En avril 1918 les premiers D.VII ont fait leur apparition sur le front de l'ouest, au sein du Jagdgeschwader Nr 1, formé des Jastas 4, 6, 10 et 11, de Manfred von Richthofen où ils firent tout de suite leurs preuves. Richthofen lui-même effectua quelques missions sur cet appareil, mais il resta quand même fidèle à son ancien amour, le Dr.I. Les pilotes alliés n'avaient d'abord pas beaucoup de respect pour ce nouvel avion, car il ne présentait pas la ligne élégante des anciens Albatros, mais très rapidement ils purent se rendre compte de son excellente aptitude au combat et dès lors ils le redoutèrent. La performance ascensionnelle du D.VII lui permit en effet d'attaquer ses adversaires par le dessous, où ils n'étaient pas protégés, même à haute altitude, sans perdre de la portance. Mais au cours de l'année 1918, les alliés commencèrent aussi à disposer de nouveaux appareils plus puissants, ce qui relativisa la suprématie du D.VII. Le Spad XIII français, notamment, avait des performances supérieures. Les pilotes allemands essayèrent alors de recevoir un des D.VIIF équipé du moteur BMW plus puissant, mais ce modèle n'avait été fabriqué qu'en quantité réduite. Environ mille D.VII ont pu être livré avant l'armistice du 11 novembre. Au total, environ 3 200 D.VII ont été fabriqués, dont 1 000 chez Fokker à Schwerin et 2 200 chez Albatros et OAW.
Le Fokker D.VII fut le seul avion à être mentionné spécialement dans le traité de Versailles. Celui-ci stipulait que tous les appareils de ce type étaient à remettre aux alliés, preuve de sa redoutable notoriété.