Introduction
Martin Aurell est un historien médiéviste, né Espagnol à Barcelone le 23 février 1958, spécialiste des Plantagenêts. Il est naturalisé français depuis 1992.
Martin Aurell est un historien médiéviste, né Espagnol à Barcelone le 23 février 1958, spécialiste des Plantagenêts. Il est naturalisé français depuis 1992.
Il est membre du Centre d'études supérieures de civilisation médiévale depuis 1995, directeur de la revue Cahiers de civilisation médiévale depuis 2000. Il est professeur à l’université de Poitiers depuis 1994, après avoir été maître de conférences à l'Université de Rouen et à l'Université de Paris IV-Sorbonne.
Diplômes :
Il est fréquemment appelé à préfacer des ouvrages concernant sa période historique, et dirige également la publication de nombreux colloques et tables rondes. En tant que diplômé de l’EPHE, il participe également à l’École de l’érudition en réseau .
Il a participé à un ouvrage sur la série Kaamelott.
Élève de Georges Duby, il étudie les structures de parenté aux X-XIII siècles, en relation directe avec l'évolution des pouvoirs et de la société. Il considère ainsi que la mutation des institutions princières et l'émergence de châtellenies indépendantes autour de l’an mil accélèrent le passage de la Sippe au lignage. Son principal apport intervient cependant dans le domaine des stratégies matrimoniales dont il montre trois phases successives pour les familles comtales catalanes : mariage consanguin dans le cousinage ou Sippe avant les années 950, mariage exogamique ou hypergamique entre environ 950 et 1080 et mariage conquérant, rassembleur de terres tout au long des XII et XIII siècles. Autour de 1100, le passage du douaire (système germanique de don de terres à l'épouse par son mari) à la dot (versements en numéraire à l'époux par la famille de sa femme) comporte un changement important dans les stratégies matrimoniales, où l’hypogamie des femmes (leur rang social est inférieur à leur mari) tend à s'imposer.
Sensible aux tendances postmodernes des années 1980, ayant complété par la philologie sa formation historique, il accorde une grande importance au texte et à ses discours, ainsi qu'aux problèmes liées à la communication et à la propagande médiévales. Il montre ainsi que les chansons politiques des troubadours s'insèrent dans un vaste réseau triangulaire, où interviennent le patron, le compositeur et son public. Média par excellence du Moyen Âge, la chanson engagée atteint, grâce à sa diffusion orale par les jongleurs, voire par des amateurs, une large diffusion. Enfin, les liens entre cette composante humaine ou sociale de la littérature et l'histoire au sens strict sont au cœur de son livre sur la légende arthurienne.