Najac était le siège d'une viguerie qui fut par la suite transformée en tribunal d'Appeaux, puis transférée à Villefranche-de-Rouergue.
Le bourg est dominée par le château, construit en deux périodes distinctes :
- le XII siècle : la base de la Tour Carrée, construite par les comtes de Toulouse qui possèdent le comté de Rouergue ;
- le XIII siècle : les autres parties du château, construites par Alphonse de Poitiers, frère de Saint-Louis, alors devenu comte de Toulouse de par son mariage avec l'unique fille du dernier comte de Toulouse, Jeanne de Toulouse, mariage arrangé par Blanche de Castille, mère de Saint-Louis.
Ce château a été construit pour impressionner les habitants du pays. Dans une période assez instable, où les cathares sont encore persécutés, où le comté de Toulouse vient de tomber entre les mains du royaume de France, un donjon de plus de 40 mètres de haut avec des archères de 6 m 80, impressionne. C'est ainsi que pendant plus d'un siècle, aucune révolte n'est à signaler et ce, jusqu'à la guerre de cent ans, lorsque le bourg tomba entre les mains des Anglais.
Les guerres de religion
Pendant dix ans, les Anglais occupent le territoire et son château, mais un soir, les Najacois réussissent à pénétrer dans le château par ruse, tuent la garnison anglaise et récupérèrent le château.
Jusqu'aux guerres de religion, la population et son château vivent calmement. Najac est alors le chef-lieu de l'importante sénéchaussée de Rouergue, s’étendant sur le territoire de six cantons actuels de l'Aveyron et du Tarn-et-Garonne.
Mais pendant cette période sombre où protestants et catholiques s'entre-tuent, le château est occupé par le seigneur de Morlhon, un protestant mais cela ne dure peu, les catholiques entreprennent le siège du château et au bout de quelques mois, les assiégés étant à bout de vivres et d'eau, le siège prend fin.
Ruine du château
Après cette période, le château de Najac n'est plus utilisé, on le laisse dépérir, se délabrer, et ce n'est qu'à la Révolution française qu'il reprend un rôle assez important, mais dommageable. Vendu comme bien national en 1794, le château est racheté pour douze francs par un aubergiste du pays qui s'en sert comme carrière de pierre pour construire des maisons. Selon certains témoignages, au milieu du XIX siècle un accident où trois ouvriers périssent entraîne l'arrêt des travaux de démolition. Le château est ensuite laissé à l'abandon.
Rénovation
Le château a été sauvé de la ruine par la famille Cibiel.
À la fin du XIX siècle, le château est rénové en partie par l'abbé Brunis qui le revend à la famille de Montalivet. Celle-ci le rénove entièrement et en fait un lieu touristique de l'Aveyron. Ainsi, le château n'a jamais été attaqué, n'a jamais été pris, demeurant un témoignage important du patrimoine de l'époque.