Dès la construction de l'observatoire, le pouvoir subsidiant mit en doute l'utilité de faire des observations au milieu des fumées de l'industrie locale (sidérurgie). Il ne fut donc jamais vraiment bien équipé. En 1884, on l'équipa d'un cercle méridien de 18 centimètres d'ouverture et d'une lunette astronomique de 10 pouces sur monture équatoriale. On pouvait y adjoindre un petit spectroscope. En 1931, un nouveau cercle méridien fut installé.
On effectua également des mesures du champ magnétique terrestre dès le début. L'électrification des tramways rendirent ces mesures impossibles et un observatoire magnétique fut donc créé à Manhay à l'occasion de l'année polaire internationale de 1932 (et un autre observatoire fut créé au Katanga). L'observatoire de Manhay fut détruit pendant l'offensive des Ardennes et reconstruit après les hostilités.
La lunette fut réquisitionnée par l'occupant durant la Seconde Guerre mondiale et ne fut jamais retrouvée. La lunette méridienne, ne connut pas le même sort. Conçue pour être démontable (on prévoyait de l'utiliser pour mesurer les coordonnées géographiques des principales villes du Congo belge), elle fut cachée dans une mine de la région.
La coupole principale (Nord) ne retrouva un instrument qu'en 1957 (le 23 avril). Longtemps attendu, ce télescope de Schmidt conçu par Pol Swings (en 1952) fut baptisé Désiré. Il comporte un miroir sphérique de 62 cm et une lentille correctrice de 43 cm (sa focale de 1,20 mètre lui donne un champ large de 5° 40'). Il présente la particularité d'être 'convertible'. En ajoutant deux miroirs, il devient un télescope de Schmidt-Newton qui permet les observations visuelles. Avec quatre miroirs, il permet de faire de la spectroscopie. Sur ce télescope est montée une lunette de 150 mm appelée Célestine (compagne céleste de Désiré), elle a 2,40 mètres de focale. Il y avait également un 'chercheur' de 62 mm de diamètre et de 800 mm de focale (~ 3° de champ)
La lunette méridienne ne fut remontée que dans les années 1960.
La tour sud comporte une table équatoriale sur laquelle on plaçait des instruments de spectroscopie.