Technique plus économique que celle du dessin animé, elle est très utilisée par les réalisateurs indépendants. Elle peut se diviser en deux tendances : l'animation d'éléments découpés et articulés et l'animation de dessins découpés en phases. Cette dernière approche fut celle choisie par René Laloux pour son premier long métrage, La Planète Sauvage, en 1973.
Dans l'autre tendance, on trouve quelques-uns des plus grands cinéastes d'animation actuels : Michel Ocelot, en France, et surtout Youri Norstein, en Russie, dont le film Le Conte des Contes est considéré unanimement comme "le plus grand film d'animation de tous les temps". Notons que ce dernier travaille depuis la fin des années 80 à la réalisation d'un long métrage adapté de la nouvelle de Nicolas Gogol, Le Nez, entièrement animé avec cette technique!
Aujourd'hui la technique d'animation de la marionnette en papier découpée sous caméra, articulée mais animée en 2 dimensions, a trouvé un nouveau souffle grâce au numérique. Utilisée dans des logiciels plus traditionnellements consacrés au compositing ou aux contenus multimédias dynamiques, elle est choisie sur des productions où rapidité et économie de moyens s'impose, et a donc gagné la faveur des séries télé. Dans ces logiciels utilisant un système de calques, les différents éléments de la marionnette (bras, avant-bras, buste, cuisse, etc) sont séparés et liés par des articulations virtuelles (où l'on aurait mis un fil ou une attache anglaise). La marionnette est créée une fois pour toute et réutilisée dans chaque plan.
Films
Un long métrage à retenir
- La Planète Sauvage, René Laloux
Quelques courts métrages majeurs :
Le hérisson dans le brouillard de Youri Norstein Le Conte des Contes de Youri Norstein Les Trois Inventeurs de Michel Ocelot