Vers 1760, l'apparition de routes carrossables à travers les cols alpins permet le passage de diligences et de caravanes tirées par des chevaux. Dès lors, l'échange de marchandises entre l'Italie et l'Allemagne est facilité. Ces passages alpins furent construits par des organisations communautaires nommées « ports » qui, pour les rentabiliser, instaurèrent des péages. Ces passages très fréquentés pour cette époque étaient aussi très rentables malgré les coûts de réparations.
Une vingtaines d’années plus tard, l'ère industrielle débuta : les « ports » furent alors remplacés en 1860 par les capitalistes, qui firent leur apparition à cette époque. C'est à ces derniers que l'on doit l'aménagement de plus de mille kilomètres de routes entre 1780 et 1880.
Durant cette période, la révolution industrielle prit de plus en plus d'ampleur en Suisse. En raison du développement des liens commerciaux avec l'Italie, le forage de tunnels ferroviaires à travers les Alpes devenait une nécessité. Leur construction réduisit les temps de parcours, facilita et sécurisa la traversée.