseigner eux-mêmes.
Les élèves de l'Académie sont essentiellement des hommes et l'éducation prend la forme de la pédérastie (la formation de jeunes gens par des maîtres plus âgés) qui implique des relations plus ou moins intimes. Néanmoins, Diogène Laerce note la présence de deux femmes à l'Académie.
Certains ont pu considérer Platon comme le fondateur des universités modernes quoique le savoir enseigné n'était certainement pas systématique. L'Académie possède, en outre, un autel consacré aux Muses dans le jardin, et d'autres ont parlé de confrérie religieuse.
L'Académie a pris pour modèle les communautés pythagoriciennes fondées sur le principe d'une communion de vie et de savoir.