La dizaine d'œuvres rédigées en arménien moyen par Amirdovlat, afin qu'elles soient accessibles au plus grand public, a été comparée à l'ensemble formé par les écrits d'Avicenne et a eu un impact indéniable sur ses successeurs.
L’Enseignement de la médecine, de 1459, traite de l'anatomie, de l'hygiène, des diagnostics et de pharmacologie ; une copie de la main de l'auteur est conservée au Matenadaran d'Erevan (Ms. 8871). Révisée, l'œuvre paraît dix ans plus tard sous le titre Les bienfaits de la médecine ou L'Utile à la médecine et couvre alors environ 200 maladies ; elle est utilisée jusqu'au XVIII siècle.
Remontant peut-être également à 1459, la Pharmacopée est augmentée en 1480-1481 ; elle s'inspire de sources arabes.
L'Inutile aux ignorants (British Library, Ms. 3712) a quant à elle été écrite entre 1472 et 1482. « Encyclopédie de la pharmacologie arménienne médiévale », elle compte 3 754 médicaments décrits jusqu'en sept langues : arménien, grec, latin, arabe, persan, turc et franc. Y sont nommés 1 000 plantes curatives, 250 animaux et 150 minéraux ; ses expérimentations permettent notamment à Amirdovlat d'y mettre en évidence des plantes aux vertus anti-tumorales, anti-toxiques ou autres.
Des signes de vie et de mort du patient traite notamment des prélèvements sanguins ; la seule copie existante de cette œuvre est préservée à la Bibliothèque nationale de France.