Après ingestion, la carbamazépine est absorbée de manière variable par le tube digestif. Elle est ensuite métabolisée au niveau hépatique par les isoenzymes CYP3A4, CYP2D et CYP2C8. Ces isoenzymes forment le système du cytochrome p450 qui transforme la carbamazépine en son métabolite actif : la 10,11 époxycarbamazépine.
La carbamazépine est un inducteur enzymatique influençant l'effet de nombreux médicaments et même sa propre métabolisation.
Il est utile de contrôler les concentrations plasmatiques du médicament dont la zone thérapeutique d'efficacité est estimée entre 4 et 12 μg/ml de sang en fonction des autres thérapies employées. La concentration résiduelle (Cmin) se détermine par méthode immunologique ou chromatographiques (la chromatographie dose le métabolite époxy actif). Les effets secondaires apparaissent pour des Cmin de plus de 12 μg/ml en monothérapie et des Cmin de plus de 8 μg/ml en polythérapie. Le rapport époxycarbamazépine/carbamazépine est de 17 % chez les patients en monothérapie et de 30 % lors de l'association avec l'acide valproïque.
La détection immunologique des tricycliques est perturbée par des réactions croisées avec la structure de la carbamazépine.
Interactions médicamenteuses
Les antibiotiques tels que l'érythromycine, la clarithromycine et la troléandromycine augmente les concentrations plasmatiques de la carbamazépine.