Un pourcentage est une façon d'exprimer une proportion ou une fraction dans un ensemble. Une expression comme « 45 % » (lue « 45 pour cent ») est en réalité la sténographie pour la fraction 45/100 dont l'écriture décimale est 0,45. Dans certaines situations, on préfère le terme de taux.
Histoire du symbole
La notation "%" au XVe siècle, abréviation de per cento.
La notation "%" au XVIIe siècle, il ne reste que le o de cento.
La notation "%" dès le XVIIIe siècle, notez la barre diagonale.
À l'origine, les traités mathématiques en latin n'étaient pas notés à l'aide de chiffres et de symboles, mais uniquement en mots. Ainsi, l'expression de la fraction 1/100 s'écrivait unu per cento.
Plus tard, vers 1425, cette écriture fut simplifiée, en plaçant un P couché sur le cento.
Dès 1650, les traités abrégèrent également cento, ne gardant que le o final, ce qui donnait une forme presque similaire au % actuel, avec une barre horizontale au lieu de diagonale.
Dès le début XVIII siècle, le % gardera sa forme actuelle
Calculs élémentaires
Exemple 1
Dans une assemblée de 50 personnes, il y a 31 femmes. Celles-ci représentent 62 % du total car 5031×100=0,62×100=62
Exemple 2
Un commerçant fait une remise de 6 € sur le prix d'un article coûtant 119 €. Le pourcentage de remise par rapport au prix est d'environ 5 % car 1196×100≈0,05042×100≈5
Exemple 3
Le prix hors taxes d'un objet est 119 €. Le taux de TVA est de 5 %. Celle-ci s'élève donc à 119×1005=5,95 € et le prix TTC à 124,95 €.
Variation en pourcentage
Dans l'exemple de la TVA ci-dessus, le prix TTC peut s'obtenir en une seule opération grâce au coefficient multiplicateur :
119×(1+1005)=119×1,05=124,95
Plus généralement, une augmentation de t % se traduit par une multiplication par 1+100t et une diminution de t % par une multiplication par 1−100t
Des variations successives à taux fixe conduisent à des progressions géométriques. Ainsi, augmenter 35 fois de 2 % revient à multiplier par 1,02, c'est-à-dire quasiment par 2. Et diminuer 35 fois de 2 % revient à multiplier par 0,98, c'est-à-dire à diviser par un peu plus de 2.
Erreurs courantes
Une utilisation irréfléchie des pourcentages peut aboutir à des conclusions fausses. Cette liste n'est pas exhaustive.
Exemple 1 :
Un journaliste a titré bravement « Le prix des CD a diminué de 700 % en 5 ans. » S'il voulait dire que leur prix avait été divisé par 7, il devait annoncer une diminution de 85,7 %. On entend aussi des fois parler d'augmentations « de 120 % » alors que ce n'est qu'une augmentation de 20 % ; augmenter de 120 % revient à multiplier par 1 + 1,2 = 2,2. Pour augmenter de 20 % il s'agit de multiplier par 1 + 20/100 = 1,2.
Exemple 2 :
prixHT×1,186=prixTTC⇔prixHT=1,186prixTTC
Si un objet est vendu 100 € TTC avec un taux de TVA de 18,6 %, le montant de la TVA n'est pas de 18,60 € mais de 15,68 €. En effet, la formule est
Exemple 3 :
Une augmentation de N pour cent suivie d'une diminution au même taux ne revient pas à laisser la valeur identique (de même dans le sens inverse, pour une diminution suivie d'une augmentation). Cela car l'augmentation de N pour cent revient à la multiplication par 1+100N suivie de celle par 1−100N. Or (1+100N)×(1−100N)=1−100N+100N−10000N2=1−10000N2, ce qui n'est pas égal à 1.
Par exemple, suite à une baisse d'un prix de 20 %, il faudrait ensuite l'augmenter de 25 %, puisque (1−10020)×(1+10025)=1
Typographie
Le signe « % » en typographie française doit être précédé et suivi d'une espace forte. Dans d'autres langues, et notamment en anglais, le signe est collé au chiffre.