En 1916, le colonel Dorand (dont le DO-1 était déjà en ligne en 1914), a reconnu que le Farman F.40 est obsolète pour la reconnaissance de jour. Il a donc formulé une exigence pour un avion de reconnaissance biplace de la configuration du tracteur. Farman a refusé de produire l'avion et le capitaine G. Lepère a donc été choisi pour développer l'avion.
Celui-ci tire son sigle AR. de la section technique de l'aéronautique (S.T.Aé.), l'atelier militaire français crée le 28 février 1916 et dirigé par Dorand qui le construisit dans une usine de Chalais-Meudon.
Les essais de cet avion furent terminé en septembre 1916 et le mise en service commença en avril 1917.
180 AR.1 furent équipé de moteurs Renault V8 de 190 cv et d'un masse de 210 kg et 50 AR.2, une version amélioré construit dans l'usine Renault O de Billancourt entrant en service en 1918, de moteurs V12 de 200 cv.
Son hélice est l'éclair dessiné par Marcel Dassault.
L'AR.1 et 2 fit ses preuves les derniers mois du conflit, dans 18 escadrilles d'observation sur les fronts français, italien et d'Orient et entra en service dans les forces aériennes américaines, serbes et grecques.
6 exemplaires furent convertit en avion-ambulance dont 4 affectés au Maroc après la fin de la guerre. Quelques exemplaires sont reconverti dans le transport aérien civil. Le 22 avril 1922, un Dorand du Réseau Aérien Transafricain effectua le première liaison Alger-Biskra. Celle ci fut interrompu en 1923