LaTeX exige du rédacteur de se concentrer sur la structure logique de son document, son contenu, tandis que la mise en page du document (césure des mots, alinéas) est laissée au logiciel lors d'une compilation ultérieure. LaTeX sépare en deux phases la forme du contenu. Avec les logiciels de type WYSIWYG (What You See Is What You Get, ce que vous voyez est ce que vous obtenez) tels que OpenOffice.org Writer et Microsoft Word, la structure est codée par les styles, la forme étant automatiquement et immédiatement visible à l'écran. Il existe au XXI siècle des logiciels permettant de rédiger des documents LaTeX de cette manière, comme TexMacs.
Il existe également d'autres méthodes, comme celle adoptée par le logiciel LyX, selon le concept de WYSIWYM, qui permet d'écrire un texte à l'écran, sans avoir le rendu exact à l'écran lors de l'écriture, mais dont le résultat visuel à l'exportation choisie (DVI, PostScript ou bien PDF) aura toutes les qualités du rendu d'un document LaTeX compilé, puisque LaTeX est utilisé en arrière-plan. Des langages de balisage léger tels que txt2tags, reStructuredText, ou Plain Old Documentation permettent également d'exporter vers LaTeX, au prix d'une certaine limitation dans l'accès aux fonctionnalités avancées de LaTeX.
La rédaction d'un document LaTeX se fait la plupart du temps à travers un éditeur de texte, puis le document rédigé est traité (compilé) avec LaTeX afin d'obtenir sa version mise en forme au format de données DVI (pour DeVice Independent en anglais, « indépendant du périphérique ») prête pour visualisation sur écran ou transformée en format PostScript ou PDF pour impression.
LaTeX requiert un apprentissage initial plus important que celui qui est nécessaire pour les logiciels de type WYSIWYG, du moins pour la mise en page de petits documents simples. Mais une fois cette phase d'apprentissage (assez aisée : on peut comparer cela à l'apprentissage du langage HTML) accomplie, le fait de se concentrer sur le contenu et de laisser à LaTeX le soin de présenter le document devient très appréciable : la qualité du document produit est élevée (formules mathématiques, respect des règles typographiques), la gestion des références bibliographiques (BibTeX), les numérotations et table des matières sont cohérentes sans qu'on ait à s'en soucier. Par ailleurs, LaTeX laisse à l'utilisateur la possibilité de l'adapter à ses besoins spécifiques en créant ou modifiant des macro-commandes. Le site Comprehensive TeX Archive Network (CTAN) regroupe un grand nombre de ces macro-commandes regroupées en paquetages. L'évolution de LaTeX est assurée par une communauté structurée en groupes d'utilisateurs.
Ces qualités, outre la gratuité du logiciel, en font l'outil de rédaction privilégié des mondes universitaire et scientifique dans certaines disciplines. Il est en effet courant en mathématiques, informatique et physique de voir les éditeurs proposer des fichiers de style LaTeX, et de déclarer qu'ils préfèrent ce format à celui de Microsoft Word (qui est très utilisé pour les logiciels de traitement de texte interactifs dans le monde de l'entreprise). Certains éditeurs refusent même les soumissions n'étant pas dans ce format.