Anguis fragilis

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Introduction

Orvet
Anguis fragilis
Classification
RègneAnimalia
EmbranchementChordata
ClasseReptilia
OrdreSquamata
Sous-ordreAutarchoglossa
FamilleAnguidae
GenreAnguis
Nom binominal
Anguis fragilis

(Linnaeus, 1758)

Anguis fragilis est une espèce d'orvet, un lézard apode (sans pattes) souvent confondu avec un serpent.

Son surnom de serpent de verre vient du fait que, à l'instar de nombreux autres lézards, sa queue est fragile.

Description

La tête est petite à museau conique et arrondi. L'extrémité de la queue est un peu arrondie.

La coloration est très variable en fonction de l'âge, du sexe et des variétés géographiques. La couleur du dos varie du jaune au rougeâtre, parfois bleuté, noir uni ou présentant de grandes bandes sombres.

La longueur des mâles est de 30 à 40 cm, atteignant presque les 50 cm exceptionnellement. La longueur de la femelle est de 50 cm.

La tête est petite et tubulaire (Orvet photographié en Suède le 21 juillet 2005)

Le museau est conique et arrondi (Orvet photographié en Allemagne, 1er septembre 2006)

Habitudes de vie

Bien qu'il conserve de minuscules reliques de pattes (apparentes à la radiographie), l'orvet se déplace comme les serpents.

L'orvet est doué d'autotomie, c'est-à-dire qu'il peut, comme les lézards, se séparer de sa queue si un danger le menace. Il ne peut réaliser cet acte qu'une fois dans sa vie, et la queue qui repousse est alors beaucoup plus courte que la première.

L'orvet est un fouisseur qui passe la plupart de son temps sous terre : il creuse lui-même ses galeries ou utilise celles de rongeurs.

Longévité maximale connue : 54 ans.

Les orvets sont des carnivores qui consomment principalement des limaces et des vers de terre.

Reproduction

La femelle pond 5 à 20 œufs, des sortes de sacs constitués d'une membrane translucide et souple, que les petits brisent dès la naissance.

Menaces

Comme beaucoup d'animaux à sang froid, ils sont sensibles aux pesticides insecticides et peut-être à certains désherbants et fongicides.

Une grande partie de leur population a disparu à cause de l'urbanisation, de la périurbanisation, de la fragmentation écologique du paysage (il est sensible au roadkill) et surtout du recul des prairies et du bocage et de l'agriculture intensive. Leur mode d'alimentation les expose à des polluants ou toxiques concentrés par les invertébrés qu'ils consomment (dont radionucléides dans les zones touchées par le nuage de Tchernobyl).

Sa ressemblance avec les serpents en a souvent fait un mal aimé qu'on a pu tuer pour cette seule raison, en dépit de ses qualités d'auxiliaire de l'agriculture et du jardinage.

Sous-espèces

  • Anguis fragilis fragilis Linnaeus, 1758
  • Anguis fragilis colchica (Nordmann, 1840)

Une autre sous-espèce, A. f. peloponnesiacus Stepanek, 1937, s'est avérée être en fait Anguis cephallonica.

Galerie d'images

Dans les zones humides du Plateau d'Helfaut (Nord de la France), 18 avril 2001.

Sa langue bifide lui permet de mieux explorer son environnement, et trouver ses partenaires sexuels.

Sa couleur et sa texture lui offrent un relatif camouflage.

Les couleurs et motifs des écailles varient selon les individus et les régions (3 septembre 2005, en Bélarus)

Anguis fragilis apprécie la strate herbacée des clairières ou proches de haies, talus ou petits bois.