Introduction
Cet article est consacré à une première approche des opérations sur les ensembles et de leurs propriétés : réunion, intersection, différence, complémentation, différence symétrique...
Cet article est consacré à une première approche des opérations sur les ensembles et de leurs propriétés : réunion, intersection, différence, complémentation, différence symétrique...
Pour tout ensemble A et tout ensemble B, il existe un ensemble U dont les éléments sont ceux de A et de B ( cette proposition, qui est un axiome implicite de la théorie naïve des ensembles, découle, dans la théorie axiomatique des ensembles de l'axiome de la paire et de l'axiome de la réunion ). En notation symbolique :
L'unicité de l'ensemble U est garantie par l'axiome d'extensionnalité. On le note « A U B » ( lire « A union B » ), et on l'appelle réunion de A et de B.
Pour tout ensemble E dont les éléments sont eux-mêmes des ensembles, il existe un ensemble S dont les éléments sont ceux des éléments de E ( ceci n'est autre que l'Axiome de la réunion ). En notation symbolique :
L'unicité de l'ensemble S est garantie par l'axiome d'extensionnalité. On le note « UE » ( lire « union E » ), parfois « U(E) », et on l'appelle ensemble somme de E :
Si E = { A, B, C, ... }, alors :
Il est possible de définir la réunion d'une famille quelconque d'ensembles comme la réunion de tous les ensembles de la famille :
En particulier, pour une famille vide d'ensembles :
Un ensemble F est un recouvrement d'un ensemble E si et seulement si l'ensemble somme de F est égal à E. Par exemple, le singleton { E } et l'ensemble des parties sont deux recouvrements de E, ou, en d'autres termes : . D'après ce qui précède, l'union de deux recouvrements (ou plus) est encore un recouvrement.
Pour tout ensemble A et tout ensemble B, il existe un ensemble S dont les éléments sont ceux qui sont communs à A et à B. Cette proposition, qui est un axiome implicite de la théorie naïve des ensembles, découle, dans la théorie axiomatique des ensembles, du schéma d'axiomes de compréhension. En notation symbolique :
L'unicité de l'ensemble S est garantie par l'axiome d'extensionnalité. On le note « A ∩ B » ( lire « A inter B » ), et on l'appelle intersection de A et de B.
N6 : l'équivalent de U6 se traduit par une définition, celle des ensembles disjoints ( voir ci-dessous ).
N7 ( compatibilité avec l'inclusion ) : l'intersection de deux sous-ensembles est incluse dans l'intersection des deux ensembles dont ils sont sous-ensembles. En notation symbolique :
Pour tout ensemble E dont les éléments sont eux-mêmes des ensembles, il existe un ensemble S dont les éléments sont ceux communs à tous les éléments de E ( cette propostion, qui est un axiome implicite de la théorie naïve des ensembles, découle, dans la théorie axiomatique des ensembles du Schéma d'axiomes de compréhension ). En notation symbolique :
L'unicité de l'ensemble S est garantie par l'axiome d'extensionnalité. On le note « **∩**E » ( lire « inter E » ), parfois « ∩(E) », et on l'appelle ensemble noyau ou fonds commun de E :
Si E = { A, B, C, ... }, alors :
remarque : selon la théorie des ensembles considérée, l'univers des ensembles peut ne pas exister, mais dans tous les cas, ce n'est pas un ensemble.
Il est possible de définir l'intersection d'une famille quelconque d'ensembles comme l'intersection des ensembles composant cette famille :
.
En particulier, pour une famille vide d'ensembles, est la « classe » de tous les ensembles et n'est donc pas un ensemble.
Deux ensembles sont disjoints si et seulement si leur intersection est vide, c'est-à-dire s'ils n'ont pas d'éléments en commun. Par exemple, si A = { 1, 2 } et B = { 3, 4 }, alors A ∩B = Ø, et A et B sont donc disjoints.
Il existe deux manières de généraliser cette définition à plus de deux ensembles :
Ces deux notions sont différentes : si des ensembles disjoints deux à deux sont globalement disjoints, des ensembles globalement disjoints ne le sont pas nécessairement deux à deux.