Systèmes planétaires
Jack Vance nous fait visiter différents systèmes planétaires, dont certains comportent plusieurs mondes habitables gravitant autour d'une étoile unique. En se référant au système solaire, c'est comme si Vénus (une fournaise invivable) et Mars (une planète glacée à l'atmosphère ténue et irrespirable) étaient habitables à l'instar de la Terre. Une partie du récit se passe sur la planète Alphanor, supposée avec ses sœurs faire partie du système de Rigel. Dans la réalité, Rigel est une étoile triple située à plus de 650 années-lumière du la Terre, dont la principale composante est Beta Orionis, une supergéante bleue 55 000 fois plus lumineuse que le Soleil. De telles étoiles gaspillent leur énergie en quelques millions d'années seulement (ordre de grandeur : 10 à 50 millions d'années) et, même en supposant qu'un système planétaire s'y soit formé (ce qui est peu probable), la vie n'aurait pas le temps d'y évoluer avant que l'astre ne sorte de la séquence principale et se contracte en trou noir.
Les nombreuses planètes habitables référencées dans le texte ou visitées par le héros, ont toutes une atmosphère respirable de type terrestre, une généralisation qui semble peu probable dans la réalité.
Étant donné le genre du récit, ces invraisemblances mineures n'affectent pas le scénario.
À ce sujet, voir aussi :
- Habitabilité d'une planète
L'être humain colonisera-t-il d'autres planètes ?
L'action de ce cycle en cinq volumes se passe dans un futur éloigné où l'être humain a colonisé un grand nombre de planètes de la Galaxie. Le lecteur intéressé par ce processus hypothétique trouvera de nombreuses informations via les deux liens suivants :
- Colonisation de l'espace
- Colonisation de l'espace en fiction
Astronefs
Dans le futur éloigné imaginé par Vance, même le petit astronef de Kirth Gersen est muni d'un moteur interstellaire exploitant l'« interscission de Jarnell », grâce auquel il peut franchir plusieurs années-lumières en quelques heures.
Lorsqu'il se trouve dans l'atmosphère d'une planète, un tel vaisseau a également la capacité de se mouvoir silencieusement à des vitesses variables, sans tenir compte de impératifs de portance aérodynamique qui gouvernent le déplacement de nos avions. De ce fait, il peut atterrir directement en tout point de la surface et en repartir, sans devoir se placer au préalable sur une orbite basse, d'où il enverrait une navette spécialement équipée pour le vol atmosphérique. Des procédés similaires (pour l'instant hypothétiques) sont fréquemment utilisés par les auteurs de science-fiction pour le développement de leur scenarii.
L'auteur n'indique pas si les astronefs qu'il décrits sont équipés ou non d'un générateur de gravité artificielle. Le lecteur peut supposer que c'est le cas, puisque les passagers de ces vaisseaux interstellaires ne semblent éprouver aucune gêne durant le voyage, qui peut durer plusieurs jours. Ils échappent ainsi aux nombreux inconvénients créés par une impesanteur prolongée.
À ce sujet, voir aussi :
- Hyperespace
- Vitesse supraluminique dans la science-fiction
- Antigravité
- Magnétoaérodynamique