Les deux tableaux démographiques ci-dessous représentent, le premier, celui du détail de l'évolution démographique de la Charente-Maritime de 1793 à 2007 tandis que le second retrace les grandes dates de l'évolution démographique du département pendant la période contemporaine.
L'évolution démographique de la Charente-Maritime en chiffres
Tableau n°1 : L'évolution démographique de 1793 à 2007
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
438 042
399 162
405 592
409 477
445 249
449 649
460 245
468 103
469 992
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
474 828
481 060
479 529
465 653
465 628
466 416
462 803
456 202
453 455
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
452 149
453 793
451 044
418 310
417 789
415 249
419 021
416 187
447 973
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2007
470 897
483 622
497 859
513 220
527 146
557 024
605 410
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Graphique de l'évolution démographique de 1793 à 2007
Les grandes dates de l'évolution démographique de la Charente-Maritime pendant la période contemporaine
Tableau n°2 : Les grandes dates de l'évolution démographique de la Charente-Maritime pendant la période contemporaine
1801
1861
1881
1911
1921
1931
1946
1982
1999
2007
399 162
481 060
466 416
451 149
418 310
415 249
416 187
513 220
557 024
605 410
Chaque année mentionnée dans le tableau ci-dessus indique les grandes dates de l'histoire démographique de la Charente-Maritime dans la période contemporaine qui va du début du XIX siècle jusqu'au siècle actuel.
1801 : minimum démographique pour le département dans toute la période contemporaine.
1861 : Maximum démographique du département pour tout le XIX siècle.
1881 : Début de l'exode rural massif consécutif à la crise du phylloxéra qui a commencé à ravager les vignes à partir de 1875.
1911 : Poursuite du déclin démographique jusqu'à la veille de la Grande guerre.
1921 : Suite à la Première Guerre mondiale, le département enregistre sa plus forte baisse démographique jamais enregistrée dans toute la période contemporaine.
1931 : Minimum démographique du département pour tout le XX siècle.
1946 : Chiffre de population le plus bas depuis la Libération.
1982 : Le département franchit officiellement pour la première fois de son histoire démographique le seuil du demi million d'habitants.
1999 : Maximum démographique pour tout le XX siècle.
2007 : Le département franchit un nouveau cap en franchissant les 600 000 habitants, ce qui correspond à son niveau de population le plus élevé jamais atteint jusque là.
Population par divisions administratives
Arrondissements
Les superficies des arrondissements
Les 5 arrondissements de la Charente-Maritime et leurs chefs-lieux
Le département de la Charente-Maritime est subdivisé en cinq arrondissements depuis 1943 et s'étend sur une surface totale de 6 864 km².
La superficie des trois premiers arrondissements est relativement identique (arrondissement de Saintes : 1 546 km², arrondissement de Jonzac : 1 530 km² et arrondissement de Rochefort : 1 528 km²) et aucun de ces arrondissements n'occupe une proportion supérieure à 25 % de la superficie totale du département.
L'arrondissement de Saint-Jean-d'Angély qui en est le quatrième par sa superficie occupe tout juste le 1/5e de la superficie départementale avec 21 %.
L'arrondissement de La Rochelle avec ses 818 km² est quant à lui le plus petit des arrondissements de la Charente-Maritime et en même temps de la région Poitou-Charentes. En Charente-Maritime, il n'occupe que 11 9 % du territoire départemental.
Globalement, hormis l'arrondissement de La Rochelle qui est la plus petite des circonscriptions administratives du département, les quatre premiers arrondissements ont une superficie relativement comparable et offrent donc un certain équilibre de la répartition administrative du département. Ce qui est loin d'être le cas dans nombre de départements français, à commencer par celui du département voisin de la Charente qui a dû procéder en 2008 à une révision de la carte administrative par trop déséquilibrée .
De plus, dans la région Poitou-Charentes, les arrondissements de la Charente-Maritime occupent de par leur superficie le bas du tableau, même les deux derniers appartiennent à ce départemnt.
La population des arrondissements en 2007
La population se concentre principalement dans les trois premiers arrondissements du département qui ont chacun une population supérieure à 120 000 habitants.
L'arrondissement de La Rochelle rassemble à lui-seul 32,9 % de la population totale du département en 2007. C'est l'arrondissement le plus peuplé de la Charente-Maritime et l'un des trois plus peuplés de Poitou-Charentes.
L'arrondissement de Rochefort concentre 29,5 % de la population départementale et celui de Saintes 20,1 %.
Ainsi, ces trois premiers arrondissements (La Rochelle, Rochefort et Saintes) qui ont chacun plus de 120 000 habitants cumulent à eux trois 82,5 % de la population départementale en 2007.
Quant aux deux autres arrondissements, situés dans les marges orientales (arrondissement de Saint-Jean-d'Angély) et méridionales (arrondissement de Jonzac) de la Charente-Maritime, ils sont beaucoup moins peuplés. L'arrondissement de Jonzac ne représente que 8,9 % de la population départementale en 2007 et celui de Saint-Jean-d'Angély seulement 8,6 %. Ces deux derniers arrondissements ont une population cumulée inférieure à celle du seul arrondissement de Saintes avec lequel ils forment la majeure partie de l'ancienne province historique de la Saintonge.
Tableau démographique des arrondissements de la Charente-Maritime
(Classement par ordre de population)
Arrondissement
Population
2007
Population
1999
variation
2007/1999
Superficie en km²
Densité
hab./km
La Rochelle
199 332
184 728
7,9 %
818
244
Rochefort
178 676
161 340
10,8 %
1528
117
Saintes
121 712
108 989
11,2 %
1546
78
Jonzac
54 122
51 675
4,7 %
1530
35
Saint-Jean-d'Angély
52 108
50 292
3,6 %
1442
36
La situation démographique actuelle des arrondissements découle d'un clivage arrondissemnts littoraux - arrondissements de l'intérieur qui n'a fait que de se renforcer depuis le lendemain de la Seconde Guerre mondiale.
L'évolution démographique des arrondissements
L'évolution de la population des arrondissements de la Charente-Maritime depuis la Libération a été loin d'être uniforme et montre que le clivage entre les arrondissements du littoral - La Rochelle et Rochefort - et ceux de l'intérieur - Saint-Jean-d'Angély, Saintes et Jonzac - s'est accentué de recensement en recensement.
Tableau de l'évolution démographique des arrondissements de la Charente-Maritime de 1946 à 2007
(N.B.: La population de chaque arrondissement correspond à celle de leurs limites territoriales de 1975).
Années
Population des arrondissements
Jonzac
La Rochelle
Rochefort
Saint-Jean
Saintes
Charente-Maritime
1946
59 070
95 140
114 222
57 727
90 028
416 187
1954
59 362
111 111
127 555
57 935
92 010
447 973
1962
59 932
124 422
139 934
58 417
92 915
470 897
1968
57 404
135 045
139 934
56 831
94 408
483 622
1975
54 883
150 007
142 794
54 097
96 078
497 859
1982
53 724
159 924
147 331
52 755
99 486
513 220
1990
52 269
166 011
153 256
51 124
104 486
527 146
1999
51 675
184 728
161 340
50 292
108 989
557 024
2007
54 122
199 332
178 676
52 108
121 172
605 410
Cantons
Le département de la Charente-Maritime recense 51 cantons dont neuf sont des fractions cantonales de la ville de La Rochelle, trois relèvent de la ville de Saintes ainsi que de celle de Rochefort et deux de la ville de Royan.
Entre 1999 et 2007, le département de la Charente-Maritime a vu croître sa population de 8,7 %. Parmi les 51 cantons qui composent le département, deux sur trois ont eu une croissance supérieure à la moyenne départementale, soit 22 cantons.
Mais dans la période intercensitaire 1999/2007, la population de 43 cantons est en croissance démographique nette tandis qu'elle baisse pour seulement trois d'entre eux et est en stagnation pour cinq autres.
Les trois plus fortes croissances démographiques dans la période 1999/2007 concernent le canton de Courçon avec une croissance record de + 33,7 %, suivi du canton de Saint-Agnant avec + 27,5 % et du canton d'Aigrefeuille-d'Aunis avec + 25,3 %. Ce sont tous des cantons péri-urbains ou semi-ruraux en forte expansion démographique pour au moins trois raisons majeures : un prix de l'immobilier beaucoup plus accessible pour les jeunes ménages, un coût du foncier nettement plus abordable et enfin une pression fiscale sur le foncier qui est beaucoup plus supportable. Le cas du canton de Courçon s'inscrit tout à fait dans cette logique bien qu'il soit situé à une trentaine de kilomètres de la ville-centre qui est La Rochelle. La péri-urbanisation autour des quatre principales villes du département est un phénomène social et urbain qui remonte au milieu des années 1970. Cette "exurbanisation" touche encore La Rochelle et, en partie, Rochefort dans les quartiers du centre ou les quartiers populaires comme Mireuil à La Rochelle.
Les trois cantons en perte de vitesse sont par ordre de décroissance le canton de La Rochelle-3 avec une perte démographique record de -10,3 %, celui de La Rochelle-2 avec - 5,7 % et enfin celui d'Aulnay-de-Saintonge avec - 3 %. Ce dernier canton, situé dans les marges orientales de la Charente-Maritime, a la particularité d'être le seul canton de tout le département de la Charente-Maritime à enregistrer une baisse démographique constante depuis la Libération. En effet, de 1946 à 2007, ce canton profondément rural a perdu -33,1 % de sa population, soit le tiers de sa population.
Tableau démographique des 51 cantons de la Charente-Maritime et leur évolution démographique entre 1999 et 2007
(Classement par ordre démographique de 2007)
Canton
Pop.
2007
var.
/1999
canton
Pop.
2007
var.
/1999
La Jarrie
21 404
15,3 %
La Rochelle 4e canton
11 708
== 0,6 %
Royan-Ouest
19 913
12,4 %
Saint-Pierre-d'Oléron
11 672
4,1 %
La Rochelle 6e canton
19 906
12,4 %
Rochefort-Centre
11 635
4,1 %
Aytré
18 460
9,5 %
Cozes
11 507
12,6 %
Royan-Est
18 075
5,7 %
Rochefort-Sud
11 269
== -1,7 %
La Rochelle 5e canton
17 920
7,2 %
Jonzac
10 259
2,7 %
Saujon
17 713
20,3 %
La Rochelle 1er canton
9 990
3,1 %
La Rochelle 9e canton
17 140
== 1,5 %
La Rochelle 7e canton
9 782
== -0,6 %
Saintes-Ouest
16 968
10,2 %
Le Château-d'Oléron
9 570
8,8 %
Saint-Jean-d'Angély
16 353
3,5 %
Matha
9 491
4 %
Saintes-Nord
16 234
4,7 %
Montguyon
9 464
3,5 %
La Rochelle 8e canton
15 443
7,6 %
La Rochelle 3e canton
8 521
-10,3 %
Surgères
14 642
7,9 %
Saint-Genis-de-Saintonge
7 604
10,8 %
Saint-Agnant
14 261
27,5 %
Mirambeau
7 467
3,4 %
Marennes
14 170
13,6 %
La Rochelle 2e canton
7 270
-5,7 %
Saintes-Est
14 113
8,9%
Saint-Savinien
7 053
6,8 %
La Tremblade
13 864
10,7 %
Burie
6 847
5 %
Tonnay-Charente
13 455
12,3 %
Aulnay
6 559
-3 %
Rochefort-Nord
13 284
11,8 %
Montendre
6 516
5,9 %
Saint-Martin-de-Ré
13 156
9,5 %
Montlieu-la-Garde
6 443
4,7 %
Saint-Porchaire
13 148
15,6 %
Archiac
6 369
3,6 %
Aigrefeuille-d'Aunis
12 866
25,3 %
Loulay
4 922
== 1,3 %
Gémozac
12 410
15,9 %
Ars-en-Ré
4 640
3,5 %
Pons
12 232
5,5 %
Saint-Hilaire-de-Villefranche
4 528
9,6 %
Courçon
12 183
33,6 %
Tonnay-Boutonne
3 202
6,3 %
Marans
11 809
22,4 %
En 2007, la Charente-Maritime compte 32 cantons sur 51 ayant plus de 10 000 habitants contre 29 au recensement de 1999.
Un seul canton a plus de 20 000 habitants. Il s'agit du canton de La Jarrie qui est 8 fois plus peuplé que le canton de Tonnay-Boutonne, ce dernier étant le plus faiblement peuplé de la Charente-Maritime.
De plus, le canton de Tonnay-Boutonne fait partie des quatre cantons les moins peuplés du département et qui ont chacun moins de 5 000 habitants en 2007. Dans cette liste, se trouvent également les cantons de Loulay, Ars-en-Ré et Saint-Hilaire-de-Villefranche.
La répartition démographique par tranches communales
Depuis l'année 1973, le département compte 472 communes après avoir connu bien des remaniements depuis le lendemain de la Libération où, en 1950, il atteint le chiffre record de 486 communes.
Entre 1999 et 2007, la répartition de la population par communes fait apparaître d'importants contrastes de peuplement ainsi que des évolutions démographiques très sensibles entre chaque tranche de communes.
Tableau de l'évolution démographique par tranche de communes entre 1999 et 2007
TRANCHE DE COMMUNES
Nombre de communes en 2007
Nombre d'habitants en 2007
Proportion dans le département en 2007
Nombre de communes en 1999
Nombre d'habitants en 1999
Proportion dans le département en 1999
< 99 habitants
15
1 058
0,2 %
16
1 065
0,2 %
> 100 - 199 <
54
8 025
1,3 %
60
9 063
1,6 %
> 200 - 499 <
145
48 840
8,1 %
166
54 987
9,9 %
> 500 - 999 <
128
90 486
14,9 %
118
82 103
14,7 %
> 1 000 - 1 999 <
67
93 398
15,4 %
58
77 812
14 %
> 2 000 - 4 999 <
42
127 377
21 %
39
118 736
21,3 %
> 5 000 - 9 999 <
14
88 554
14,6 %
11
68 180
12,2 %
> 10 000 - 19 999 <
1.
18 424
3 %
1.
17 102
3,1 %
> 20 000 - 49 999 <
2
52 400
8,7 %
2
51 392
9,2 %
> 50 000 habitants
1
76 848
12,7 %
1
76 584
13,7 %
Les très petites communes
A la lecture du tableau ci-dessus, les très petites communes, celles appartenant à la catégorie des communes de moins de 199 habitants tendent à se dépeupler et leur nombre à diminuer constamment. Elles ne représentent plus que 1,5 % de la population départementale en 2007.
Au recensement de 2007, cette catégorie de communes est absente des arrondissements de La Rochelle et de Rochefort tandis que l'arrondissement de Saintes en comptabilise encore 5, mais ceux de Jonzac et de Saint-Jean-d'Angély qui sont les plus ruraux du département en ont respectivement 30 et 34.
Les communes de 200 à 499 habitants
Comme dans la catégorie précédente, cette tranche de petites communes tend également à se désertifier et leur nombre à diminuer fortement. En 2007, elles ne représentent plus que 8,1 % de la population départementale contre 9,9 % en 1999. Ces communes sont très souvent situées dans le "rural profond" et sont très peu attractives, sauf celles qui peuvent bénéficier d'une relative proximité d'un centre urbain (principal, secondaire ou petit) en raison de la continuité du phénomène de l'"exurbanisation" des villes.
La tranche des communes moyennes
Cette catégorie de communes dont la population est comprise entre 500 et moins de 1 000 habitants affiche une certaine vitalité démographique. Ces communes qui sont au nombre de 128 en 2007 contre 118 en 1999 bénéficient pour une majorité d'entre elles d'un bon report de la péri-urbanisation avec installation de jeunes ménages souvent avec des enfants. Ce constat se vérifie avec force dans les cantons redynamisés de Gémozac, Pons, Saint-Porchaire et Saujon, tous situés dans la mouvance urbaine de Saintes et dont certaines communes font partie de son aire urbaine. Ce fait est également attesté ailleurs dans le département autour des villes secondaires comme Saint-Jean-d'Angély, Surgères, Marennes, Pons et Jonzac. D'ailleurs, entre ces deux dernières villes, l'étonnante vitalité du canton de Saint-Genis-de-Saintonge démontre le desserrement urbain de ces deux villes-centres au profit des communes de ce canton qui affiche une des croissances démographiques les plus étonnantes en Haute-Saintonge (+ 10,8 %) alors que l'arrondissement de Jonzac n'enregistre que + 4,7 % entre 1999 et 2007.
Par contre, comme partout ailleurs dans le département et la région Poitou-Charentes, ces communes situées en milieu rural profond n'offrent guère de possibilité de développement et sont le plus souvent condamnées à péricliter.
Ce qui n'est pas le cas de celles qui sont proches d'une ville dynamique située entre quinze et vingt kilomètres en moyenne. Ces villages voient souvent leur vie communale revitalisée avec maintien de l'école ou sa réouverture, maintien du service public, généralement un bureau de poste, maintien du petit commerce local ou même son développement.
La tranche des communes de 1 000 à 1 999 habitants
Entre 1999 et 2007, il apparaît que les communes de 1 000 à 1 999 habitants augmentent aussi bien en nombre qu'en chiffre de population. Leur proportion dans le département est passée de 14 % en 1999 à 15,4 % en 2007 et le nombre de communes de cette catégorie est passé de 58 à 67 dans la même période.
Par ailleurs, il est intéressant de noter que ces communes n'étaient que 41 en 1946, puis 45 en 1962 et, vingt ans plus tard, 53 en 1982. Elles se sont donc régulièrement accru aussi bien en nombre qu'en population. Dès le recensement de 1982, 1 commune sur 10 faisait partie de la classe des communes de 1 000 à 1 999 habitants. Cette proportion est aujourd'hui d'une commune sur six.
C'est dire la vitalité de ces communes dont une large proportion est composée de communes péri-urbaines. Nombre d'entre elles - comme les communes de 500 à 999 habitants - bénéficient des mêmes avantages de leur proximité d'un centre urbain et connaissent une réelle revitalisation de leurs activités communales.
Il n'en est pas ainsi des communes de cette catégorie de population qui sont demeurées à l'écart des grands axes de communication et qui sont demeurées à vocation agricole ou qui sont situées dans les secteurs du "rural profond". La majorité de ces communes a plutôt vu sa population décliner, sinon stagner. Ce qui est le cas de toutes les communes situées dans les marges orientales et méridionales de la Charente-Maritime. Dans l'arrondissement de Saint-Jean-d'Angély, Aulnay-de-Saintonge et Tonnay-Boutonne se caractérisent par une stagnation démographique et dans l'arrondissement de Jonzac, si les évolutions sont plus contrastées, elles n'offrent pas de meilleurs bilans démographiques comme ceux observés à Cercoux, Chevanceaux, Mirambeau, Montlieu-la-Garde, Montguyon et Saint-Aigulin. D'ailleurs, cette dernière commune qui avait plus de 2 000 habitants jusqu'au recensement de 1990 n'a cessé de voir sa population décroître et passer nettement sous le seuil des 2 000 habitants perdant une centaine d'habitants depuis cette date.
La tranche des communes de plus de 2 000 habitants
La catégorie des communes de plus de 2 000 habitants se caractérise par une croissance constante aussi bien en nombre qu'en population. Elles sont au nombre record de 60 et représentant en 2007 60,1 % de la population départementale.
Les 60 communes de plus de 2000 habitants
En 2007, sur les 472 communes que comprend le département de la Charente-Maritime, 60 ont une population municipale supérieure à 2 000 habitants, soit 1 commune sur 8 en Charente-Maritme.
Parmi celles-ci, 18 communes ont de plus de 5 000 habitants et sont toutes classées comme communes urbaines, dont 4 recensent plus de 10 000 habitants dont La Rochelle qui compte plus de 75 000 habitants.
L’évolution démographique de ces différentes communes entre 1999 et 2007 est globalement très positive. Parmi les vingt premières communes du département, une écrasante majorité d'entre elles enregistre une croissance démographique très nette avec quelques records de croissance comme Saujon, Dompierre-sur-Mer ou encore Marennes.
Peu de ces villes voient leur bilan démographique en stagnation ou en diminution, seule dans cette catégorie, Saint-Jean-d'Angély accuse une perte de population de près de 2,8% par rapport à 1999.
Les quatre premières villes du département enregistrent toutes une croissance démographique positive, même si La Rochelle et Rochefort se caractérisent par de faibles croissances de leur population, la première ayant plutôt tendance à stagner depuis 1999. Quant à Saintes, sa croissance est près de quatre fois plus importante que celle de Rochefort tandis que Royan affiche un essor démographique nettement supérieur aux trois premières.
Globalement, ce sont surtout les villes de banlieue et les communes péri-urbaines qui affichent les plus fortes croissances démographiques comme partout ailleurs sur le territoire national.
Parmi les petites villes en crise, se trouvent notamment La Tremblade, Jonzac et L'Houmeau.
La Tremblade enregistre une baisse démographique depuis 1999, après avoir stagné de 1982 à 1999 alors que les deux communes qui composent sa banlieue sont en croissance démographique constante. Le centre de La Tremblade se vide de ses habitants qui viennent s'installer de préférence dans des zones nouvellement aménagées pour l'habitat. Ce que les communes voisines d'Arvert et d'Etaules ont entrepris par l'application de plans d'urbanisme (PLU) et de projets immobiliers.
Jonzac perd continuellement de la population depuis le recensement de 1982. En effet, Jonzac a vu sa population chuter de - 21,9 % entre 1982 et 2007, soit plus d'un cinquième de sa population. La démographie de Jonzac tranche singulièrement avec la vitalité économique de cette petite cité particulièrement innovante qui est également une dynamique station thermale. Cette sous-préfecture, qui est la plus petite du département, est frappée par le phénomène de l'"exurbanisation" où les habitants viennent peupler les villages alentours puisque son canton s'accroît de nouveau depuis 1999.
L'Houmeau, aux portes de La Rochelle, est une commune résidentielle qui n'a plus entrepris de programmes immobiliers depuis les années 1990 et qui est la seule commune de la première couronne rochelaise à accuser une baisse démographique constante depuis 1990.
Tableau de l'évolution démographique des 60 communes de plus de 2 000 habitants entre 1999 et 2007
(En caractères gras, les 18 communes de plus de 5 000 habitants en 2007)
(Classement par ordre d'importance démographique au recensement de 2007)
Commune
Pop.
2007
var.
/1999
Commune
Pop.
2007
var.
/1999
La Rochelle
76 848
== 0,3 %
Chaniers
3 355
3,8 %
Saintes
26 401
3,1 %
Sainte-Soulle
3 351
26,3 %
Rochefort
25 999
== 0,8 %
Bourcefranc-le-Chapus
3 311
12,2 %
Royan
18 424
7,7 %
Echillais
3 269
15,8 %
Aytré
8 806
14 %
Dolus-d'Oléron
3 156
15,9 %
Saint-Jean-d'Angély
7 463
-2,8 %
Montendre
3 146
== 0,9 %
Tonnay-Charente
7 434
12,2 %
Sainte-Marie-de-Ré
3 082
15,9 %
Lagord
7 054
9,3 %
Arvert
3 069
6,3 %
Périgny
6 709
11,8 %
La Flotte
2 923
6,8 %
Saujon
6 404
18,8 %
Soubise
2 824
131,5 %
Saint-Pierre-d'Oléron
6 204
4,4 %
La Jarrie
2 798
3,8 %
Surgères
6 188
2,3 %
Saint-Sulpice-de-Royan
2 735
19,4 %
Châtelaillon-Plage
5 959
5,9 %
Meschers-sur-Gironde
2 673
19,7 %
Nieul-sur-Mer
5 600
== -0,7 %
Médis
2 624
21,6 %
Marennes
5 315
13,4 %
Saint-Martin-de-Ré
2 588
== -1,9 %
Dompierre-sur-Mer
5 277
22,6 %
Gémozac
2 571
8,5 %
Puilboreau
5 101
10,4 %
Breuillet
2 539
16,6 %
Saint-Georges-de-Didonne
5 040
== 0,1 %
Saint-Georges-des-Coteaux
2 481
18,3 %
Marans
4 655
6,4 %
Marsilly
2 471
12,2 %
Saint-Xandre
4 519
9,7 %
Saint-Savinien
2 372
== 0,6 %
La Tremblade
4 474
-4,1 %
Saint-Agnant
2 329
11,8 %
Pons
4 442
== 0,3 %
Le Bois-Plage-en-Ré
2 303
3 %
Fouras
4 056
5,8 %
Rivedoux-Plage
2 260
28,8 %
Le Château-d'Oléron
3 949
11,2 %
Saint-Jean-de-Liversay
2 229
31,3 %
Saint-Palais-sur-Mer
3 830
14,6 %
Charron
2 220
34,5 %
Vaux-sur-Mer
3 785
9,8 %
La Jarne
2 211
7,6 %
Angoulins-sur-Mer
3 695
5,5 %
Étaules
2 153
35,7 %
Aigrefeuille-d'Aunis
3 577
13,5 %
Matha
2 135
2,5 %
Jonzac
3 511
-8 %
Fontcouverte
2 109
11,5 %
Saint-Georges-d'Oléron
3 490
6,2 %
L'Houmeau
2 107
-7,5 %
Il est à noter que les 60 communes de plus de 2000 habitants représentent en 2007 60,1 % de la population du département et celles de plus de 5000 habitants en totalisent 39 %.
En 1946, la Charente-Maritime ne comptait que 27 communes de plus de 2000 habitants dont seulement 5 avaient plus de 5000 habitants. Elles représentaient 44,2 % de la population.
En 1975, 40 communes avaient plus de 2000 habitants dont 10 comptaient plus de 5000 habitants. Leur proportion dans la population départementale était de 56,8 %.
Ainsi de 1946 à 2007, le nombre de communes de plus de 2000 habitants a plus que doublé tandis que celles de plus de 5000 habitants a plus que triplé dans la même période.
Densité de population
La densité de population du département
La densité de population progresse régulièrement en Charente-Maritime depuis la Libération, en cohérence avec la croissance de la population départementale.
En 2007, la densité s'établit à 88 hab/km². Elle demeure certes inférieure à la moyenne nationale qui est de 114 hab/km² mais elle est nettement supérieure à la moyenne de la région Poitou-Charentes qui est de 67 hab/km² en 2007.
1946
61
1954
65
1962
69
1968
70
1975
73
1982
75
1990
77
1999
81
2007
88
Dans la région Poitou-Charentes, la Charente-Maritime est non seulement le département le plus peuplé mais il en est le plus densément peuplé. Pour mémoire, la région Poitou-Charentes a une densité de population très moyenne, près de deux fois inférieure à celle de la France métropolitaine, dont les densités respectives sont de 67 hab/km² et 114 hab/km².
Tableau des densités de population des quatre départements de Poitou-Charentes en 2007
(Classement par ordre d'importance de densité de population)
DÉPARTEMENT
Densité de population
Charente-Maritime
88 hab/km².
Deux-Sèvres
61 hab/km².
Vienne
60 hab/km².
Charente
59 hab/km².
La densité de population des arrondissements
A l'intérieur du département, les cinq arrondissements qui le composent ont des densités de population très différentes, résultant d'une distorsion importante dans la répartition de la population entre les arrondissement littoraux - La Rochelle et Rochefort - et ceux de l'intérieur, correspondant à la Saintonge historique - Jonzac, Saintes et Saint-Jean-d'Angély.
Les arrondissements littoraux
Du fait de sa faible superficie, l'arrondissement de La Rochelle a une densité de population particulièrement élevée puisqu'elle s'élève à 244 hab/km² en 2007, soit deux fois plus que la densité de la France métropolitaine qui est de 114 hab/km² à cette même date. C'est non seulement l'arrondissement le plus densément peuplé de la Charente-Maritime mais aussi de Poitou-Charentes.
L'arrondissement de Rochefort a une densité de population relativement élevée s'établissement au recensement de 2007 à 117 hab/km². Comme pour l'arrondissement de La Rochelle, celui de Rochefort a également une densité de population supérieure à celle de la France métropolitaine.
Les arrondissements de l'intérieur
Les trois autres arrondissements de la Charente-Maritime qui représentent la partie continentale de la Saintonge historique ont des densités de population nettement moins élevées que ceux du littoral et sont toutes inférieures à la moyenne départementale qui s'établit à 88 hab/km². Mais là encore, il existe de réels constrastes de peuplement au sein de la Saintonge.
L'arrondissement de Saintes qui est le plus étendu des arrondissements de la Charente-Maritime et occupe une position centrale au sein du département parvient à une densité de 78 hab/km² en 2007, elle en est la densité la plus élevée de la Saintonge.
Il est à noter que si l'arrondissement de Saintes a une densité légèrement inférieure à celle du département, elle est néanmoins nettement supérieure à celle de l'ensemble de la région Poitou-Charentes qui, en 2007, s'élève à 67 hab/km², ainsi qu'aux trois autres départements qui composent cette région (Deux-Sèvres 61 hab/km², Vienne 60 hab/km² et Charente 59 hab/km²).
Quant aux deux autres arrondissements, situés dans les marges orientales (arrondissement de Saint-Jean-d'Angély) et méridionales (arrondissement de Jonzac) de la Charente-Maritime, leur densité de population est peu élevée, étant respectivement de 36 hab/km²' et de 35 hab/km² en 2007.
Leurs densités de population sont deux fois inférieures à celle de l'arrondissement de Saintes et à celle du département de la Charente-Maritime.
Ces importants contrastes de peuplement au sein de la Charente-Maritime se vérifient également à l'échelle des cantons.
La densité de population des cantons
La densité de population par canton fait apparaître des distorsions importantes dans la répartition de la population au sein du département qui oppose les cantons surpeuplés du littoral et les cantons urbains aux cantons ruraux très faiblement peuplés.
Tableau des densités de population des cantons de la Charente-Maritime en 2007
N.B. : Les cantons urbains de La Rochelle, Royan, Rochefort et Saintes signalés respectivement par les chiffres (1), (2), (3) et (4) dans le tableau ci-dessous sont des regroupements de canton.
Canton
Densité de population en 2007
Population
Arrondissement
Rang
Densité de population supérieure à 200 hab/km²
La Rochelle (1)
970 hab/km²
117 680 h.
La Rochelle
1
Aytré
692 hab/km²
18 460 hab.
La Rochelle
2
Royan (2)
354 hab/km²
37 988 hab.
Rochefort
3
Saint-Martin-de-Ré
302hab/km²
13 156 hab.
La Rochelle
4
Rochefort (3)
287 hab/km²
36 188 hab.
Rochefort
5
Densité de population comprise entre 100 hab/km² et 199 hab/km²
Saintes (4)
163 hab/km²
47 315 hab.
Saintes
6
La Jarrie
149 hab/km²
21 404 hab.
La Rochelle
7
Le Château-d'Oléron
140 hab/km²
9 570 hab.
Rochefort
8
Ars-en-Ré
111 hab/km²
4 640 hab.
La Rochelle
9
Saint-Pierre-d'Oléron
110 hab/km²
11 672 hab.
Rochefort
10
Densité de population comprise entre 50 hab/km² et 99 hab/km²
Saujon
91 hab/km²
17 713 hab.
r> Saintes
<cente11
Saint-Agnant
81 hab/km²
14 261 hab.
Rochefort
12
La Tremblade
81 hab/km²
13 864 hab.
Rochefort
13
Marennes
78 hab/km²
14 170 hab.
Rochefort
14
Tonnay-Charente
75 hab/km²
13 455 hab.
Rochefort
15
Aigrefeuille-d'Aunis
71 hab/km²
12 866 hab.
Rochefort
16
Saint-Jean-d'Angély
70 hab/km²
16 353 hab.
St-Jean-d'Angély
17
Marans
64 hab/km²
11 809 hab.
La Rochelle
18
Surgères
63 hab/km²
14 642 hab.
Rochefort
19
Jonzac
59 hab/km²
10 259 hab.
Jonzac
20
Cozes
57 hab/km²
11 507 hab.
Saintes
21
Saint-Porchaire
56 hab/km²
13 148 hab.
Saintes
22
Burie
55 hab/km²
6 847 hab.
Saintes
23
Pons
51 hab/km²
12 232 hab.
Saintes
24
Densité de population comprise entre 20 hab/km² et 49 hab/km²
Gémozac
48 hab/km²
12 410 hab.
Saintes
25
Courçon
48 hab/km²
12 183 hab.
La Rochelle
26
Montendre
45 hab/km²
6 516 hab.
Jonzac
27
Saint-Savinien
42 hab/km²
7 053 hab.
St-Jean-d'Angély
28
St-Hilaire-de-Villefranche
37 hab/km²
4 528 hab.
St-Jean-d'Angély
29
St-Genis-de-Saintonge
'36 hab/km²
7 604 hab.
Jonzac
30
Matha
33 hab/km²
9 491 hab.
St-Jean-d'Angély
31
Archiac
33 hab/km²
6 369 hab.
Jonzac
32
Montguyon
29 hab/km²
9 464 hab.
Jonzac
33
Montlieu-la-Garde
29 hab/km²
6 443 hab.
Jonzac
34
Mirambeau
28 hab/km²
7 467 hab.
Jonzac
35
Loulay
28 hab/km²
4 922 hab.
St-Jean-d'Angély
36
Tonnay-Boutonne
22 hab/km²
3 202 hab.
St-Jean-d'Angély
37
Aulnay-de-Saintonge
20 hab/km²
6 559 hab.
St-Jean-d'Angély
38
Carte des densités de population des cantons de la Charente-Maritime en 2007
Les cantons urbains
Sur les 51 cantons qui forment le département de la Charente-Maritime, 17 sont des cantons comportant des fractions de commune des villes de La Rochelle, Saintes, Rochefort et Royan. Regroupés autour de leur ville centre, le nombre de cantons est donc réduit à 4 cantons urbains.
Les neuf cantons de La Rochelle regroupés en un seul canton urbain donnent une densité moyenne de 970 hab/km² en 2007, soit la plus forte densité de population qui soit relevée en Poitou-Charentes. Cette densité de population particulièrement élevée est dix fois supérieure à la moyenne départementale.
Ils sont suivis par les deux cantons de Royan (cantons de Royan-Est et de Royan-Ouest) qui obtiennent une densité moyenne de 354 hab/km². Cette très forte densité de population, quatre fois supérieure à la moyenne départementale, en fait un des espaces géographiques les plus densément peuplés de la Charente-Maritime.
Les trois cantons de Rochefort (Rochefort-Centre, Rochefort-Nord et Rochefort-Sud) ont une densité moyenne de 287 hab/km², ce qui correspond à une densité trois fois supérieure à la moyenne départementale et, ce, malgré la présence de vastes espaces de marais qui font chuter les densités communales entre 27 hab/km² dans la commune de Loire-les-Marais et 54 hab/km² dans la commune d'Yves.
Enfin, les trois cantons de Saintes qui s'étendent sur une superficie relativement étendue avec 290,24 km² ont une densité moyenne de 163 hab/km², soit une densité presque deux fois supérieure à la moyenne départementale. C'est le seul espace géographique de l'arrière-pays de la Charente-Maritime qui soit densément peuplé.
Les cantons insulaires
Hors des cantons urbains densément peuplés, la Charente-Maritime comptent quatre cantons issus des îles d'Oléron et de Ré dont les densités de population sont particulièrement élevées, et presque toutes égales ou supérieures à la moyenne nationale.
Tableau des densités de population des quatre cantons de l'archipel charentais en 2007
(Classement par ordre d'importance de densité de population)
CANTON INSULAIRE
Densité de population
Canton de Saint-Martin-de-Ré
302 hab/km².
Canton du Château-d'Oléron
140 hab/km².
Canton d'Ars-en-Ré
111 hab/km².
Canton de Saint-Pierre-d'Oléron
110 hab/km².
Les cantons polarisés par un centre urbain et les cantons péri-urbains
Ils sont au nombre de 16 en Charente-Maritime et ils jouent un rôle important en matière de démographie.
Trois types de cantons peuvent être caractérisés dans cette partie.
Certains d'entre eux sont surtout des espaces où la péri-urbanisation est particulièrement active et qui a considérablement transformé ces cantons proches des villes (cantons d'Aytré, de La Jarrie, d'Aigrefeuille-d'Aunis et de Marans dans l'aire urbaine de La Rochelle, cantons de Saint-Agnant et de Tonnay-Charente dans la mouvance urbaine de Rochefort, canton de Saujon partagé entre les influences urbaines de Saintes au Nord-Est et de Royan au Sud-Ouest, cantons de Saint-Porchaire et de Pons dans l'influence urbaine de Saintes). Ce sont les cantons les plus dynamiques et les plus attractifs, leurs densités de population ne cessent de croître rapidement rattrapant à terme la densité départementale, ce qui est déjà le cas du canton de Saujon.
Le deuxième type de canton est celui qui est dominé par une ville secondaire de l'armature urbaine du département, ce sont les cantons polarisés par un centre urbain secondaire. Ces centres urbains secondaires ou pôles intermédiaires sont des points d'ancrage essentiels entre le milieu rural et les villes principales de la Charente-Maritime. Ils exercent une forte influence sur leurs propres cantons qui demeurent à prédominance de peuplement rural (cantons de Saint-Jean-d'Angély, Saujon, Surgères, Jonzac et Pons).
Enfin, les cantons littoraux de Marennes et de La Tremblade, voire même de Cozes, dont l'économie touristique est devenue une activité prépondérante sont également très attractifs du fait qu'ils sont caractérisés par la fonction de villégiature et de résidence de nombreux retraités ou par l'essor tertiaire d'une ville centre comme Marennes.
Seulement deux de ces cantons ont une densité supérieure à 100 hab/km² (cantons d'Aytré et de La Jarrie) et un troisième a une densité supérieure à la moyenne départementale (canton de Saujon). Tous les autres cantons ont une densité de population comprise entre 51 et 81 hab/km², ils connaissent tous sans exception des croissances démographiques, parfois fort élevées, entre 1999 et 2007.
Tableau des densités de population des trois cantons urbains et péri-urbains en 2007
(Classement par ordre d'importance de densité de population)
CANTON URBAIN OU PERIURBAIN
Densité de population
Canton d'Aytré
692 hab/km².
Canton de La Jarrie
149 hab/km².
Canton de Saujon
91 hab/km².
Canton de Saint-Agnant
81 hab/km².
Canton de La Tremblade
81 hab/km².
Canton de Marennes
78 hab/km².
Canton de Tonnay-Charente
75 hab/km².
Canton d'Aigrefeuille-d'Aunis
71 hab/km².
Canton de Saint-Jean-d'Angély
70 hab/km².
Canton de Marans
64 hab/km².
Canton de Surgères
63 hab/km².
Canton de Jonzac
59 hab/km².
Canton de Cozes
57 hab/km².
Canton de Saint-Porchaire
56 hab/km².
Canton de Burie
55 hab/km².
Canton de Pons
51 hab/km².
La faible densité des cantons ruraux
La Charente-Maritime compte 14 cantons ruraux dont la densité de population est comprise entre 20 hab/km² et 48 hab/km². Au recensement de 2007, aucun canton n'a une densité de population inférieure à 19 hab/km². Généralement, ces cantons ont des densités moyennes de population de deux à trois fois inférieures à la densité du département de Charente-Maritime, et même quatre fois inférieure, cas exceptionnel du canton d'Aulnay, canton situé dans les marges orientales du département.
Parmi ces cantons, deux sont des cantons gagnés par le mouvement de la péri-urbanisation ; bientôt leur densité de population franchira le seuil des 50 hab/km² en raison de leur très forte poussée démographique (canton de Courçon dans l'orbite urbaine de La Rochelle et canton de Gémozac dans la mouvance urbaine de Saintes). Ils ont chacun 48 hab/km² en 2007.
Par contre, la Charente-Maritime recense six cantons dont la densité démographique est comprise entre 20 et 29 hab/km². Ces cantons du rural profond ont une démographie fortement affaiblie, très caractéristique des espaces géographiques de la diagonale des faibles densités où aucun centre urbain ne polarise son canton et ne peut jouer son rôle d'entraînement local. Seuls, les cantons du sud du département (cantons de Mirambeau, de Montlieu-la-Garde et de Montguyon) peuvent encore espérer trouver un second souffle dans leur démographie grâce à la proximité de Bordeaux dont l'influence urbaine dépasse dorénavant le nord du département de la Gironde et atteint les confins méridionaux de la Charente-Maritime depuis le début du XXI siècle.
Tableau des densités de population des quatorze cantons ruraux en 2007
(Classement par ordre d'importance de densité de population)
CANTON RURAL
Densité de population
Canton de Gémozac
48 hab/km².
Canton de Courçon
48 hab/km².
Canton de Montendre
45 hab/km².
Canton de Saint-Savinien
42 hab/km².
Canton de Saint-Hilaire-de-Villefranche
37 hab/km².
Canton de Saint-Genis-de-Saintonge
36 hab/km².
Canton de Matha
33 hab/km².
Canton d'Archiac
33 hab/km².
Canton de Montguyon
29 hab/km².
Canton de Montlieu-la-Garde
29 hab/km².
Canton de Mirambeau
28 hab/km².
Canton de Loulay
28 hab/km².
Canton de Tonnay-Boutonne
26 hab/km².
Canton d'Aulnay
20 hab/km².
La densité de population des communes
89 communes ont de plus de 100 hab/km² en 2007
Au recensement de 2007, sur les 472 communes que compte la Charente-Maritime, 89 ont une densité de population supérieure à 100 hab/km² dont 41 ont une densité supérieure à 200 hab/km². Elles représentant 18,9 % des communes du département, soit près d'une commune sur 5 en Charente-Maritime a plus de 100 hab/km².
En 1999, le département en recensait 70, dont 30 avaient plus de 200 hab/km². Leur proportion s'établissait alors à 14,8 % de toutes les communes du département, soit 1 commune sur 7.
Le nombre de communes de plus de 100 hab/km² n'a cessé d'augmenter en Charente-Maritime depuis le lendemain de la Deuxième Guerre mondiale comme l'indique clairement l'histogramme ci-dessous. Il a d'ailleurs plus que doublé entre 1946 et 2007.
1946
38
1954
40
1962
42
1968
51
1975
55
1982
64
1990
70
1999
79
2007
89
Par ailleurs, les communes les plus densément peuplées, sont non seulement les quatre villes principales de la Charente-Maritime mais elles concernent principalement les communes de banlieue de l'agglomération rochelaise comme le montre le tableau ci-dessous. Toutes ces villes ont une densité de population supérieure à 500 hab/km².
Tableau des dix communes les plus densément peuplées en 2007
(Classement par ordre d'importance de densité de population)
COMMUNE
Densité de population
La Rochelle
2 696 hab/km².
Rochefort
1 184 hab/km².
Royan
955 hab/km².
Châtelaillon-Plage
904 hab/km².
Lagord
877 hab/km².
Aytré
721 hab/km².
Puilboreau
647 hab/km².
Vaux-sur-Mer
634 hab/km².
Périgny
622 hab/km².
Saintes
580 hab/km².
Enfin, il faut signaler que La Rochelle avec 2 696 hab/km² est de loin avant Poitiers (2 120 hab/km²) et Angoulême (1953 hab/km²) la ville la plus densément peuplée de la région Poitou-Charentes en 2007.
Les communes de plus de 50 à 99 hab/km²
En 2007, 91 communes ont une densité de population comprise entre 50 et 99 hab/km². Ce qui représente 1 commune sur 5 en Charente-Maritime. Là encore, leur nombre ne cesse d'augmenter. Elles étaient 69 en 1990 et sont passées au nombre de 73 en 1999.
Ces communes sont souvent d'anciennes communes agricoles que la péri-urbanisation a considérablement changé. Elles ont l'avantage d'être situées entre dix et vingt kilomètres, quelquefois trente, de la ville-centre, et bénéficient toutes d'une croissance démographique très rapide, en raison principalement de l'installation de jeunes ménages. Elles se sont transformées en communes péri-urbaines ou semi-rurales et profitent toutes du mouvement social et démographique commencé dans les années 1970 autour de La Rochelle, Rochefort et Saintes, puis amplifié dans les année 1980 autour des centres urbains secondaires comme Saint-Jean-d'Angély, Surgères, Pons ou Jonzac.
Si la péri-urbanisation est une chance de développement pour une catégorie de communes rurales, il n'en est pas toujours ainsi pour les communes du "rural profond" où les densités de population chutent vertigineusement et qui sont également présentes en Charente-Maritime.
5 communes ont de moins de 9 hab/km² en 2007
Ainsi, à l'autre extrême du classement des communes, 5 d'entre elles ont moins de 9 hab/km² en 2007. Elles sont toutes situées dans les marges orientales et méridionales du département et appartiennent au secteur démographique ayant les caractéristiques de la diagonale des faibles densités.
Quatre d'entre elles sont situées dans le canton d'Aulnay, partie orientale du département, et la cinquième dans le canton de Montguyon, dans la Double saintongeaise. Il s'agit de communes forestières dont l'importance occupée par les bois recouvre souvent plus de la moitié de la superficie communale, cas notamment de la commune la moins peuplée de la Charente-Maritime, La Genetouze.
Tableau des cinq communes les moins densément peuplées en 2007
(Classement par ordre d'importance de densité de population)
COMMUNE
Densité de population
Saleignes
9 hab/km².
Romazières
8 hab/km².
les Eduts
8 hab/km².
Vinax
7 hab/km².
La Genetouze
6 hab/km².
Population rurale et population urbaine
La baisse régulière du taux de population rurale depuis la Libération
Comme l'indique l'histogramme ci-dessous, le taux de population rurale n'a cessé de décroître depuis 1946 à la seule exception de la période 1982-1990 où il s'est légèrement relevé. Mais depuis le recensement de 1968, il demeure inférieur au seuil des 50 %.
Si au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, près de 2 habitants sur 3 vivaient en milieu rural en Charente-Maritime, aujourd'hui, les campagnes ne rassemblent plus que deux habitants sur cinq.
1946
61.6
1954
58.9
1962
55.5
1968
49.6
1975
49.0
1982
47.1
1990
47.5
1999
44.8
Le maintien d'une population rurale encore nombreuse
Pendant de longues décennies, la population rurale est demeurée dominante dans le département comme d'ailleurs dans les départements voisins du Centre-Ouest de la France.
Le tableau démographique ci-dessous est riche d'enseignements et montre de prime abord que la ruralité est un fait social fortement ancré en Charente-Maritime où les campagnes "résistent" plutôt bien à l'"érosion" des effectifs.
Tableau de l'évolution de la population rurale de 1946 à 1999
L'évolution démographique de la population rurale fait apparaître certaines périodes de vitalité tandis que d'autres sont marquées par un réel déclin.
Dans les situations de déclin démographique, la période qui va de 1954 à 1968 où la population rurale a très sensiblement baissé est due au "second exode rural" qui a marqué profondément les communes agricoles du département et la période située entre 1990 et 1999 accuse de nouveau un léger fléchissement démographique du cette fois à la reprise très nette de l'urbanisation au détriment des campagnes.
Quant aux périodes de relative dynamisme du monde rural, elles le doivent à deux circonstances démographiques très différentes.
Si entre 1946 et 1954, la population rurale s'accroît notablement, elle le doit à la vitalité démographique des années du "baby boom" de l'après-guerre qui ont marqué la Charente-Maritime comme l'ensemble des départements français.
L'essor démographique de la population rurale dans la période 1968-1975 et dans celle de 1982-1990 relève simplement du mouvement de la péri-urbanisation qui a "déplacé la ville vers les campagnes". Toutes les communes périphériques des villes principales ont enregistré pendant ces périodes un accroissement démographique très important relevant du fait nouveau et contemporain de la "rurbanisation" qui a touché profondément la Charente-Maritime.
Par contre, le nombre de communes rurales est en baisse constante depuis le recensement de 1954 mais elles demeurent toujours les plus nombreuses. En 1999, 425 communes sur 472 du département sont classées comme étant rurale, ce qui représente une proportion encore très élevée de 90 % c'est-à-dire que neuf communes sur dix sont rurales en Charente-Maritime. Ce pourcentage était de 96,3 % en 1946 et de 93,6 % en 1968, l'année où la population urbaine était pour la première fois dans l'histoire démographique de ce département supérieure à la population rurale.
Parmi ces communes rurales, il faut désormais faire la distinction entre les communes du "rural profond" qui sont les plus nombreuses et qui se caractérisent toutes par un déclin démographique pratiquement irréversible et les communes semi-rurales - ainsi que les communes péri-urbaines -, qui sont d'anciennes communes agricoles revitalisées depuis les années 1970 par l'installation des "néo-ruraux". Ces derniers, constitués majoritairement de jeunes ménages avec enfants, ont choisi de vivre dans les villages situés dans les couronnes péri-urbaines des villes principales, secondaires et petites du département et y apportent un incontestable renouveau autant démographique qu'économique et social. Ils contribuent à accroître la population rurale dans le département, sinon à la maintenir à un taux encore élevé.
Ce n'est que depuis le recensement de population de 1968 que la Charente-Maritime recense davantage de citadins que de ruraux. A cette date, le taux de population était de 50,4 %.
L'évolution du taux de population urbaine depuis la Libération
Comme l'indique l'histogramme ci-dessous, le taux de population urbaine n'a cessé de croître depuis 1946 mais il s'est ralenti dans la période comprise entre 1968 et 1990 pour s'accélérer de nouveau entre 1990 et 1999.
1946
38.4
1954
41.1
1962
44.5
1968
50.4
1975
51.0
1982
52.9
1990
52.5
1999
55.2
Une population urbaine majoritaire et en constante progression
La population urbaine a constamment progressé autant par le nombre de communes et d'unités urbaines que par le chiffre de population depuis 1946.
Tableau de l'évolution urbaine de 1946 à 1999
ANNEE
POPULATION URBAINE
(Nombre de communes urbaines)
Nombre d'unités urbaines
1946
159 646.
(17)
16.
1954
184 227.
(18)
16.
1962
209 500.
(21)
19.
1968
243 857.
(31)
20.
1975
253 674.
(31)
17.
1982
271 708.
(38)
21.
1990
276 715.
(41)
22.
1999
307 586.
(47)
26.
En résumé, la population urbaine a presque doublé depuis le lendemain de la Seconde Guerre mondiale jusqu'à la fin du XX siècle passant de 159 646 habitants en 1946 à 307 586 habitants en 1999, soit une croissance globale de 147 940 nouveaux citadins alors que, dans le même temps, le département s'est accru de 140 837 habitants, soit respectivement + 92,7 % et + 33,8 %. En clair, la population urbaine s'est accrue beaucoup plus vite que celle du département ayant doublé depuis la France pendant que celle du département a seulement cru d'un tiers.
L'essor démographique de la population citadine a été en général nettement supérieur à la croissance départementale démontrant la vitalité des villes depuis l'après-guerre.
Tableau de comparaison de l'évolution démographique de la population départementale et de la population urbaine de 1946 à 1999
PERIODE INTERCENSITAIRE
Population urbaine Variation absolue
Population urbaine Variation relative
Département Variation absolue
Département Variation relative
1946-1954
+ 24 581 hab.
+ 15,4 %
+ 31 786 hab.
+ 7,6 %
1954-1962
+ 25 273 hab.
+ 13,7 %
+ 22 924 hab.
+ 5,1 %
1962-1968
+ 34 357 hab.
+ 16,4 %
+ 12 725 hab.
+ 2,7 %
1968-1975
+ 9 817 hab.
+ 4 %
+ 14 237 hab.
+ 2,9 %
1975-1982
+ 18 034 hab.
+ 7,1 %
+ 15 361 hab.
+ 3,1 %
1982-1990
+ 5 007 hab.
+ 1,8 %
+ 13 926 hab.
+ 2,7 %
1990-1999
+ 30 871 hab.
+ 11,2 %
+ 29 878 hab.
+ 5,7 %
Le tableau ci-dessus montre que la population urbaine s'est accrue plus rapidement que celle du département mais cette évolution n'a pas été régulière, étant marquée par des périodes d'essor rapide et d'autres par de nets ralentissements correspondant à la fois à l'émergence du phénomène de l'"exurbaniation" et à la crise industrielle très vive qui ont marqué les villes du département dans les années 1980 en particulier.
Graphique de comparaison entre l'évolution urbaine et l'évolution démographique de la Charente-Maritime de 1946 à 1999
(En rouge : population urbaine - En brun : population départementale)
Comme l'indique clairement le graphique ci-dessus, la population urbaine s'est accrue globalement deux à trois fois plus vite que la population départementale dans quatre périodes intercensitaires sur sept entre la Libération et la fin du XX siècle, notamment dans la période 1962-1968 où la croissance urbaine a été exceptionnellement vigoureuse, étant plus de cinq fois supérieure à la moyenne du département, respectivement + 16,4 % et + 2,7 %.
Dans ces périodes, caractérisées par un essor urbain sans précédent, les villes s'accroissent à la fois spatialement - formation des agglomérations urbaines par l'extension des banlieues et des faubourgs urbains - et numériquement - accroissement du nombre de communes urbaines. Leur attractivité a été exceptionnellement élevée dans la période de l'après-guerre, puis s'est de nouveau accélérée dans la dernière décennie du XX siècle (période 1990-1999) où la population urbaine a atteint en 1999 le chiffre record de plus de 300 000 citadins en Charente-Maritime.
Seule, la période 1982-1990 montre un signe de l'essoufflement de l'urbanisation du département. En effet, l'augmentation de la population urbaine a été beaucoup moins élevée que celle du département et a profité d'un repli vers les campagnes péri-urbaines. Elle correspond également aux années particulièrement difficiles de la crise urbaine et industrielle qui a frappé la majorité des villes et des agglomérations de la Charente-Maritime.
Cependant, l'expansion urbaine s'est de nouveau accélérée à partir de 1990 et s'est amplifiée dans la première décennie du XXI siècle.
Par ailleurs, autre signe de cette accélération de l'urbanisation du département, le nombre de communes urbaines est passé de 17 en 1946 à 47 en 1999, soit une commune sur dix est classée urbaine en Charente-Maritime à la fin du siècle dernier.
Si la population urbaine est devenue majoritaire en Charente-Maritime, sa répartition au sein du département est très contrastée. Les villes du littoral sont à la fois les plus nombreuses et les plus attractives tandis que les villes de l'intérieur du département, même si elles demeurent d'incontestables points d'ancrage dans les zones rurales, se caractérisent par une moindre vitalité, à l'exception notable de Saintes et de Saujon.
Le développement contrasté des villes entre 1999 et 2007
En 1999, la Charente-Maritime comptabilisait 26 unités urbaines y compris celle de Saint-Aigulin qui est classée commune urbaine en formant avec la commune voisine de La Roche-Chalais dans le département de la Dordogne une agglomération urbaine.
Le tableau suivant donne la liste de 25 unités urbaines de la Charente-Maritime qui ont plus de 2 000 habitants et leur évolution démographique entre 1999 et 2007. Cette liste donne une indication de l'évolution urbaine en Charente-Maritime qui, en première lecture, montre que l'urbanisation continue de progresser depuis le début du XXI siècle.
Tableau démographique de 25 unités urbaines de la Charente-Maritime et leur évolution démographique entre 1999 et 2007
(Classement des unités urbaines par ordre démographique de 2007).
Rang
Unité urbaine
Population
2007
variation
2007/1999
Population
1999
1
La Rochelle
119 771
3,1 %
116 157
2
Rochefort
37 667
4,6 %
36 000
3
Royan
33 752
8,3 %
31 161
4
Saintes
27 977
4,3 %
26 836
5
La Tremblade
9 696
6,1 %
9 141
6
Marennes
8 626
13 %
7 636
7
Saint-Jean-d'Angély
7 463
2,8 %
7 681
8
Saujon
6 404
18,8 %
5 392
9
Saint-Pierre-d'Oléron
6 204
4,4 %
5 944
10
Surgères
6 188
2,3 %
6 051
11
La Flotte
5 511
2,5 %
5 374
12
Dompierre-sur-Mer
5 277
22,6 %
4 305
13
Jonzac
5 183
2,6 %
5 320
14
Marans
4 655
6,4 %
4 375
15
Saint-Xandre
4 519
9,7 %
4 121
16
Pons
4 442
== 0,3 %
4 427
17
Fouras
4 056
5,8 %
3 835
18
Le Château-d'Oléron
3 949
11,2 %
3 552
19
Aigrefeuille-d'Aunis
3 577
13,5 %
3 151
20
Montendre
3 146
== 0,9 %
3 117
21
Sainte-Marie-de-Ré
3 082
15,9 %
2 659
22
La Jarrie
2 798
5,5 %
2 653
23
Marsilly
2 471
12,2 %
2 203
24
Le Bois-Plage-en-Ré
2 303
3 %
2 235
25
L'Houmeau
2 279
7,5 %
2 107
Près de la moitié de la population de la Charente-Maritime vit dans une unité urbaine de plus de 5 000 habitants aujourd'hui
Le tableau ci-dessus montre que la Charente-Maritime compte 13 unités urbaines de plus de 5 000 habitants en 2007 sur un total de 25 dont 1 rassemble plus de 100 000 habitants (La Rochelle) et trois ont entre 20 000 et 50 000 habitants (Rochefort, Royan et Saintes). Les quatre agglomérations principales du département rassemblent 219 167 habitants en 2007, soit 36,2 % c'est-à-dire plus d'un tiers de la population du département réside dans les quatre premières unités urbaines.
Cette proportion grimpe à 46,2 % de la population départementale en cumulant la population des unités urbaines de plus de 5 000 habitants. Ainsi, près de la moitié de la population de la Charente-Maritime vit dans une unité urbaine de plus de 5 000 habitants aujourd'hui.
Une croissance urbaine contrastée
Le recensement de 2007 fait apparaître que l'urbanisation a fortement progressé pour quelques villes du département. Celles-ci concernent aussi bien les villes proches des principales agglomérations urbaines (Dompierre-sur-Mer, Aigrefeuille-d'Aunis, Saint-Xandre et Marsilly) que pour quelques villes secondaires comme Saujon et Marennes. Quelques petites villes des îles de l'archipel charentais enregistrent également de fortes croissances démographiques comme Le Château-d'Oléron et Sainte-Marie-de-Ré.
Si les quatre agglomérations principales de la Charente-Maritime enregistrent toutes une évolution démographique positive, seule Royan avec + 8,3 % affiche un essor urbain relativement proche de la moyenne de la croissance départementale qui, pour mémoire, est de + 8,7 % entre 1999 et 2007.
Douze unités urbaines se caractérisent par des croissances démographiques positives entre 1999 et 2007 mais elles sont toutes inférieures à la croissance départementale.
Par contre, trois unités urbaines sont en net déclin démographique (Saint-Jean-d'Angély (- 2,8 %) en Saintonge du Nord, Jonzac (- 2,6 %) en Haute-Saintonge et L'Houmeau (- 7,5 %) aux portes de l'agglomération rochelaise tandis que deux autres voient leur population stagner (Pons et Montendre, également en Haute-Saintonge).
Si la population urbaine s'est accrue dans son ensemble, elle a progressé moins vite que celle du département entre 1999 et 2007. En fait, cette croissance est observée davantage dans les agglomérations littorales que dans celles de l'arrière-pays charentais.
Des villes du littoral plus nombreuses et plus attractives que les villes de l'intérieur
Sur les 25 unités urbaines de la Charente-Maritime, neuf appartiennent à la zone continentale, le reste dépend étroitement du littoral.
Les villes de l'intérieur sont en majorité situées en Saintonge dont six d'entre elles (Saintes, Saint-Jean-d'Angély, Saujon, Jonzac, Pons et Montendre) tandis que les trois autres appartiennent à la plaine de l'Aunis et sont dans l'orbite rochelaise (Surgères, Aigrefeuille d'Aunis et La Jarrie). Malgré la forte attractivité qu'elles exercent sur leurs territoires, elles se caractérisent par une démographie relativement atone, à l'exception toutefois de Saintes et de Saujon en Saintonge et des cités de l'Aunis qui bénéficient du rayonnement urbain de La Rochelle.
Quant aux villes maritimes, elles peuvent être catégorisées en plusieurs types de cités selon la force de leur fonction urbaine. Elles peuvent être ainsi classées comme cités portuaires ou fluviales (La Rochelle, Rochefort, Marennes, Marans), ou comme villes balnéaires (Royan, La Tremblade, Fouras), ou encore comme villes insulaires (Saint-Pierre-d'Oléron, La Flotte, Le Château-d'Oléron, Sainte-Marie-de-Ré et Le Bois-Plage-en-Ré). Leur croissance démographique démontre leur réelle attractivité et leur dynamisme. Ces villes et leur région immédiate tirent l'essentiel de la croissance démographique du département.