Une check-list simple permettrait de diviser par deux le nombre de morts et de complications post-opératoires (pour le mois suivant l'opération).
Une étude conduite en 2007 et 2008 sur 3733 patients devant subir une chirurgie non cardiaque) dans 8 hôpitaux de 8 pays. 3955 des patients ont bénéficié d'une check-list et ont été suivis un mois après l'opération.
L'étude publiée en 2009 a conclu que dans le cas d'une opération chirurgicale, que ce soit dans un hôpital moderne de pays riche, ou dans un pays dit "pauvre", la vérification systématique et à voix haute de 19 points (recommandés par les guides de bonnes pratiques et l'OMS) pendant et après l'opération, réduisait de 36 % le risque de complication (dont mort) dans le mois suivant l'opération.
Cette liste inclut des items aussi simples que : vérifier l'identité du patient, qu'il a bien reçu un traitement antibiotique préventif, recompter les instruments après l'opération. Sans check-list, 1,5% des opérés décèdent dans les 30 jours suivant l'opération, et avec cette procédure de contrôle ce taux n'est plus que de 0,8% (P = 0,003). Le taux de complications non mortelles est passé de 11,0% des patients 7,0% après l'introduction de la liste de contrôle (P <0,001) . Le temps qui peut sembler perdu au moment de l'opération, est largement récupéré par la diminution des échecs et récidives. Sachant qu'en 2008, on estimait - selon les auteurs de cette étude) que 234 millions d'opérations chirurgicales étaient réalisées chaque année, le nombre de personnes sauvées ou mieux soignées ne serait pas négligeable si cette pratique était généralisée ou obligatoire.
Une procédure similaire de diagnostic différentiel poussé et méthodique en amont, permettrait peut-être d'encore améliorer le service aux patients.