Alien, le huitième passager

Restez toujours informé : suivez-nous sur Google (☆)

Introduction

*Alien

*
Titre québécoisL'Étranger : Le huitième passager
Titre originalAlien
RéalisationRidley Scott
Acteurs principauxSigourney Weaver
ScénarioDan O'Bannon

Walter Hill
DécorsMichael Seymour
PhotographieDerek Vanlint
MontageDavid Crowther

Terry Rawlings

Peter Weatherley
MusiqueJerry Goldsmith
ProductionGordon Carroll

David Giler

Walter Hill

Ivor Powell

Ronald Shusett
Société(s) de productionBrandywine Productions Ltd

Twentieth Century Fox
Société(s) de distributionTwentieth Century Fox
Budget11 millions USD
Pays d’origineÉtats-Unis États-Unis

 Royaume-Uni
Langue(s) originale(s)anglais
Format

Couleur (Deluxe)

Panavision


  • 35 mm (2,35:1 Dolby)
  • 70 mm (2,20:1 Stéréo)
GenreScience-fiction
Durée117 min

116 min
SortieÉtats-Unis États-Unis : 25 mai 1979

 Royaume-Uni : 6 septembre 1979

France France : 12 septembre 1979

Alien, le huitième passager - (Alien), est un film américano-britannique réalisé par Ridley Scott, sorti en 1979. C'est le premier film de la saga Alien.

Accroche du film : « Dans l'espace, personne ne vous entend(ra) crier ».

Synopsis

2122. Le Nostromo, vaisseau de commerce, fait route vers la Terre avec à son bord un équipage de sept personnes en hibernation et une cargaison de minerais. Il interrompt soudain sa course suite à la réception d'un mystérieux message provenant d'une planète inexplorée. Réveillé par l'ordinateur de bord, l'équipage se rend sur place et découvre les restes d'un gigantesque vaisseau extraterrestre dont le seul passager semble être mort dans d'étranges circonstances...

Ce qui suit dévoile des moments clés de l’intrigue.

Explorant les soutes du vaisseau, un des membres de l'équipe, Kane, découvre une multitude d'œufs extraterrestres et, voulant en inspecter un, se fait agresser par la créature arachnéenne qu'il contient: celle-ci s'agrippe autour de son visage et ne le lâche plus. Ramené d'urgence à bord du Nostromo, Kane est placé en quarantaine. Mais malgré les tentatives de l'équipage, il semble impossible de le libérer de la créature accrochée à son visage. Heureusement, au bout de quelques heures, celle-ci se détache d'elle-même et meurt, tandis que Kane revient à lui. L'équipage décide alors de s'accorder un repas avant de se replonger en hibernation. Alors qu'il mange tranquillement, Kane est soudainement pris de violentes convulsions et sa cage thoracique explose, libérant un petit extra-terrestre qui s'enfuit aussitôt. Très vite, celui-ci va devenir une menace pour tout l'équipage, car il mue et se met à grandir. Il tue un à un les membres de l'équipage partis à sa recherche, à l'exception d'Ellen Ripley. Lorsqu'elle sait tous ses coéquipiers morts, celle-ci enclenche le système d'auto-destruction du Nostromo et s'enfuit à bord de la navette de secours avec son chat. Elle se croit alors en sécurité mais découvre avec horreur que l'Alien s'est dissimulé dans la navette. Heureusement, elle réussit à l'expulser par un sas et peut enfin trouver le repos en plongeant dans l'hyper-sommeil en compagnie de son chat.

Fiche technique

  • Titre original : Alien
  • Titre français : Alien ; Le Huitième Passager (titre secondaire)
  • Titre québécois : L'Étranger : Le huitième passager
  • Réalisation : Ridley Scott
  • Scénario : Dan O'Bannon et Walter Hill, d'après une histoire de Dan O'Bannon et Ronald Shusett
  • Musique : Jerry Goldsmith
  • Photographie : Derek Vanlint
  • Décors : Michael Seymour
  • Montage : David Crowther (pour la version director's cut), Terry Rawlings, Peter Weatherley
  • Pays d'origine :  États-Unis,  Royaume-Uni
  • Producteurs : Gordon Carroll, David Giler, Walter Hill, Ivor Powell et Ronald Shusett
  • Sociétés de production : Brandywine Productions Ltd / Twentieth Century Fox Film Corporation (États-Unis)
  • Société de distribution : Twentieth Century Fox
  • Budget : 11 millions de dollars
  • Format : couleur par DeLuxe et Panavision :
  • Version 35 mm — 2,35:1 — Dolby
  • Version 70 mm — 2,20:1 — son stéréo 6 pistes
  • Genre : science fiction, film d'horreur
  • Durée : 117 minutes
  • Dates de sortie : 25 mai 1979 (États-Unis), 6 septembre 1979 (Royaume-Uni), 12 septembre 1979 (France)
  • Entrées en France : 2 809 875
  • Box-office américain : 63 millions USD

Distribution

  • Sigourney Weaver  : Lieutenant Ellen L. Ripley
  • Tom Skerritt  : Capitaine A.J. Dallas
  • Veronica Cartwright  : J.M. Lambert
  • Harry Dean Stanton  : S.E. Brett
  • John Hurt  : G.W. Kane
  • Ian Holm  : Officier Ash
  • Yaphet Kotto  : J.T. Parker
  • Bolaji Badejo : Le xénomorphe
  • Eddie Powell : Le xénomorphe (non crédité)
  • Helen Horton  : voix de Maman

Récompenses et nominations

  • Oscar des meilleurs effets visuels en 1980.
  • Trois Saturn Award dans les catégories Meilleur réalisateur, Meilleure actrice dans un second rôle (Veronica Cartwright) et Meilleur film de science-fiction.

Autour du film

  • L'ordinateur du Nostromo est dénommé Maman (Mother dans la version originale).
  • Un certain nombre de matériaux graphiques de H.R. Giger utilisé dans ce film est un recyclage du projet avorté de Dune par Alexandro Jodorowsky.
  • Nostromo est le nom d'un roman de Joseph Conrad.
  • La maquette utilisée pour filmer le vaisseau lorsque celui-ci se pose sur la planète mesurait plus de 2m40, pesait près de trois tonnes et était manipulée par une grue. Quant aux décors intérieurs, ils furent réalisés aux studios Shepperton.
  • Le film reprend les grandes lignes de l'intrigue du roman Terrore nello spazio (1965) de Mario Bava.
  • La créature du film est inspirée du Ixtl, une créature extra-terrestre du roman La Faune de l'espace de A. E. van Vogt.
  • L'intrigue s'inspire de Dark Star, premier film de John Carpenter, qui est son projet de fin d'études. Le coscénariste et acteur de ce film, Dan O'Bannon, participera quelques années plus tard à la rédaction du scénario d'Alien. Le principe même du film repose sur une légende antique, celle du Minotaure.
  • Le personnage de Ripley était à l'origine un homme mais le président de la 20th Century Fox suggéra que le rôle soit confié à une femme, les films de science-fiction donnant le premier rôle à une femme n'étant pas monnaie courante à l'époque.
  • Meryl Streep a été approchée pour interpréter le rôle de Ripley.
  • Veronica Cartwright devait initialement interpréter le rôle de Ripley, mais c'est Sigourney Weaver qui fut finalement retenue par les producteurs, car son physique était plus androgyne.
  • L'artiste d'origine suisse H.R. Giger a réalisé seul le design de la créature, considérée aujourd'hui comme une œuvre d'art. La maquette a été conçue avec de vrais ossements assemblés à de la plasticine sur des tuyaux et des pièces de moteur. C'est ce qu'il appelle la biomécanique.
  • Une version « Director's cut » est sortie au cinéma en 2003 (puis en DVD). Elle ne présente que de légères différences avec l’œuvre originelle : certains plans ont été élagués afin d’améliorer le rythme et deux scènes ont été ajoutées, une dispute entre Lambert et Ripley, et la découverte du capitaine Dallas enfermé dans un cocon.
  • Dans la version Director's cut, on apprend que l'acteur John Hurt, lorsqu'il se penche sur l'œuf, n'est pas au courant qu'une créature va lui sauter au visage. De même, Ridley Scott a souhaité que les autres acteurs ignorent ce qui allait se passer pour la scène où l'Alien sort du corps de John Hurt.
  • La série de jeux Metroid par Nintendo s'inspire largement de ce film : ainsi, le personnage de Samus est un clin d'œil à Ripley, de même que son grand rival porte le prénom du réalisateur du film : Ridley.
  • La série animée japonaise Cowboy bebop comporte un épisode parodique rendant hommage à Alien, où le Bebop, le vaisseau des héros, est hanté par une créature inconnue qui contamine un par un les occupants.
  • Le jeu Starcraft s'inspire du design de l'alien pour les zergs (les hydralisk pour être précis). Et la scène cinématique à bord de l'Amerigo est un clin d'oeil au film.
  • Une des missions du jeu Microsoft Pinball 3D : Cadet de l'espace à accomplir lors du grade de lieutenant de l'espace consiste à détruire les Xenomorphes.

L'esthétique d'Alien

Série Science-fiction
Science-fiction
La SF à l’écran
autre-A-B-C-D-E-F-G
H-I-J-K-L-M
N-O-P-Q-R-S-T
U-V-W-X-Y-Z
Le monde de la SF
Auteurs - BD de SF
Fandom - Prix littéraires
Thèmes et genres
Catégorie

Style

L'esthétique torturée, obscure, cauchemardesque d'Alien (le monstre, mais aussi la planète du monstre) est fortement influencée par l'œuvre de l'artiste suisse H.R. Giger.

Le vaisseau extra-terrestre écrasé sur la planète LV-426, dont l'apparence est étrangement osseuse et arrondie, véhicule un message : celui d'une menace, d'un danger imminent, d'un avertissement. Sa structure d'acier et de résine biologique semble d'ailleurs endormie plutôt qu'inerte, vivante plutôt que morte. À la vue de cet univers biomécanique, hostile et moite, l'on ressent deux envies : fuir, ou explorer ce monde fascinant et si différent, qui s'adresse à l'inconscient du spectateur.

Lorsque l'équipage du Nostromo explore LV-426, ce sont eux les étrangers par rapport à la race du pilote décédé. Puis, lorsque l'alien erre dans le vaisseau des humains (vaisseau dont le style est beaucoup plus fonctionnel, ordinaire, que celui du pilote extra-terrestre), c'est lui l'étranger et on comprend qu'il était déjà Alien dans le vaisseau écrasé. À la seconde vision, on ne peut s'émpêcher de faire le parallèle entre le pilote ET et Ripley, en se disant que les deux ont dû vivre une aventure très similaire.

Le monstre

Le succès du film tient notamment à l'Alien, le monstre de la saga. On le voit peu dans le premier opus, ce qui le rend encore plus inquiétant et menaçant. Cette « discrétion » était en partie motivée par le fait que le personnage de l'alien était interprété par un acteur qui endossait un costume en latex, ce qui pouvait porter atteinte à la crédibilité du monstre en tant que tel dans les scènes en gros plan. Mais bien sûr, cet aspect de dissimulation renforce aussi le côté énigmatique et dangereux de l'alien.

Le système de reproduction de l'alien, ainsi que les différentes phases par lesquelles il évolue avant d'atteindre son stade adulte, sont des points forts de la mythologie de la série : tout commence par la ponte d'œufs par une reine ; œufs desquels jaillissent des parasites arachnéens qui s'agrippent à la tête de tout être passant à proximité. Les parasites implantent alors un œuf à l'intérieur du corps de la victime (dans l'estomac par le biais de l'œsophage, ce qui justifie l'attaque à la bouche de la victime) puis se détachent de la victime après un court laps de temps et meurent, leur tâche accomplie. L'embryon ainsi implanté grandit, puis après une gestation très rapide, perfore violemment la cage thoracique de son hôte pour s'échapper. Le « bébé » alien, de taille réduite, mais complètement formé, peut alors grandir à sa guise en traquant ses proies.

Le système de reproduction incluant une Reine fait penser à un type de société de genre « insectoide », par exemple une colonie de fourmis. C'est une invention du réalisateur James Cameron. En effet, la version longue du film Alien - le huitième passager montre que la victime de l'alien se transforme petit à petit en cocon, comme l'avait imaginé Giger, le tout formant un cycle : l'œuf donne un « facehugger », qui féconde une victime, qui elle-même donne naissance à un alien, qui lui-même transforme une autre victime en œuf, et ainsi de suite. On le voit avec le personnage de Brett, lorsque Ripley retrouve le commandant Dallas, qui est à un stade de transformation avancée.

Ce cycle reproductif autonome donne une autre vision du film. Par exemple, le champ d'œufs découvert par l'équipage du Nostromo s'apparente plus à un cimetière, et non à une succession de pontes issue d'une Reine.

Selon l'hôte qui a porté l'alien, celui-ci aura une morphologie différente, mais il conserve 20% de la morphologie de l'être infecté : humanoïde le plus souvent, mais aussi animal comme dans Alien³, où le monstre, qui a été implanté dans le corps d'un chien, marche à quatre pattes (on peut aussi citer celui implanté dans le corps d'un bœuf dans la version longue d'Alien³). À la fin du film Alien vs Predator, on peut voir émerger d'un prédator mort une créature mi-Alien, mi-Predator. Dans le film Alien vs Predator : Requiem, le "Predalien" (l'alien surnommé ainsi parce qu'il est issu du corps du prédator et qu'il en possède quelques caractéristiques, notamment au niveau facial) possède la faculté d'inséminer directement des œufs dans la bouche de ses victimes, en se servant de sa gueule. Les œufs se développent dans le corps des hôtes, et, en fonction du nombre d'œufs, plusieurs aliens peuvent naître simultanément du même corps.

L'alien a un physique très particulier qui, sur de nombreux points, possède un aspect phallique : son crâne allongé tout d'abord ; sa « langue », un organe massif et puissant avec lequel il perfore le corps de ses victimes, et au bout duquel se situe une seconde bouche ; enfin une longue queue à l’extrémité acérée qu'il utilise comme une lance.

Le système de défense de l'alien est tout aussi remarquable. Il comprend l'épaisse carapace, mais également une particularité génétique diablement efficace : son sang. Celui-ci est un véritable acide, qui dissout le métal le plus dur et peut brûler intensément l'épiderme de quiconque a le malheur de rentrer en contact physique avec l'alien, en lui infligeant une blessure à main nue par exemple, ou bien en étant éclaboussé par le sang de l'alien. La virulence de cet acide est soulignée dans le premier film, où l'on voit qu'il peut traverser plusieurs planchers du vaisseau spatial les uns en dessous des autres avant de perdre sa puissance corrosive.

Au cours des différents films, le monstre conserve à peu de choses près le même aspect. Mais chaque épisode présente un alien particulier : une reine puissante et massive dans le second épisode, un alien à la forme semi-animale dans le troisième film, et un alien mi-homme mi-monstre dans le dernier épisode.

Musique

À l'origine, Ridley Scott voulait travailler avec Isao Tomita pour faire la musique d'Alien. Mais les producteurs de la Fox en ont décidé autrement. Ils voulaient quelqu'un de formation plus classique. Leur choix s'est porté sur Jerry Goldsmith, qui avait auparavant travaillé sur Freud en 1962. Ridley Scott a également utilisé pour la scène et le générique final la 2 symphonie « Romantique » de Howard Hanson. Ce thème musical n'apparaît pas dans le disque de la bande originale.