Centre interarmées d'essais d'engins spéciaux

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Introduction

Le Centre d'essais d'engins spéciaux (CEES) fut créé le 24 avril 1947 à Colomb-Béchar en Algérie française par décret ministériel pour l'Armée de terre française. En 1948 il devient le Centre interarmées d'essais d'engins spéciaux (CIEES) en accueillant désormais l'Armée de l'air.

Origines (1945)

Le 12 juin 1945, le ministère de la Guerre (Armée de terre) prend en charge les études de projectiles autopropulsés. Le 13 août 1945, la direction des Études et Fabrications d'armement (DEFA) propose à l'État-major la création d'un Centre d'études de la fusée afin de poursuivre les études et recherches de reconstitutions des fusées mises au point par l'équipe allemande de Wernher von Braun durant la Seconde Guerre mondiale. En novembre 1946 une mission vient à Colomb-Béchar pour étudier les possibilités du site.

CIEES de Colomb-Béchar B0 & B1 (1947-1967)

Le but premier de ce site fut le développement des missiles balistiques pour la force de dissuasion nucléaire française. Deux sites furent choisis pour le lancement des missiles :

  • B0 le premier bloc, pour l'essai des missiles ;
  • B1 pour les plus grandes fusées, disponible à partir de décembre 1949. De ce site fut lancée la première fusée-sonde, Véronique.

CIEES d'Hammagir B2 (1948-1967)

Les deux sites de tirs n'étaient pas suffisants pour lancer de plus grands missiles. En 1952 il fut décidé de créer un autre complexe ou polygone nommé B2 Hammaguir (contraction de Hamada du Guir) situé à 120 kilomètres au sud-ouest de Colomb-Béchar.

Rampes de lancement B0 & B1

SymboleCoordonnées géographiquesType de lanceur
Bou Hammadi31° 41′ 34″ N 2° 15′ 20″ W / 31.69281, -2.25563Centaure, Dragon, Véronique
CB31° 05′ 58″ N 2° 50′ 09″ W / 31.0995, -2.8358Monica

Accords d'Évian (1962)

Les accords d'Évian contenaient des clauses annexes dites « secrètes » autorisant la présence française prolongée pour certains sites militaires. La base de lancement de fusées de Colomb-Béchar fut laissée à disposition des autorités françaises cinq années supplémentaires.

La base fut évacuée en 1967 conformément aux accords d'Évian.