Le réseau ferré marocain comprend 1907 km de lignes à voie normale (écartement standard de 1435 mm), dont 1003 électrifiés en courant continu 3 kV. Il s’agit pour l’essentiel d’un réseau à voie unique ; on compte 426 km (soit 19 %) de double voie.
Il consiste en un axe principal d’orientation générale nord-sud reliant Oujda, sur la frontière algérienne à Marrakech au sud, via Fès, Rabat et Casablanca. des lignes en antennes desservent Tanger, Oued Zem, El Jadida et Safi. Deux ateliers principaux existent pour l'entretien du materiel, à Casablanca (traction électrique) et Meknes (traction diesel). Il existe également des dépôts bien équipés et capable d'assurer la maintenance courante à Marrakech, Oujda, Sidi Kacem, Rabat, Fès.
Après une longue periode d'inertie (justifiée par une conjoncture défavorable aux transports ferroviaires et par des difficultés surgies au lendemain de l'indépendance), le réseau bénéficie d'importants investissements dans les années 1980. D'importants travaux sont engagés pour le renouvellement des voies et la modernisation de la signalisation, avec en particulier installation du bloc automatique lumineux français dans le complexe de Casablanca. La ligne Benguerir-Youssoufia-Safi est électrifiée en 1982 et 1984. Après doublement de la voie et rectification du tracé sur près de 30 kilomètres, l'ONCF inaugure une nouvelle desserte par automotrices rapides entre Casablanca et Rabat le 21 mai 1984. La vitesse commerciale est de 160 km/h. En 1986, une ligne nouvelle de 102 kilomètres est inaugurée entre Nouasseur et Jorf-Lasfar afin d'offrir un nouveau débouché maritime au trafic phosphatier. Peu après, le chantier de l'embranchement Taourit-Beni-Ensar, dont les travaux sont suspendus depuis 1978, est réouvert. Pour peu de temps... Le grand projet reste cependant l'établissement d'une ligne nouvelle de 954 kilomètres entre Marrakech et Agadir, Goulimine et Laayoune. Les travaux de cette "ligne de l'unité" à caractère très politique sont officiellement inaugurés par le roi Hassan II en avril 1981, mais au bout de dix ans, rien n'a avancé. L'un des gros problèmes de l'ONCF est la présence de nombreux passages à niveau, certains situés dans des zones urbaines à forte densité.