Introduction
Un avion à train classique possède un train d'atterrissage principal de deux roues placés en avant du centre de gravité et d'une petite roue, la roulette de queue, ou parfois juste d'un patin, complètement à l'arrière du fuselage. La roulette est souvent montée sur un système de ressort à lames. Elle peut être conjuguée à la gouverne de direction qu'on manie grâce aux palonniers.
Les premiers avions étaient tous équipés de ce système, ce qui explique qu'on le trouve dénommé également train conventionnel.
Certains avions très anciens, n'ont même pas de roulette mais un simple patin, qui fait également office de ralentisseur, l'avion étant alors généralement dépourvu de freins.
Il est admis qu'un avion à train classique est moins facile à manier qu'un avion à train tricycle, qui est l'autre système possible apparu plus tard.
Par rapport à un train tricycle, la roulette de queue est plus légère et génère moins de traînée qu'un train avant, on a donc un avion légèrement plus performant. Dans le cas d'un train rentrant, il n'est pas nécessaire de rétracter la roulette de queue, ce qui constitue également une économie de poids.
En vol montagne, la configuration train classique est beaucoup plus adaptée aux altisurfaces à forte pente, en particulier pour les atterrissages sur glacier.