Introduction
Historique

Four collectif (daté de 1870) de la maison Cornec à St Rivoal dans le Finistère
Dans les campagnes un petit four artisanal en forme de dôme servait à cuire le pain.
Anciennement chaque ferme possédait son four à pain.
À l'époque féodale et selon les régions, le four à pain était parfois un privilège de seigneur dont il tirait profit en prélevant une taxe sur chaque cuisson (appelée banalités).
Avec la multiplication des boulangeries dans les communes et la facilité de transport, les fours de campagne vont peu à peu tomber dans l'oubli.
Durant la Seconde Guerre mondiale, à cause des restrictions alimentaires, des fours ont été restaurés et servaient de nouveau.
Anatomie des fours
Lieux
Forme
Taille
Matériaux utilisés
Eléments du four
- Cheminée
- Bouche
- Mortaises latérales
- Niches et trous
- La sole
La sole du four est la surface sur laquelle sont placés d'abord le bois de chauffage et ensuite les futurs pains.
Elle est réalisée avec un matériau réfractaire à base de silice, sous forme de fibres (par exemple deux couches de briques ou de carreaux ayant subi une cuisson très poussée, jointés à l'aide d'un mortier de terre, à savoir de la glaise mélangée à de l'eau).
La sole du four a la forme d'une poire ou d'un œuf (ovale).
Les coins sont toujours arrondis.
- Le socle
- La voûte
![]() Sole et voûte |
- La couverture
Etapes de la construction d'un four à pain
![]() construction de l'assise | ![]() la sole en briques | ![]() le dome en sable | ![]() la voute terminée |
![]() le dégagement du sable | ![]() l'habillage en pierres | ![]() du pain et des plats |
Etapes de l'usage d'un four à pain
Sélection du combustible
Il faut choisir un combustible calorifère : Saule et peuplier le sont peu.
Le pin, le sapin, les bois traités ou peints ne conviennent pas car ils ont des odeurs trop fortes ou représentent des risques pour la santé.
Chauffage
Attention !
Si le four est resté longtemps en inactivité, la chauffe doit être très progressive et au moins deux chauffes sans enfournement sont nécessaires pour éliminer l'humidité.
On le chauffe en y faisant brûler du bois (notamment des fagots).
Voici quelques indicateurs que la température de cuisson (environ 300 degrés) est atteinte :
- les pierres de la voûte sont devenues blanches en surface ;
- des étincelles se produisent lors du passage des dents d'une fourche sur la pierre ;
- si un épi de blé laissé une minute ou deux au milieu du four, porte ouverte, noircit, c'est que la température est trop haute.
Décendrage
Quand il est assez chaud, on retire les cendres à l'aide d'un instrument à décendrer (Cet instrument revêt des formes très diverses selon les régions et porte aussi des noms variés, en Haute marne c'est un "riaule" ou "riol", en Bretagne, c'est un rouable), puis on retire les tisons.
La plupart des fours comportent un cendrier, simple trou dans le mur en bas à droite ou à gauche de la gueule du four. Les braises retirées du four sont mises dans le cendrier où elles achèvent de se consumer pour donner une cendre très fine, presque impalpable. C'est cette cendre qui était utilisée pour laver les draps: ceux ci étaient mis dans le cuveau, en pierre ou en bois, souvent installé dans la chambre à four avec la cendre, une couche de draps, une couche de cendre jusqu'à remplir le cuveau et l'on tassait. Il ne restait plus qu'à verser de l'eau bouillante pendant plusieurs heures, l'eau traversait les couches de drap, et s'écoulait par la bonde au bas du cuveau. Au bout de sept ou huit heures les draps propres étaient rincés dans la rivière et étalés sur le pré pour sècher.
Les cendres peuvent servir à faire du savon ou la lessive.
À ce moment-là, il faut se dépêcher car le four est en train de "déchaler".
Enfournement
On y enfourne la pâte à pain.
Cuisson
Celle-ci cuit grâce à la chaleur emmagasinée.







