Il vint fort jeune à Paris, et après avoir suivi quelque temps les cours du savant L. Duret, il prit ses grades en médecine. Il pratiqua son art avec beaucoup de succès et se concilia l'amitié de ses confrères. Ayant épousé Nicole Estienne, fille de Charles Estienne, imprimeur, qui le préféra à Jacques Grévin. Il compléta l'ouvrage agronomique de son beau-père et le traduisit en français. Cette spéculation ne put qu'être très avantageuse à Liébault ; mais le revers de fortune qu'éprouva Charles Estienne rejaillit sur lui : il passa sa vie dans un état voisin de l'indigence et mourut le 21 juin 1596 à Paris, sur une pierre où il avait été contraint de s'asseoir dans la rue Gervais-Laurent (voir : Pierre de l'Estoile, Hist. de Henri IV).