La Divatte fut longtemps l'ancienne frontière naturelle des provinces d’Anjou et de Bretagne. La commune de La Boissière-du-Doré, située sur la rive droite de la Divatte fit, jusqu'au XVIII siècle, partie intégrante des Marches d'Anjou avant d'être rattachée au diocèse de Nantes et intégrée au département de la Loire-Inférieure.
La Boissière qui, bien que située sur le versant Anjou de la Divatte, constitue une enclave puisque faisant partie de la Loire-Atlantique, département auquel elle ne doit son appartenance qu’à une négligence de ses habitants : en effet, ceux-ci omirent d’envoyer des délégués à Paris en 1789 lors du remplacement des provinces par les départements, pour donner un avis sur le sort qui leur serait réservé étant donné leur situation particulière (La Boissière faisait alors partie des marches communes de Bretagne et d’Anjou avec sa voisine La Remaudière). Cette absence eut pour conséquence le rattachement arbitraire de la commune à la Loire-Inférieure, au seul motif qu’elle dépendait au même titre que La Remaudière de l’Evêché de Nantes. La Boissière fut donc à cette occasion détachée des Mauges et la Divatte perdit son rôle historique de frontière de l’Anjou.