Collégiale Notre-Dame de Beaune

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Introduction

Collégiale Notre-Dame
Façade de la collégiale Notre-Dame de Beaune
Latitude

Longitude
47° 01′ 27″ Nord

4° 50′ 11″ Est / 47.024167, 4.836389
PaysFrance France
RégionBourgogne
DépartementCôte-d'Or
VilleBeaune
CulteCatholique
TypeCollégiale
Début de la constructionXII siècle
Fin des travauxRestauration au XIX siècle.
Style(s) dominant(s)Roman
Localisation


Collégiale Notre-Dame de Beaune

La collégiale Notre-Dame de Beaune est un ensemble canonial datant de la deuxième moitié du XII siècle située à Beaune en Côte-d'Or.

La Collégiale Notre-Dame de Beaune fait partie des dernières grandes églises romanes de Bourgogne. Sa construction fut entreprise au milieu du XII siècle sur le modèle clunysien et fut achevée au début du siècle suivant en conservant une remarquable unité stylistique.

L'église fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 1840.

Le bâtiment conventuel (presbytère) fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 26 mai 1926.

Historique

Chevet de la collégiale Notre-Dame de Beaune

Les chanoines entreprirent de faire bâtir l'édifice au milieu du XII siècle et la construction, d'est en ouest, ne s'acheva qu'au début du XIII siècle. Les bâtiments canoniaux datent de la fin du XII siècle, le porche du milieu du XIII siècle.

Après l'incendie de 1272, des travaux furent entrepris ; les parties hautes de l'abside furent reconstruites au niveau de l'arcature aveugle : les fenêtres romanes furent remplacées par d'immenses fenêtres gothiques à remplages et des arcs-boutants établis sur les contreforts romans du déambulatoire ; les corniches et les fenêtres du déambulatoire furent remaniées, les toitures et la tour du transept modifiées.

Les chapelles furent ajoutées du XIII siècle au XVI siècle ; les plus remarquables sont la chapelle Saint-Léger ornée de peintures murales et la chapelle Bouton datée de 1530. La flèche gothique de l'église fut remplacée par un toit à l'impériale construit de 1580 à 1588, sur les plans d'Hugues Sambin.

En 1844, Viollet-le-Duc établit un devis de restauration ; les travaux furent exécutés à partir de 1860 sous la direction de Maurice Ouradou, l'architecte beaunois Alphonse Forest étant inspecteur des travaux.

Description

Tapisserie du chœur : L'annonciation

L'église comprend une nef à deux-bas côtés, un transept et un chœur avec abside, déambulatoire et chapelles rayonnantes. La nef, le transept et le chœur sont couverts de voûtes en berceau brisé, les bas-côtés et le déambulatoire de voûtes d'arêtes, le porche, l'abside, les chapelles, le cloître et la salle capitulaire de voûtes d'ogives, la chapelle Bouton d'un plafond.

À gauche du chœur se trouve l'ancienne sacristie, à droite, à l'étage, l'ancienne chapelle Saint-Michel (oratoire privé de Nicolas Rolin) dont l'abside, éclairée par une fenêtre plein-cintre, est supportée par un cul-de-lampe et couverte d'une terrasse bordée d'une balustrade. Un couloir permettait la communication avec le bâtiment canonial. Le portail du bras droit du transept ouvre sur une galerie de cloître à sept travées que surmonte une partie des anciens bâtiments canoniaux, actuellement utilisée comme presbytère.