Institut industriel du Nord

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Introduction

Institut industriel du Nord
Nom original1854: École des arts industriels et des mines

1872: Institut industriel du Nord

1991: École centrale de Lille
Informations
Fondation1854 - 1872
FondateurAndré Catel-Béghin, Danel, Frédéric Kuhlmann, Henri Masquelez
TypeÉcole d'ingénieurs
Localisation
VilleLille
PaysFrance France
CampusCité Scientifique Villeneuve-d'Ascq
Divers
Site internetwww.ec-lille.fr/10956135/0/fiche pagelibre/

École centrale de Lille : bâtiment historique (1875-1968) de l'Institut industriel du Nord - rue Jeanne d'Arc, Lille

L’Institut industriel du Nord (IDN) est l'entité de recherche et de formation des ingénieurs à l’École centrale de Lille (France) de 1872 à 1991 .

La dénomination Institut industriel du Nord a été choisie pour l’École d’ingénieurs par la municipalité lilloise, le préfet et le conseil général du Nord, au début de la Troisième République en France, pour succéder à l'École impériale des arts industriels et des mines de Lille, créée en 1854. Cette dénomination fut remplacée par celle d’École centrale de Lille en 1991 lors de la formation de l'intergroupe des Écoles centrale. La dénomination officielle de l’École a donc varié selon la période historique :

  • École des arts industriels et des mines de Lille, de 1854 à 1864,
  • École impériale des arts industriels et des mines de Lille, de 1864 à 1871,
  • Institut industriel agronomique et commercial du Nord (IDN) de 1872 à 1874,
  • Institut industriel du Nord (IDN), de 1875 à 1991,
  • École centrale de Lille, depuis 1991.

Histoire de l'École centrale de Lille et de l'Institut industriel du Nord

L'École, établie dans sa forme actuelle en 1872, assure ses enseignements aux élèves-ingénieurs dans le cadre de son Institut industriel (Institut industriel du Nord - IDN) localisé à Lille, rue Lombard de 1872 à 1875, puis rue Jeanne-d'Arc de 1875 à 1968, et enfin avenue Paul Langevin sur le campus de l'université des Sciences et Technologies de Lille depuis 1968.

Les cours sont assurés aux élèves-ingénieurs à Lille, initialement rue Lombard de 1872 à 1875 dans les locaux d'une surface de 1 978 m² antérieurement affectés à l'École impériale des Arts industriels et des Mines de 1854 à 1871, dont l'École est l'héritière. Des locaux adaptés à l'expansion de l'École furent construits rue Jeanne-d'Arc (50° 37′ 40″ N 3° 03′ 53″ E / 50.627639, 3.064606) de 1873 à 1875 sur un terrain de 7 716 m², dont 6 959 m² affectés à l'enseignement, sur financement de la municipalité de Lille et du département du Nord. De nouveaux laboratoires y furent ajoutés en 1878 ainsi qu'un internat en 1883.

Ses effectifs dépassent les trois cents élèves en 1914 et en font l'une des plus grandes écoles d'ingénieurs de France. C'est en 1934 que les élèves ingénieurs furent logés dans une toute nouvelle résidence universitaire. Un troisième amphi fut construit en 1935. Les cours furent assurés rue Jeanne d'Arc, au centre de Lille, de 1875 à 1968.

Depuis 1968, les cours et la recherche sont assurés avenue Paul Langevin sur le campus de l'université des sciences et techniques de Lille (Cité Scientifique - 50°36′23″N 3°8′11″E / 50.60639, 3.13639), où un ensemble immobilier de formation et de recherche et une résidence Camus pour les élèves sont construits entre 1965 et 1968 et étendus en 1992 et 2001 et où une technopole scientifique pluridisciplinaire s'est constituée à proximité de l'École. Une nouvelle résidence Léonard de Vinci est construite pour les élèves-ingénieurs en 1993.

Dès 1872, le cursus de formation d'ingénieurs couvre le génie civil et les constructions, la mécanique, la chimie et les machines à vapeurs, l'industrie de transformation et la métallurgie, l'industrie manufacturière . A partir de 1892 sont ajoutées l'électricité industrielle et les applications électrotechniques . En 1914, les trois filières dominantes sont la mécanique, la chimie et l'électricité. L'enseignement des applications automobiles prend son essor dès 1899 et l'aérodynamique en 1930 . En 1957, l'automatique devient un des nouveaux domaines majeurs, suivie par l'informatique dès 1958 : Lille en devient un site pionnier en France. L'année précédent le transfert sur le campus (1967), les options sont génie civil, mécanique, chimie et génie des procédés, électricité industrielle, automatique, informatique, aménagement urbain. Apparaissent ensuite d'autres domaines pour accroître la pluridisciplinarité et l'adaptation de la formation des éléves-ingénieurs aux évolutions technico-économiques de la fin du XX siècle : génie civil, génie mécanique, génie des procédés, électronique industrielle, automatique, informatique de gestion, informatique industrielle, aménagement, transport-logistique, production industrielle, génie informatique, ondes-micro-électronique et télécommunications.

La possibilité pour les élèves-ingénieurs de suivre une année de spécialisation post-diplôme d'ingénieur ou d'obtenir un double-diplôme en troisième année en suivant des cours communs avec la faculté des sciences de Lille existe structurellement depuis l'origine de l'École au XIX siècle et fut renforcée notamment en 1932 : ce furent d'abord des certificats d'études supérieures et des licences es-sciences, puis ultérieurement des diplômes d'études approfondies co-habilités avec l'université. Des accords avec d'autres instituts et écoles supérieures françaises sont aussi établis pour accéder à leurs spécialités. Des programmes de troisième année validée dans des universités européennes, à l'École nationale supérieure du pétrole et des moteurs, à l'École centrale Paris (1985), et de poursuite d'études dans des universités nord-américaines se développent essentiellement dans le dernier quart du XXè siècle ; l'accueil d'élèves ingénieurs en mobilité internationale se développe symétriquement.

Héritage de l'Institut industriel du Nord

Institut industriel du Nord (campus École centrale de Lille): Bâtiment E utilisé pour l'enseignement depuis 1968

Les instituts de l'École centrale de Lille sont les héritiers de l'Institut industriel du Nord :

  • le cursus historique tel que fondé en 1872 par l'Institut industriel du Nord est devenu en 1991 le programme de formation d'ingénieurs Centraliens (Master) ;
  • la coopération entre l'Institut industriel du Nord et l'Institut chimique de Lille initiée fin du XIX siècle s'incarne aujourd'hui au travers du Laboratoire de catalyse de Lille (UCCS), partie prenante de l'Institut des molécules et de la matière condensée de Lille ;
  • l'Institut de génie informatique et industriel (IG2I) a été développé en 1992 à partir des équipes pédagogiques d'informatique et de recherche de l'Institut industriel du Nord ; les équipes de recherches en informatique de l'Institut industriel du Nord font partie aujourd'hui du Laboratoire d'Automatique, Génie Informatique et Signal (LAGIS) ;
  • l'Institut technologique européen d'entrepreneuriat et de management fondé en 2003 reprend des actifs de l'institut industriel du Nord ; l'équipe de recherche associée est aujourd'hui connue comme Laboratoire de génie industriel de Lille.

Personnalités connues associées à l'Institut industriel du Nord

Anciens élèves

Anciens élèves célèbres ou connus de l'École centrale de Lille - IDN

Quelques professeurs à l'Institut industriel du Nord (École centrale de Lille - IDN)

  • Henri Masquelez, directeur de l'Institut industriel du Nord à partir de 1872
  • Joseph Boussinesq, professeur de mécanique rationnelle à l'IDN de de 1872 à 1886, élu en 1886 à l'Académie des sciences, a donné son nom à l'approximation de Boussinesq en mécanique des fluides
  • Victor Henry (linguiste), enseigne la législation, l"économie et la géographie commerciale à l'IDN de 1872 à 1883, prix Volney de l'Institut de France en 1883
  • Alfred Giard, zoologiste, enseignant en sciences physiques et naturelles à l'IDN de 1873 à 1882, élu en 1900 à l'Académie des sciences
  • Alfred-Aimé Flamant, professeur d'architecture, de constructions civiles et chemin de fer de 1872 à 1879, chargé de cours de physique industrielle à l'IDN de 1879 à 1883, prix Montyon de mécanique de l'Académie des sciences
  • Alphonse Buisine, professeur de chimie industrielle à l'IDN de 1887 à 1890, Prix Jecker de l'Académie des sciences (1898)
  • Gustave Flourens (chimiste), enseigne la chimie analytique à l'IDN de 1890 à 1897
  • Gaston Du Bousquet, assure un cours de machines et turbines à vapeur aux élèves-ingénieurs de l'IDN, est président de la Société des ingénieurs civils de France en 1894
  • Clément Codron, professeur du cours des arts mécaniques, du cours des organes de machines et de fonderie, met en place à l'IDN en 1894 le premier laboratoire d'essais de France, lauréat du prix Plumey de l'Académie des sciences
  • Bernard Brunhes (géophysicien), enseigne la physique et l'électricité industrielle (1892-1893) à l'IDN puis est chargé d'un cours d'électrotechnique à l'IDN de 1893 à 1895
  • Camille Matignon, directeur de travaux pratiques de teintures et apprêts à l'IDN de 1893 à 1898, chercheur en thermo-chimie à Lille, Prix Kuhlmann (1895), élu en 1917 à l'Académie des sciences
  • Auguste Boulanger, professeur de mécanique du solide, élasticité et résistance des matériaux, hydraulique à l'IDN de 1893 à 1914
  • Albert Petot, professeur de mécanique (1894), de thermodynamique (1896) et d'applications automobiles (1899) à l'IDN
  • Charles Camichel, enseigne l'électricité industrielle à l'IDN de 1895 à 1900, élu en 1936 à l'Académie des sciences
  • Henri Padé, mathématicien, doctorant à Lille puis professeur de mécanique rationnelle à l'IDN de 1897 à 1902, a donné son nom aux approximants de Padé pour la décomposition en fractions rationnelles, Grand prix de l'Académie des sciences (1906)
  • Henri Pariselle, professeur en génie des procédés et matériaux, puis directeur des études de l'IDN de 1912 à 1936
  • Albert Châtelet, chargé d'un cours de mathématiques à l'IDN de 1913 à 1921, connu pour une variété algébrique dite surface de Châtelet
  • Paul Pascal, professeur de métallurgie et sidérurgie à l'IDN de 1919 à 1927, élu en 1945 à l'Académie des sciences, Médaille d'or du CNRS
  • Robert Mazet, professeur de mécanique des solides et tribologie (1929-1936), directeur des études de l'IDN de 1936 à 1944, met en place à partir de 1931 le laboratoire de mécanique expérimentale
  • Joseph Kampé de Fériet, professeur de mécanique, mécanique des fluides, aérodynamique, théorie de l’information, cybernétique à l'IDN de 1930 à 1969, fondateur de l'Institut de mécanique des fluides de Lille (ONERA Lille) en 1930
  • Jean Roig, professeur de physique et d'électronique à l'IDN, directeur des études de 1944 à 1962
  • André Martinot Lagarde, enseignant chercheur et professeur de mécanique des fluides et d'automatique à l'IDN de 1945 à 1960, Prix Kuhlmann (1954), prix Gegner de l'Académie des sciences (1958)
  • René Jean Schiltz, professeur d'optique-physique à l'IDN de 1950 à 1977
  • Robert Bossut, professeur en mécanique rationnelle et mécanique des solides (1954-1967) et directeur de l'IDN à partir de 1967, associe l'IDN au Concours Centrale-Supélec en 1972
  • Jean-Claude Gentina, professeur-chercheur en informatique industrielle (1968-2007), directeur de l'IDN (École centrale de Lille).
  • Pierre Borne, professeur-chercheur en automatique de 1968 à 2008, directeur scientifique de l'IDN, Prix Kuhlmann (1994), IEEE Fellow et « IEEE-SMC Norbert Wiener Award » (1998)
  • Philippe Deshayes, ingénieur-architecte et professeur d'aménagement urbain à l'IDN, directeur des études de l'IDN
  • Michel Stanislas, professeur à l'IDN et chercheur (1975-) en écoulements turbulents à l'Institut de mécanique des fluides de Lille (ONERA Lille), directeur du Laboratoire de mécanique de Lille
  • Geneviève Dauphin-Tanguy, professeur à l'IDN, chercheur (1979-) en modélisation mécatronique par Bond Graph
  • Jean-Pierre Richard, maître-assistant de recherche (1981) puis professeur (1989-) à l'IDN, chercheur en systèmes non-linéaires et à retard.