Introduction
On appelle bocage la région où les champs et les prés sont enclos par des levées de terre portant des haies ou des rangées d'arbres qui marquent les limites de parcelles de tailles inégales et de formes différentes, et où l'habitat est dispersé généralement en fermes et en hameaux.

Le bocage traditionnel (ici du Cotentin, en France, vers 1945) offrait un compromis intéressant entre protection et exploitation des sols et des agro- et éco-systèmes. Souvent associé à la culture de fruitiers et à l'élevage laitier, il permettait des systèmes polyculture-élevages autonomes et résilients, fonctionnant en boucle fermée, c’est-à-dire sans intrants, et sans déchets.
Le bocage occupait une large part de la façade atlantique européenne, mais il était également présent à l'intérieur des terres. On en trouve encore dans le Nord-Ouest du Royaume-Uni et en France dans certaines parties de la Bretagne, de la Normandie et ponctuellement dans le nord. Le « bocage normand » est ainsi presque devenu un pléonasme. Quand il est reconstitué et rendu « compatible » avec l'agriculture industrielle et ses engins agricoles de grande taille, on parle parfois de néobocage. Il peut être associé à une agroforesterie.

Bocage du Boulonnais, Nord de la France
C'est un élément important du réseau écologique. Ses réseaux imbriqués de prairies, haies, talus et fossés sont autant d'éléments jouant un rôle de corridors biologiques.

Bel exemple de structure bocagère écopaysagèrement connectée aux boisements et rivage lacustre, Zeller See (Carte), Autriche

Mélange d'un bocage très géométrique et de haies-ripisylves ou galeries le long des cours d'eau (Île des Açores)







