Biofeedback

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Introduction

Au sens large, le biofeedback est un ensemble de techniques principalement relatives à la bioélectricité pour la mesure de fonctions organiques, basées sur la visualisation, avec des appareils électriques, des signaux physiologiques d'un sujet conscient de ces mesures. Plus précisément, il y a biofeedback lorsque le sujet en question peut contrôler les fonctions organiques mesurées, soit volontairement (par exemple, d'après les résultats et pour corriger un stress) ou involontairement (par exemple, après un changement d'état psychologique tel que la survenue d'un stress). Le mot vient de l'anglais feedback (action en retour ou rétroaction).

Type de signaux mesurés

  1. Électrocardiogramme (ECG) : fonctionnement cardiaque (maintenant utilisé avec la variabilité de fréquence cardiaque).
  2. Électromyogramme (EMG) : activation (tension) des muscles striés.
  3. Électroencéphalogramme (EEG) : mesure au niveau du scalp (surface du crâne) des signaux résultants des décharges de colonnes de neurones.
  4. Réponse électrodermale (en anglais galvanic skin response, GSR) : conductivité/résistance de la peau.
  5. Il existe d'autres technologies pour mesurer l'activité physiologique, mais elles sont encore marginales.

Caractéristiques électriques

TypeTensionfréquence bassefréquence haute
ECG200 µV à 5 mV0.5 Hertz3 Hertz
EEG10 µV à 200 µV> 4 Hertz40 Hertz
EMG10 µV à 3 mV100 Hertz3000 Hertz

Les matériels

Ils étaient initialement très chers (jusqu'à 3000 euros). Mais avec l'intégration des circuits électroniques, l'arrivée des micro-ordinateurs et les programmes freeware (gratuits), la technologie s'est simplifiée et les prix ont considérablement baissé.

Un appareil de biofeedback moderne se compose d'un unique circuit intégré appelé Amplificateur d'instrumentation, qui amplifie les signaux physiologiques polyvalents, c'est-à-dire les ondes cérébrales, le cœur et les muscles. Les tensions sont de l'ordre du 1/10 de millivolts, à des fréquences de 0 à 3000 Hz. Un circuit de liaison (coupleur) permet de rentrer les signaux dans la carte son d'un ordinateur. Tout le traitement (filtrages, visualisation, etc.) a été reporté sur des programmes freeware (gratuits), qu'on trouve maintenant à profusion sur Internet et qui permettent de faire des machines polyvalentes 'tous signaux' : EEG, ECG, EMG.

Historique du biofeedback

Découvert dans les années 1970, la première utilisation du biofeedback a été celle du biofeedback EEG (électro-éncéphalogramme) avec les productions d'ondes alpha.

Les inventeurs des techniques de relaxation modernes, Edmund Jacobson avec la relaxation progressive, et Alfonso Caycedo avec la sophrologie, ont utilisé ces techniques pour mesurer l'efficacité de leurs méthodes.

Une des voies en poupe est l'utilisation du biofeedback EMG (électro-myogramme), qui reprend depuis une dizaines d'années, avec la mesure de la tension musculaire, en complément des méthodes de relaxations traditionnelles (le training autogène de Schultz, la sophrologie, la relaxation progressive d'Edmund_Jacobson).

Le Neurofeedback

Neurofeedback (NFB), aussi appelé neurothérapie, neurobiofeedback ou biofeedback EEG (EEGBF)est une technique thérapeutique qui montre à l'utilisateur en temps réel l'activité de ses ondes cérébrales, mesurées par des électrodes placées sur le cuir chevelu, sous la forme d'une image, d'un son. Neurofeedback permet alors d'entraîner le cerveau pour aider à améliorer sa capacité de régler toutes les fonctions corporelles et de prendre soin de lui-même. Quand le cerveau ne fonctionne pas bien, l'évidence de ceci apparaît souvent dans l'EEG (électroencéphalogramme).

Le Neurofeedback est une procédure sans douleur et non-invasive. Une ou plusieurs sondes sont placées sur le cuir chevelu, et une à chaque oreille. Les ondes cérébrales sont détectées à l'aide d'un amplificateur et d'un instrument de neurofeedback qui traite le signal et fournit la rétroaction appropriée montrée sur l’écran d’un ordinateur. Ceci est révélé au patient au moyen de jeu vidéo ou de tout autre affichage visuel, aussi par des signaux audio. Le patient est invité à pratiquer le jeu vidéo en relation avec son cerveau. À mesure que l'activité dans une bande de fréquence souhaitable augmente, le jeu vidéo se déplace plus rapidement, ou une autre récompense est donnée. À mesure que l'activité dans une bande défavorable augmente, le jeu vidéo est ralentit. Graduellement, le cerveau répond aux sélections que lui sont donnés, et un « apprentissage » de la nouvelle onde cérébrale est fait. Le nouveau modèle correspond à celui qui est observé chez les individus qui normalement n’ont pas de difficultés.

En stimulant le cerveau, de la même façon que vous stimulez le corps en faisant de l’exercice physique, nous pouvons aider le cerveau à apprendre à mieux fonctionner. Par exemple: un meilleur fonctionnement du cerveau peut améliorer la qualité du sommeil. Quand on dort plus efficacement, on est plus alerte pendant le jour. Il peut aider à gérer le stress et la dépression, et des syndromes comme la migraine ou la douleur chronique.

Aussi, il y a quelques pathologies spécifiques où l’entraînement par neurofeedback peut être utile, comme dans des cas ds convulsions, traumatismes de cerveau, accidents vasculaires cérébral, et l’autisme. Dans ces exemples le patient ne se débarrasse pas du problème mais organise simplement le cerveau pour fonctionner mieux dans le contexte de quelques dommages ou perte existante.

Afin d'atteindre un objectif spécifique, l’entraînement continue habituellement pour une quantité spécifique de sessions, dependant des difficultés de la personne. L’entraînement par neurofeedback peut être employée sans limite pour améliorer la performance. L'entraînement pour améliorer la « peak performance » peut être intéressant pour les athlètes professionnels, les cadres de corporation, et pour l’exécution artistique.