L’animateur, en plus de ses nombreuses qualités, doit aussi savoir éviter certains travers le plus souvent dus à sa personnalité.
Ainsi, l’animateur peut être inadapté à la personnalité du groupe, le plus souvent à cause d’un désir de montrer sa supériorité sur le groupe. Il peut aussi exister chez l’animateur un manque de confiance en soi ou de simplicité qui peut le mener, quelquefois inconsciemment à écraser le groupe en voulant montrer sa compétence. Il doit aussi exister chez l’animateur une volonté d’ouverture car, ayant plus d’influence sur le groupe, il va avoir tendance à facilement imposer ses idées. Le défaut le plus dangereux pour un animateur est d’être bavard. Il empêche les autres de s’exprimer, ne les écoute pas et influence le groupe. De plus, il fait naître un sentiment de malaise. L’animateur doit aussi savoir trouver l’équilibre entre rigidité et souplesse. En effet l’animateur ne doit pas seulement orienter les échanges en fonction de ses certitudes mais aussi laisser une certaine liberté de réflexion tout en évitant de se laisser déborder par les membres du groupe et laisser celui-ci aller dans toutes les directions. Il doit aussi savoir faire preuve d’autorité sur le groupe afin d’éviter les confusions et de garder les objectifs tout en s’interdisant des excès d’autorité qui peuvent créer des blocages. Ces deux attitudes se rencontrent souvent chez un même animateur. Un animateur ne doit pas s’impliquer dans une discussion, ce qui arrive quand l’animateur est partie prenante dans la discussion. Il ne joue alors plus son rôle. Une solution est d’alterner les animateurs. Il doit aussi avoir une certaine assurance face au groupe. Le manque d’assurance, la peur du groupe se traduit dans le comportement de l’animateur qui ne sait pas quelle attitude à adopter ; il naît alors un certain malaise. Un animateur compétent doit aussi avoir connaissance de la psychologie de groupe. Il doit faire attention aux phénomènes de groupe qui peuvent avoir lieu dans son groupe.