Sully l'acquiert en ruines en 1606. Il en entreprend une rénovation intégrale, qui en fait la plus forte place du Berry, en creusant notamment des fossés dans le roc même. Dans le même temps, le corps de logis est rendu, selon les mœurs de l'époque, plus confortable.
En 1621, Sully revend le château et la seigneurie à Henri II de Bourbon-Condé, prince de Bourbon et père du Grand Condé. Ce dernier, encore héritier présomptif de la couronne de France, passe sa jeunesse dans le château. Plus tard, entre 1636 et 1646, il y fait effectuer des travaux sous la direction de Jean Sarrazin dans le but d'en faire une place imprenable. L'architecte y installe alors tout un vaste système de fortifications, prémisses de ce que Vauban allait plus tard porter à son apogée. À la fin des travaux, le château est doté d'un triple système d'enceintes bastionnées entourant toujours le donjon médiéval.
Lors de la Fronde, la nouvelle forteresse subit son baptême du feu. En 1651, le maréchal de Palluau arrive à la tête de 4 000 soldats pour réduire la forteresse. Le souvenir de ce siège est encore cuisant dans la population saint-amandoise, les soldats logeant chez l'habitant et ne se privant de piller les ressources locales. Montrond résiste. En juillet 1652, les assiégés commencent à souffrir de la faim. Après onze mois de siège, les vingt survivants, vaincus par la faim, sortent dans l'honneur le 1 septembre 1652.
Louis XIV ordonne le démantèlement immédiat de la forteresse, mais celui-ci ne peut être mené à bien en raison du manque de poudre. Quelques bastions en souffrent.