Château de Murol

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Introduction

Château de Murol
Château de Murol
Période ou styleMédiéval
TypeChâteau fort
Début constructionXII siècle
Fin constructionXVI siècle
Propriétaire initialGuillaume de Sam
Destination initialeOuvrage militaire, seigneurie.
Propriétaire actuelMunicipalité de Murol
Destination actuellevestiges
ProtectionISMH 1889
Latitude

Longitude
45° 34′ 41″ Nord

2° 56′ 42″ Est / 45.57806, 2.945
PaysFrance France
Région historiqueAuvergne
RégionAuvergne
DépartementPuy-de-Dôme
Commune françaiseMurol

Le château de Murol est situé au nord-est de Murol, dans le Puy-de-Dôme, en Auvergne.

Histoire

Le premier château semble avoir été construit au XII siècle sur un promontoire en basalte, à l'intersection de trois routes. Il est agrandi et renforcé au XIV siècle par Guillaume de Sam, avec notamment la construction du donjon et d'une seconde chapelle.

Au XV siècle, le château devient propriété de la famille d’Estaing après le mariage du Jehanne de Murol avec Gaspard d’Estaing. Leur descendant François Ier d’Estaing installe des pièces d'artillerie au XVI siècle, des bâtiments dans le style Renaissance sont construits sur le côté Est.

Richelieu épargne le château en raison du prestige de la famille d'Estaing, et il n'est pas détruit non plus lors de la Révolution française. Cependant, il sert alors de prison, de repaire de brigands puis de carrière de pierres. À la suite d’un don du propriétaire, il devient propriété de la commune de Murol au XIX siècle.

Le château a été classé Monument historique en 1889.

La troupe les compagnons de Gabriel anima le site pendant de nombreuses années, puis la succession a été reprise par les Paladins du Sancy.

Architecture

De ce château-fort érigé sur un promontoire reste une grande partie de l'enceinte et le château en ruines surmonté d'une tour.

Évocations artistiques

Tour du château de Murol

Les ruines du château sont évoquées par Guy de Maupassant dans son conte Humble drame (1883).

Elle surprend plus qu'aucune autre ruine par son énormité simple, sa majesté, son air antique puissant et grave. Elle est là, seule, haute comme une montagne, reine morte, mais toujours la reine des vallées couchées sous elle. On y monte par une pente plantée de sapins, on y pénètre par une porte étroite, on s'arrête au pied des murs, dans la première enceinte au-dessus du pays entier.

Là-dedans, des salles tombées, des escaliers égrenés, des trous inconnus, des souterrains, des oubliettes, des murs coupés au milieu, des voûtes tenant on ne sait comment, un dédale de pierres, de crevasses où pousse l'herbe, où glissent des bêtes.

J'étais seul, rôdant par cette ruine. »