Soit une observableA, c’est-à-dire une fonction sur l'espace des phases dépendant des moments et des coordonnées généralisées. Il résulte des relations précédentes que :
dtdA=∂t∂A+{A,H}
où ∂t∂A désigne la dérivée partielle de A par rapport à une éventuelle dépendance explicite de A par rapport au temps.
Dans le cas où A et B ne dépendent pas explicitement du temps : d'après l'identité de Jacobi, on a {A,{B,H}}+{B,{H,A}}+{H,{A,B}}=0.
Or dtdA={A,H}=0 et dtdB={B,H}=0, donc {H,{A,B}}=0.
Comme {A,B} ne dépend pas non plus explicitement du temps, on a dtd{A,B}={{A,B},H}=0.
D'où la conclusion pour ce cas.
Dans le cas général : on a dtd{A,B}=∂t∂{A,B}+{{A,B},H}
En utilisant l'identité de Jacobi et l'égalité utilisant les dérivées partielles, on obtient dtd{A,B}={dtdA,B}+{A,dtdB}
La conclusion dans le cas général est alors évidente.
Quantification canonique
L'intérêt du crochet de Poisson est qu'il permet de passer facilement à la quantification dans le formalisme algébrique de Heisenberg de la mécanique quantique. Il suffit en général de faire une substitution :
{X,Y}→iℏ1[X,Y]
où [.,.] désigne le commutateur, pour obtenir les relations de commutation des opérateurs dans le formalisme de Heisenberg à partir des crochets de Poisson des observables classiques. La même stratégie est applicable à la quantification d'un champ classique.