La fin de semaine du 29 janvier 2005, confrontée au refus de négocier du ministre québécois de l'éducation Pierre Reid sur le sujet de la réforme de l'aide financière aux études, et face à ce qu'elle considère être de l'immobilisme de la part de la FEUQ et de la FECQ, l'ASSÉ tient un congrès au Cégep de Saint-Laurent où elle invite diverses associations non membres afin de créer la CASSÉÉ, la Coalition de l'Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante Élargie. Durant le mois de février, la CASSÉÉ lance une série de référendums et d'assemblées générales portant sur le déclenchement d'une grève générale illimitée autour de trois revendications principales:
- L'abolition rétroactive de la réforme de l'Aide financière du Québec;
- L'abandon de tout projet de décentralisation et d’arrimage au marché du réseau collégial;
- Le tout dans une perspective de gratuité scolaire et d'éradication de l'endettement étudiant.
Le jeudi 24 février 2005, les premières associations entrent dans le mouvement de grève. Le 16 mars 2005, on estime à 70 000 le nombre d'étudiants membres de la CASSÉE, sur les 230 000 étudiants en grève à ce moment, les autres étant membres de la FEUQ et de la FECQ.
La CASSÉÉ est exclue de la table des négociations par le nouveau ministre de l'Éducation Jean-Marc Fournier à cause de son refus de condamner des gestes violents posés dans le cadre du mouvement de grève. De son côté, la CASSÉ soutient que c'est plutôt dans le but de diviser le mouvement étudiant que le ministre l'a écartée, car peu de temps avant le début de la grève étudiante, le 16 février 2005 à Montebello, des étudiants rassemblés à l’initiative de la FEUQ et de la FECQ ont forcé la porte du Château Montebello avec un bélier pour perturber un caucus du Parti libéral du Québec, menant à une réaction musclée de la Sûreté du Québec.
La grève prend fin après la signature d'une entente entre les fédérations étudiantes et le ministre Fournier, que l'Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante qualifie comme une entente à rabais et qui est rejetée par une majorité d'assemblées générales, qui votent tout de même un retour en classe après 7 semaines de grève.