Introduction
Cet article concerne l'enseignement de l'espéranto.
Langue construite, l'espéranto dispose d'une écriture phonétique, d'une conjugaison très simple, d'une grammaire régulière et immédiatement perceptible. Son système de formation des mots, typique des langues agglutinantes, notamment le système de préfixes et de suffixes permet une grande économie dans l'apprentissage du vocabulaire. Un texte ordinaire ne nécessite ainsi que 500 radicaux pour une compréhension à 80-90% ou 2000 radicaux pour une compréhension à 99%. Le temps nécessaire pour atteindre un niveau de maîtrise correspondant à celui du baccalauréat est ainsi réduit à 150 heures pour un francophone. Ces moyennes varient suivant les élèves, leur intérêt, la pression du milieu, etc. Les relatives difficultés pour les débutants francophones sont le plus souvent l'assimilation des corrélatifs et l'emploi de l'accusatif bien connu des germanophones (voir Déclinaisons allemandes).
Le statut d'enseignement de l'espéranto varie suivant les pays :
- En Hongrie, patrie de Tivadar Soros, Kálmán Kalocsay et Julio Baghy, l'espéranto est reconnu comme une langue vivante par l'Académie des Sciences nationale et enseigné à tous les niveaux. Depuis 2002, il est devenu la troisième option la plus choisie au bac derrière l'anglais et l'allemand mais devant le français.
- En France, le ministère de l'Éducation nationale a jusqu'ici rejeté la possibilité d'inscrire l'espéranto comme option au bac. Dès lors restent les possibilités de contacter une association près de chez soi, de l'apprendre lors d'un stage ou d'acheter un livre de cours. Ces dernières années, des cours accessibles gratuitement par internet offrant la possibilité de se faire corriger par des bénévoles jouissent d'une popularité croissante.