La technologie utilisée est la même que celle longuement éprouvée sur les engins du Midi, avec une augmentation de puissance par rapport à leur "modèle", les BB 4700. On notera que, comme pour leurs ainées, les bogies sont attelés entre eux et comportent les appareils de choc et d'attelage.
La caisse est en acier soudé et fait bloc avec le châssis. Elle comporte deux cabines de conduite. La suspension des moteurs est faite par le nez (suspension "tramway"): d'un coté, le moteur repose sur la traverse centrale du bogie par ressorts hélicoïdaux, de l'autre coté il s'appuie sur l'essieu à entraîner. La transmission moteur/bogie est bilatérale, comme pour toutes les autres BB Midi, avec un rapport de 3,273.
En ce qui concerne la partie électrique, les 4 moteurs sont du type M1E sont d'une puissance unihoraire de 500ch sous 1500V. Ils pouvaient être reliés en série, série-parallèle(2 par 2), parallèle. Au contraire des E 4700 du Midi, ces locomotives n'ont pas de freinage électrique rhéostatique jugé inutile sur la ligne Paris - Le Mans.
La commande des moteurs se faisait par l'intermédiaire d'un manipulateur à 29 crans répartis de la manière suivante:
- 0: circuit ouvert
- 1 à 10: marche série, sur résistances de démarrage
- 11: marche série directe
- 12 à 18: série-parallèle, sur résistances
- 19: série-parallèle directe
- 20 à 27: parallèle, sur résistances
- 28: parallèle plein champ
Outre ce manipulateur, le mécanicien disposait aussi d'une manette de shuntage à 6 positions permettant la marche à "champ réduit" et d'un commutateur de direction. Le courant était capté par deux pantographes Faiveley. Le circuit haute-tension était composé d'un sectionneur double et d'un disjoncteur. Le couplage des moteurs se faisait par l'intermédiaire d'une batterie de contacteurs électro-pneumatiques.
Lors de la révision générale, les portes frontales ont été supprimées, la commande des moteurs et le câblage électrique entièrement refaits. La décoration extérieure a aussi été revue.