Peut-être d'abord un oppidum, avant d'être attestée dès le X siècle comme chatellenie dont dépendait plusieurs paroisses et châteaux.
Une tour est d'abord construite à la pointe du rocher de Turlande, un lieu stratégique, entouré d'une vaste forêt, permettant de contrôler facilement les passages au niveau de la Truyère.
Au XII siècle, une forteresse en pierre, reliée à l'extérieur par un pont-levis, entourée par des maisons d'habitation, des écuries et les murs d'enceinte. Au XIII siècle, une chapelle castrale.
Guerre de Cent Ans
Pendant la Guerre de Cent Ans, il est enlevé par surprise en 1363 par les Anglais qui venaient de prendre Brioude. Ceux-ci ravagère les seigneuries de Paulhenc, Chaudes-Aigues et Mur-de-Barrez jusqu'en 1387, date à laquelle les États d'Auvergne décidèrent de composer avec les pillards contre 50 000 livres qu'ils votèrent à cet effet. Bernard VII d'Armagnac, vicomte de Rodez, vint avec une armée pour leur remettre la somme convenue et leur faire vider les lieux.
Réunion à la vicomté de Carlat
En 1444, Turlande est comprise dans la vente de plusieurs seigneuries dépendantes de la vicomté de Murat que Raynaud II de Murat fit à Bernard VIII d'Armagnac, vicomte de Carlat, pour le prix de 4600 écus d'or. Ce dernier le vendit en arrière-fief au Sire de Rochedragon qui en dota sa fille lors de son mariage en 1495 à Jean d'Hauteroche.
Les vicomtes de Carlat continuèrent à porter le titre de seigneur de Turlande, et à nommer un capitaine du château, lequel était en ruine et inhabitable lorsque le Sieur Pol Loudes voulut en prendre possession pour le prince Honoré II de Monaco, devenu comte de Carladès.
La forteresse disparut peu à peu. Seule la chapelle est conservée.