Au XI siècle, le bourg d'Ingouville possède déjà un édifice de culte d'architecture romane (première mention en 1248 ). Mais cette édifice subit les attaques du temps et vers 1480 le seigneur Jean Mallet de Graville, grâce à ces richesses, fait construire une nouvelle église, cette-fois ci dans le style du gothique flamboyant. Le chantier se termine en 1516, un an avant l'acte de fondation du Havre. L'église devient l'église métropole du Havre jusqu'à la Révolution ; ainsi pendant plus de deux siècles, l'église et la futur cathédrale Notre-Dame dépendent de Saint-Michel d'Ingouville. L'église Saint-Michel d'Ingouville est pillée par les protestants le 8 mai 1562. En 1758, lors du bombardement des Anglais, un dépôt d'armes menaçait de détruire l'église. En 1790, la Révolution menaçait l'église de détruire, mais finalement il faut question de vendre le bâtiment. En 1839, un an après que l'église perde son titre d'église paroissiale au profit de l'église Saint-Michel (ancienne église des Pénitents), l'église est à nouveau menacée de destruction : le conseil paroissial demande à la mairie l'autorisation de détruire l'église (Saint-Michel d'Ingouville) pour agrandir l'église Saint-Michel ; mais la municipalité refuse. En 1838, lorsque l'église perdit sa paroisse, elle fut renommée et mise sous le vocable de « Notre-Dame de Bonsecours », mais les Havrais appellent toujours cette ex-église « Saint-Michel ». Au cours du XIX siècle, l'église tombe à l'abandon et en 1876 l'église est encore sous demande de destruction mais l'archevêque de Rouen, le cardinal de Bonnechose sauve l'édifice, et le 29 septembre 1917 le cardinal Dubois (archevêque de Rouen) (ré)affecte le bâtiment au culte. Lors du bombardement de 5 septembre 1944 par les Britanniques, la partie est de l'église est gravement endommagée. La chapelle est entièrement restaurée et en 4 décembre 1949 le député-maire Pierre Courant remet les clés de la chapelle à Monseigneur Martin, archevêque de Rouen.