Centre interarmées d'essais d'engins spéciaux
Origines (1945)
Le 12 juin 1945, le ministère de la Guerre (Armée de terre) prend en charge les études de projectiles autopropulsés. Le 13 août 1945, la direction des Études et Fabrications d'armement (DEFA) propose à l'État-major la création d'un Centre d'études de la fusée afin de poursuivre les études et recherches de reconstitutions des fusées mises au point par l'équipe allemande de Wernher von Braun durant la Seconde Guerre mondiale. En novembre 1946 une mission vient à Colomb-Béchar pour étudier les possibilités du site.
CIEES de Colomb-Béchar B0 & B1 (1947-1967)
Le but premier de ce site fut le développement des missiles balistiques pour la force de dissuasion nucléaire française. Deux sites furent choisis pour le lancement des missiles :
- B0 le premier bloc, pour l'essai des missiles ;
- B1 pour les plus grandes fusées, disponible à partir de décembre 1949. De ce site fut lancée la première fusée-sonde, Véronique.
Rampes de lancement B0 & B1
| Symbole | Coordonnées géographiques | Type de lanceur |
|---|---|---|
| Bou Hammadi | 31° 41′ 34″ N 2° 15′ 20″ W / 31.69281, -2.25563 | Centaure, Dragon, Véronique |
| CB | 31° 05′ 58″ N 2° 50′ 09″ W / 31.0995, -2.8358 | Monica |
Accords d'Évian (1962)
Les accords d'Évian contenaient des clauses annexes dites « secrètes » autorisant la présence française prolongée pour certains sites militaires. La base de lancement de fusées de Colomb-Béchar fut laissée à disposition des autorités françaises cinq années supplémentaires.
La base fut évacuée en 1967 conformément aux accords d'Évian.