Spectres sonores réels
Les spectres sonores sont divisés en trois groupes connus. Les graves, les médiums et les aigus avec respectivement des gammes de fréquences approximatives allant de 20 Hz à 150 Hz, de 150 Hz à 2 kHz et de 2 kHz à 20 kHz. On retrouve logiquement la gamme 20 Hz - 20 kHz pour laquelle l'oreille humaine est conçue. Les fréquences inférieures (infrasons) et supérieures (ultrasons) ne seront pas considérées même si elles jouent un rôle physiologique mais qui n'a pas de rapport avec l'audition. Également, les spectres sonores sont représentés suivant une échelle précise appelée échelle musicale, similaire en de nombreux points à une échelle logarithmique.
Les sons sont décomposés en deux types de spectres :
- Les sons fondamentaux, que l'on trouve avec la plupart des instruments de musique capables de jouer une note précise, les voix humaines chantées (et précises). On distingue alors deux types de fréquences, les fréquences fondamentales correspondant à la note de base jouée et les harmoniques.
- Le bruit : la voix humaine, les percussions, un marteau-piqueur, un avion, etc.. Avec ces sons il est impossible de distinguer une fréquence fondamentale prédominante.
Chaque son que l'on entend possède une plage de fréquences précise. Par exemple (approximations) :
- Violon : fondamentales de 200 Hz à 1 900 Hz.
- L'orgue : fondamentales de 15 Hz à 9 000 Hz.
- Voix soprano : fondamentales de 260 Hz à 1 300 Hz.
Pour avoir un ordre de grandeur, le La 4 a pour fréquence 440 Hz. C'est le La de « base » que l'on peut facilement retrouver en écoutant la tonalité d'un téléphone ou les vibrations d'un diapason.
Problèmes
Les matériaux utilisés pour l'enregistrement à partir de microphones et pour la restitution sonore à l'aide de haut-parleurs ne permettent pas de travailler sur un signal de qualité Hi-Fi. Même si de tels matériaux existent, leur coût est tel que leur utilisation n'est absolument pas rentable.
Par ailleurs, les composants électroniques employés ne sont pas prévus pour travailler sur des gammes de fréquences aussi larges. Des composants capables de le faire existent mais, là encore, leur rareté, la difficulté de leur mise en œuvre (complexité conceptuelle) et leur coût rendraient le matériel hors de prix.
Tout ceci est réservé à une élite de professionnels richissimes.
Dans les parties analogiques, le principal problème vient de l'utilisation de bobines (ou self ou solénoïde) dans l'ensemble de l'appareillage audio dont l'action varie en fonction de la fréquence du signal. En numérique le problème est principalement dû à la quantité d'informations qui peut être véhiculée. Les principales pertes se font alors dans les zones élevées du spectre audible.
Techniques de restitution
A partir d'une source (numérique ou analogique), un signal électrique est créé, il est ensuite amplifié et envoyé vers des haut-parleurs qui transforment le signal électrique en ondes sonores qui voyageront jusqu'à l'oreille de l'auditeur. Chacune de ces étapes doit être réalisée avec soin, chaque élément étant source de dégradation possible. C'est ainsi qu'est née la notion de chaîne Hi-Fi ou chaque élément fait partie d'une chaîne.
Le processus de restitution du son était relativement stable jusqu'à l'arrivée de l'informatique, qui offre des possibilités très diverses dans la restitution du son. (voir Musique dématérialisée)