Par définition l'exergie d'un système est égale à zéro lorsqu'il est à l'équilibre thermodynamique avec son environnement.
Cet équilibre comprend :
- l'équilibre mécanique avec les forces extérieures, notamment celles de pression ;
- l'équilibre thermique avec la température extérieure ;
- l'équilibre chimique entre les potentiels chimiques des espèces présentes dans le système et dans l'environnement.
Ce n'est pas une fonction d'état du système car elle est définie par :
Fo=U+poV−ToS−∑iμi,oNi.
Elle est donc la combinaison de deux fonctions d'état (dépendant du système) : l'énergie interne U et l'entropie S, un paramètre extensif du système : le volume V, et deux paramètres intensifs liés à l'environnement : la température environnante To, et la pression environnante po.
Elle est formée de paramètres relatifs au système :
- U, l'énergie interne, en joules ;
- S, l'entropie, en joules par kelvin ;
- V, le volume, en mètres-cubes ;
- Ni, la composition chimique du système, en moles.
Et de paramètres relatifs à l'environnement :
- To, la température environnante, en kelvin ;
- po, la pression environnante, en pascal ;
- μi,o, les potentiels chimiques des composants, en joules par mole.
Elle est notée Fo pour signifier qu'elle dépend à la fois du système et de son environnement. Le choix de la lettre F est à cause de sa similitude avec l'Énergie libre.
Cette fonction a été très étudiée après Duhem (1861-1916) par Gouy (1854-1926), mais le terme « exergie » n'a été introduit qu'en 1956 par Zoran Rant. Un peu tombée en désuétude, malgré son utilisation par Einstein, elle revient par le biais ingénieur des réflexions sur le gaspillage lors des années 70, à la suite du choc pétrolier.