L’église Saint-Pierre-Saint-Paul est une église situé à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine). Elle est notamment connue pour abriter les tombeaux de Joséphine et Hortense de Beauharnais.
1420-1432 : élévation du clocher roman, pendant l’occupation anglaise
à la fin de la guerre de cent ans : l’église est en grande partie détruite
1584 : Antoine I, roi du Portugal en exil, pose la première pierre de la nouvelle église
1632 : la façade actuelle est érigée sur ordre de Richelieu, sous la responsabilité de l’architecte Jacques Lemercier ; elle est terminée en 1635.
1789 : l’église est très abîmée, les sculptures de la façade sont détruites, les orgues offertes par Richelieu sont vendues
1818 : funérailles de l’impératrice Joséphine
1837 : la reine Hortense est enterrée dans la crypte
1857 : Napoléon III fait restaurer l’église et reconstruire le clocher à l’image du clocher roman primitif. Il finance même une partie de cette restauration sur sa cassette personnelle.
1941 : classement sur la liste des Monuments Historiques
1990 : restauration de l’église
L’extérieur
La façade de l’église est de Jacques Lemercier, et ressemble beaucoup à celle de la chapelle de La Sorbonne, qu’il a également réalisée.
Les statues de la façade du sculpteur Sarrazin, disparues à la Révolution, ont été remplacées lors de la restauration de 1990 par des statues modernes : les apôtres Pierre et Paul par Louis Lepicard, ainsi que des anges par Jean-Loup Bouvier.
Sur la façade, on peut voir en haut les armes de Richelieu, et, au-dessus du porche central, un souvenir de la Révolution Française : la devise « Liberté, Égalité, Fraternité ».
Le clocher, de style roman, date de la restauration du XIX siècle.
L’intérieur
La nef
La nef, construite vers 1600, fait 40 mètres de long. Elle a été restaurée comme toute l’église au XIX siècle, à cette occasion, le transept a été agrandi sur les côtés. La voûte culmine à 13 mètres de hauteur et est soutenue par 14 piliers.
Le buffet d’orgues a été offert par Napoléon III à l’occasion de la restauration de l’église au XIX siècle. Il est l’œuvre du sculpteur florentin Baccio d'Agnolo et était, jusqu’à son achat par Napoléon III, dans l’église Santa Maria Novella de Florence. Les orgues elles-mêmes sont de Cavaillé-Coll.
Au fond du chœur, un remarquable bas-relief en bronze doré représente La descente de croix par François Anguier. Créé en 1667 et doré par Dizy, cette œuvre était destinée à l’église du Val-de-Grâce à Paris. Napoléon l’avait acquise en 1805 pour la Chapelle du Château de Malmaison. Le propriétaire du château en 1837, Hagerman, en fait don à l’église.
Dans les chapelles latérales du chœur se trouvent le tombeau de Joséphine ainsi que le mausolée de la Reine Hortense, qui est enterrée dans une crypte sous l’église.
Le tombeau de l'Impératrice Joséphine est une œuvre de Pierre Cartellier. En marbre de Carrare, il représente Joséphine dans la même attitude que dans le tableau du Sacre de David. L’Impératrice repose dans le socle du monument, dans trois cercueils, de plomb, d’acajou et de chêne. Ce tombeau a été achevé en 1825, soit plus de 9 ans après la mort de Joséphine qui en attendant, avait été mise dans la cave du presbytère voisin.
À côté du tombeau de Joséphine se trouve le tombeau de son oncle Tascher de la Pagerie, gouverneur de la Martinique.
Le mausolée de la Reine Hortense est une œuvre de Jean-Auguste Barre, réalisée sous la direction de l’architecte Lacroix, à qui Napoléon III avait confié les travaux de restauration de l’église. Il est inauguré par Napoléon III et l’impératrice Eugénie en 1858. La sculpture représente Hortense à genoux, accompagnée d’un ange. À ses pieds, une couronne représentant son titre de Reine de Hollande et une lyre, pour ses talents de musicienne.
Un précédent mausolée avait été réalisé par Bartolini en 1846, mais il avait été refusé par Napoléon III. Il se trouve actuellement dans la chapelle du château d’Arenenberg, en Suisse, où est décédée Hortense de Beauharnais.