Le Muscadet possède des lignes sans élégance et relativement peu performantes, ce qui lui a valu le surnom de « vilain petit canard ». Il privilégie en revanche la simplicité de construction et donc un faible coût : il dispose d'un simple bouchain, de murailles rectilignes à simple courbure, ce dernier point étant imposé par l'utilisation du contreplaqué. Il est doté d'une quille contenant le lest
Le safran est accroché au tableau arrière, ce qui le rend plus vulnérable aux vibrations, au décrochage dans les vagues et à la rupture des aiguillots ou fémelots, mais permet aussi l'échouage. Un aileron sera ajouté après quelques années pour réduire les vibrations et descendre l'aiguillot inférieur.
Le pont est de type flush-deck, c'est-à-dire continu. S'il a pour inconvénients un franc-bord élevé et une tonture négative qui nuisent à l'esthétique, il permet d'avoir une plus grande surface de manœuvre, un plus grand volume dans la cabine et une meilleure solidité. Le mât est à l'origine posé sur un massif en bois permettant de répartir l'effort de compression ; ceci a été remplacé par une implantation directement sur la cloison de la cuisine, reposant elle-même sur la quille, ce qui a permis de réduire les renforts intérieurs et d'augmenter la hauteur sous barrots de 8 centimètres. Les cadènes de hauban sont rentrées en 1970 afin de pouvoir border davantage le génois, et le bouge sera augmenté.
À l'intérieur, la cabine dispose d'un double couchette en V à l'avant séparée de deux banquettes à l'arrière par une petite cuisine sur bâbord et d'une table à cartes sur tribord. Les banquettes arrière servent de carré et de couchettes supplémentaires, permettant à quatre personnes d'y vivre. La cuisine est par défaut équipée d'un simple réchaud sur cardan et de quelques équipets. Un évier a été ajouté par la suite.
Le jeu de voiles de base comprend un génois léger, un foc inter, éventuellement deux autres focs, un tourmentin et un spi.